Archives de
Étiquette : #tropfiere

Bilan running 2016 ou « le verre à moitié plein »

Bilan running 2016 ou « le verre à moitié plein »

Mois de janvier oblige, l’heure est au bilan. Et ma foi même si cette année n’a pas été toute rose et que j’ai bien fini sur les rotules, d’autres choses sont nettement bien plus chouettes. Et parce qu’il faut savoir se faire du bien (je vous encourage à faire de même), ce bilan ne sera que positif ; voici toutes les raisons de dire que 2016 fut une bonne année :

« oui oui ma balance m’a dit ça après les fêtes »

– J’ai arrêté de fumer, après 16 ans d’auto-empoisonnement, j’ai enfin fumé LA dernière cigarette de ma vie (bon ça ne fait que trois semaines au moment où j’écris ces lignes hein… mais la détermination est plus que jamais au top pour le moment et j’y crois dur comme fer)

– Je me suis mise au running pour de vrai. Après deux tentatives complètement ratées en 2015, je pense avoir pris le bon départ puisque ça fait plus de trois mois maintenant que j’y vais très régulièrement (une seule semaine blanche en décembre pour cause de grosse, très très grosse fatigue).

– J’ai couru mon premier semi-marathon (mais un jour je compte bien en refaire un pour de vrai quoi, pas en mode pintade en souffrance)

– J’ai appris des tas de trucs tels que ne jamais laver ses chaussures de running à la machine, comment bien s’échauffer avec de courir, quel équipement mettre en hiver pour ne pas souffrir du froid en courant (et ne pas mourir de chaud non plus), comment gérer un point de côté, etc

– J’ai couru plus de 160kms entre fin septembre et fin décembre (et pour une toute débutante c’est pas si mal)

– Je sais maintenant courir plus de 40 minutes sans m’arrêter pour marcher

– Je suis capable d’aller courir pour le plaisir et pour me détendre

– J’ai découvert des tas de chemins près de chez moi et leurs distances

– J’ai perdu près de 7 kilos

– J’ai couru sous la pluie, sur le verglas, dans la boue et en plus j’ai aimé ça

– J’ai rendu fiers de moi mes parents et mon Gazou et surtout, je suis fière de moi-même

– J’ai appris à ne pas me soucier des regards lorsque je cours, quelle que soit ma dégaine et mon degré de rougitude

– Je rentabilise eeeeeeeeeenfin ma montre, mes baskets et mes vêtements de running

– Je ne pars plus en week-end sans me dire qu’il faut que je prenne mes affaires de running

– J’ai appris tout un tas de choses sur moi, mon corps et mon mental, et comment prendre soin des deux (même si le chemin ne fait que commencer)

– J’ai réussi à me fixer de nouveaux objectifs au fur et à mesure. Justement, mes objectifs running de 2017 sont de continuer à courir toute l’année bien sûr mais aussi de courir à plus de 9km/h et de courir mes premiers 10kms sans marcher. On verra pour la suite en fonction du temps que cela me prend !

Et voilà, c’est fini pour ce bilan, 2016 n’a pas été simple mais malgré tout, cette année a été remplie de petites victoires personnelles que je n’échangerais pour rien au monde.

Bonne année 2017 à tous, avec ou sans les baskets, qu’elle apporte du bonheur, de la sérénité et de l’amour à tout le monde.

Et sinon, j’ai eu 29 ans (pour la troisième fois)

Et sinon, j’ai eu 29 ans (pour la troisième fois)

Encore une semaine de passée, encore des entraînements, encore du bon (20 minutes de course non stop mardi, j’ai même doublé un monsieur assez gentil pour courir encore plus lentement que moi) et du moins bon (je me suis cramée en fractionné jeudi et je suis rentrée en rampant) mais peu importe, je tiens bon !

Mais le grand événement de la semaine, c’est que j’ai eu 29 ans (si, si) mardi dernier. Et j’ai été sacrément gâtée, me voilà notamment équipée de la tête aux pieds pour courir (et avec tout ça j’ai carrément intérêt à y aller, je vous le dis).

Mon Gazou, le premier, m’a racheté un brassard pour le téléphone parce que le dernier a rendu l’âme il y a trois semaines (le pauvre, il a chômé plus d’un an et il n’a pas supporté de devoir se mettre au boulot d’un seul coup) et m’a même offert un très joli téléphone pour écouter une super playlist entraînante.

Mamounette et Papounet, trop contents que je continue à secouer mon popotin trois fois par semaine (et probablement un peu honteux que je vante les mérites de mon jogging du dimanche sur internet) m’ont littéralement rhabillée. Pantalon de running pour l’hiver, tee-shirt respirant, gilet respirant, tour de cou, gants de sport (assez larges pour mes petites pattes de poulet qui se transforment en saucisses au moindre petit effort). Et le clou de la cerise sur le gâteau du pompon sur la Garonne, j’ai eu des écouteurs de running de compétition, des Easyfit de Philips pour écouter la fameuse playlist (là, je ne peux plus recycler celle du ménage hein).

Voilà voilà, vous comprenez pourquoi je dois ab-so-lu-ment m’accrocher à mes baskets tout l’hiver là. Y a pas le choix, je dois rentabiliser toutes ces petites merveilles.

patate

Du coup, la petite chenille s’est transformée en un joli papillon. Mardi je suis partie courir en jogging du dimanche (qui va dorénavant pourrir au placard) avec mon écharpe qui me fouette la figure et mes gants en moumoute. Jeudi j’étais au top de la fashionitude du runner (même si la performance était pitoyable). Mais ne vous inquiétez pas, le rouge tomate est toujours en vigueur.

J’ai aussi passé une soirée entière à éplucher ma musique et des playlists de runners sur internet pour trouver LA musique qui va me faire courir les prochains mois. « Trop lent, moi je cours beaucoup trop vite pour ça », « si je cours là-dessus je décède », etc. J’ai découvert que des grands cinglés courent sur de la musique de techno transe (eux ils doivent prendre des trucs qui font faire pipi violet), que d’autres courent sur du hard ou du metal, que les filles se motivent souvent sur du Beyoncé. Et moi j’ai mis un petit mix de boom-boom-boom (mais que des boom boom à 8km/h hein, faudrait pas se cramer à la première chanson), de rock et des chansons plus lentes pour les moments où je suis plus proche de la mort clinique que du marathon.

Voilà, y a plus qu’à aller courir. A la semaine prochaine.

Elle trotte, elle trotte la Gazelle, la Gazelle du bois mesdames…

Elle trotte, elle trotte la Gazelle, la Gazelle du bois mesdames…

« Et sinon quoi de neuf pour toi Gazelle ? » Ben je cours moi, ouais ouais pour de vrai.

Cette semaine je discutais avec une collègue, ma petite Elo, qui s’est mise à la course à pieds en même temps que moi (et qui n’osait pas non plus l’avouer avant que ça devienne un peu sérieux). Et ça m’a fait un bien fou d’en parler avec une autre galérienne. « Ah ouais toi aussi tu te prends le mur des 15mn ? (c’est exactement comme le mur du 30ème kilomètre pour les marathoniens, mais là c’est le niveau 1 pour les très très nuls quoi) ». « La tenue ? Pffff m’en fiche je préfère mettre des trucs fluos. Si j’agonise, au moins on ne me louperas pas ». « T’as quoi comme appli ? Cool de voir les calories brûler hein ». Et c’est aussi en discutant avec Elo que je me suis rendue compte que je deviens une vraie adepte. Je te cause de la VMA (même si je ne connais pas la mienne), d’étirements, de récupération tout ça tout ça le plus naturellement du monde ! Et en plus j’aime ça. Le lavage de cerveau est en marche, ouiiiiiiii !

running

Et puis bien sûr, faut pas seulement en parler, faut aller courir (« et m**** »). Rassurez-vous, je continue à faire un peu n’importe quoi… mais j’ai enfin trouvé mon rythme de croisière.

Le premier run de la semaine, je fais de l’endurance. C’est-à-dire que je cours le plus longtemps possible sans marcher… Quitte à finir à 2km/h avec le vent dans le dos ou à m’accrocher à un gosse en trottinette (ouais même pas honte).

Le deuxième run de la semaine je fais un pseudo fractionné (me suis laissée convaincre par la milice de la course à pied). Je cours à fond (bon 10km/h quoi) une minute et je récupère 30 secondes en marchant. Et je le fais un maximum de fois tant que mon cœur ne cogne pas trop. Quand je sens que j’ai suffisamment bossé, je rentre en petit footing.

Le troisième run de la semaine, je fais 5 kms en alternant course et marche, toujours au feeling (pour pas dire n’importe comment). En courant j’ai croisé un monsieur en galère, on s’est reconnu tout de suite « c’est dur hein » qu’il m’a dit. « Nan penses-tu, je fais juste semblant de cracher mes poumons ! » Bon en vérité je n’ai même pas pu compatir ou répliquer, aucun son n’a voulu sortir de ma gorge. Au final j’ai réussi à boucler ma petite sortie en 38 minutes, je me sentais trop fière… jusqu’à ce que je prenne l’ascenseur et que je vois dans le miroir une Gazelle très, mais alors très, très dégoulinante. Bon, bah j’ai compris ce que le monsieur s’est dit quand on s’est croisé quoi.

Le dimanche, si je sens la motivation, je fais un mini décrassage de 2kms et des brouettes, sans objectif, juste parce que je veux ma dose d’endorphines (et parce que ça motive mon Gazou à aller courir, en ce moment faut presque lui mettre ses baskets aux pieds pour qu’il y aille).

Et ben avec tout ça cela fait cinq petites semaines que je brave les éléments.

Et parce qu’à chaque semaine je tente une petite nouveauté, cette semaine j’ai rajouté les abdos et le gainage (j’allais oublier d’en parler jusqu’à ce qu’un loukoum de chat me saute sur le ventre et me rappelle que j’ai des courbatures de cinglés). Bref, j’estimais que je ne me faisais pas assez mal (et surtout j’ai trop lu des avis de pros qui disent que le renforcement musculaire c’est pri-mor-dial, ils ne font pas complexer du tout ces gens-là). J’ai donc pris mon courage à deux mains, mis une petite musique qui motive et j’ai tenté de me rappeler très fort ce que me disais la machine de guerre à la salle de sport (« rentre ton ventre, serre les fesses, inspire à la montée, expire à la descente, allez encore une série » ouais, je me demande bien pourquoi j’ai arrêté d’aller là-bas). Première série… ça va, même pas mal. Deuxième série… ah oui les abdos sont là. Troisième série… oh punaise on va commencer mollo ça suffit pour aujourd’hui. Gainage… les 30 secondes les plus longues de toute ma vie. Mais c’est même pas humain de faire un truc pareil (même si on recommence demain quand même). Bilan : je ne vais pas pouvoir rire de toute la semaine, je vais insulter tout ce qui bouge dès que je vais tousser, mais je me sens hyper renforcée là, tout va bien.

muscu2

Allez, vivement la semaine prochaine.

J’ai tenté… le SEMI MARATHON de DISNEYLAND PARIS

J’ai tenté… le SEMI MARATHON de DISNEYLAND PARIS

Date : 25 septembre 2016

Distance : 21.096 kms (un peu plus au final, Mickey a bu un peu en mesurant le parcours)

Dénivelé positif : 56m, deux petites montées sur tout le parcours (petites mais costauds elles m’ont piqué juste comme il faut)

Arme du crime : le chapeau Fantasia de Minnie (oui oui, vraiment), le pantacourt (« quoi pas de jogging du dimanche cette fois ?? »), les baskets que je ne présente même plus

203091113400

Participants : 8514 finishers, environ 11000 inscrits

Principe : des coureurs de tous niveaux affublés d’oreilles de Mickey ou d’ailes de Clochette qui courent dans les parcs de Disney à l’aube puis aux alentours du parc.

L’équipe de choc : Gazou et Gazelle

Septembre 2015, du fin fond de mon lit. Je m’apprête à courir l’Odyssea quelques jours plus tard et comme lors de ma première course à Issy-les-Moulineaux, je me sens une âme de sportive tout d’un coup (oui je sais c’est facile de se sentir pousser des ailes quand on est en mode coocooning). Bref je surfe sur internet pour trouver des courses sympas et voilà que je tombe sur le site du futur semi marathon de Disney. Quoi ??? Tu peux courir dans le parc avec Mickey avant l’ouverture ?? Mais en voilà une nouvelle de foufou. Ni une ni deux j’alerte mon Gazou et le motive comme seule moi sait le faire. C’est décidé, on va s’inscrire !

« 5 kms ou le semi ma Gazelle ? » (il y avait deux courses au programme). Comme vous le savez, je suis toujours parfaitement raisonnable… « vas-y le semi direct. C’est dans un an je vais m’entraîner comme une folle je serai une machine de guerre d’ici là t’inquiètes ». Gazou il m’a fait confiance et nous voilà inscrits pour le premier semi de ma vie.

Bon… je suis devenue une vraie machine de guerre… catégorie couch potato.

Jour J. « L’an prochain je me contente du 5 kms, l’an prochain je me contente du 5 kms, an prochain 5 kms, 5 kms, 5 kms ». Le réveil sonne à 5h, je suis déjà fatiguée, le repas de champion de la veille pèse encore sur le ventre (flammekueche, bourré de sucres lents, c’est bien connu). Heureusement j’ai tout préparé la veille, même le dossard est déjà épinglé sur le tee-shirt.

Nous allons engloutir la collation du champion comme ils disent, bananes et céréales à gogo. Je me remplis parce que je sais que pendant la course je n’arriverai pas à avaler quoi que ce soit (« hé au lieu de te moquer, vas y essaye de manger une barre de céréales alors que tu craches tes poumons hein »).

6h30, nous sommes dans notre sas, celui des joggeurs du dimanche, beaucoup de gens sont déguisés, nous rencontrons Belle, Daisy, Jafar et compagnie. Ca parle beaucoup anglais autour de nous, un peu espagnol, on se sent privilégiés d’être là, même tassés comme des sardines. Petit échauffement, bon moi je suis rompue à l’exercice (« oui oui carrément »), je sais que je vais refroidir avant le départ, du coup je ne le fait pas, je discute avec une américaine surexcitée par le départ imminent. Les organisateurs nous rappellent que nous prenons le départ avec Paula Radcliffe, LA recordwoman du marathon, rien que ça.

14441178_10209065941917589_2933651132180512637_n

Et le départ est donné par les fées de la Belle au Bois Dormant, le sas est en délire. On ne savait pas encore qu’on ne partirait qu’une heure plus tard, le temps est un peu long mais les troupes restent motivées. Les coureurs partent par petits groupes, le départ est donné à chaque fois par un personnage Disney.

semidisney

C’est à nous ouiiiiiiiii. Nous partons tranquillement ; cette fois Gazou me donne le rythme pour ne pas cramer illico et force est de constater que je tiens bien plus longtemps que les autres fois. Nous commençons par le parc Walt Disney Studio, on passe notamment devant la Tour de la Terreur. Et à presque tous les virages nous croisons des personnages de l’univers Disney (officiels ceux-là, pas ceux du sas). Il y a beaucoup de monde qui fait la queue à chaque fois donc on renonce à notre petite photo, même avec les Aristochats, parce qu’il faut quand même pas mettre 6h pour avaler les 21 kms (et qu’en plus j’ai trop peur de me faire ramasser par la voiture balai si je traîne trop). Mais mon âme d’enfant reprend le dessus, je crie comme une hystérique à chaque fois que je vois un personnage.

Nous continuons dans le parc Disneyland Paris. Tout le personnel du parc est sur les bords du parcours pour nous encourager et il faut le dire, ils y mettent du cœur, ça motive énormément. Des grooms avec des mains de Mickey géantes nous lancent « high four Minnie » (oui oui il n’a que quatre doigts Mickey, j’ai compté !). Petit tour à Discoveryland, nous admirons le Space Mountain. Oh Il y a des Stormtroopers devant la Jedi Academy (Gazou résiste fort à l’envie de faire une petite photo). Et ça continue comme ça dans tous les univers du parc, les décors et les costumes du personnel changent à chaque détour, c’est absolument féérique. Passage par le château de la Belle au bois dormant, il y a au moins 2 kilomètres que j’ai perdu toute apparence humaine mais je me prends pour une princesse quand même, rien à fiche. Il paraît que quatre des médaillés olympiques de Rio nous ont encouragé au pied du château mais nous ne les avons pas vus (j’allais bien trop vite, c’est évident voyons).

001  003

Nous en sommes déjà (ou seulement pour les râleurs) à quelques 5 kms, je suis rincée mais autour de moi il y a pas mal de gens de mon niveau, d’autres qui marchent déjà, je ne me sens pas franchement en décalage.

Et puis la féérie s’envole un peu, nous voilà sortis des parcs et le parcours est tout de même moins sympa. Passage par les coulisses des parcs et par les villages alentours. Au passage il y a quelques animations pour garder les troupes motivées. Des musiciens, des danseurs avec des bolas enflammés, des pom-pom girls locales très très énervées (elles ont tout tout tout donné pour nous encourager, mais vraiment tout), un monsieur avec une 2CV qui klaxonne comme un dingue, il y a de tout.

Au 9ème kilomètre on amorce une longue côte pas très forte mais sans fin, il y a longtemps que je ne cours plus, j’essaye de marcher vite, je me sens encore en forme. Et puis au bout de cette charmante côte, il y a un rond-point. A droite, le kilomètre 16, tout droit le kilomètre 11 et une longue ligne droite comme je ne les aime pas où on court côte à côte avec les gens qui ont déjà terminé la boucle. Et ils nous charient ces vilains (« allez c’est presque fini… enfin pour nous hein »).

14492403_10157527907710051_4761190916671965719_n

Je m’accroche, je m’accroche, nous en finissons avec la fameuse boucle mais mon genou gauche commence à me dire m****. On court encore un chouya mais je ne rigole même plus, j’ai l’impression qu’il s’est passé une éternité depuis les parcs Disney (flash news, ma montre me confirme que ça fait un bail).

Kilomètre 18, voilà à nouveau un peu de magie, ça met du baume au cœur, nous passons au milieu des hôtels Disney, le personnel est à nouveau au rendez-vous pour nous encourager. Je suis en liquéfaction, je souffre, je pleure, j’insulte mon pauvre Gazou mais je cours (enfin je marche vite) avec ma tête, je me répète que je dois finir le parcours, même en rampant.

On nous ment allègrement sur le bord de la route (« allez plus qu’un kilomètre les gars ») « oh t’es pas fou dis ?? je vois le panneau 19 kms au loin !! ». (Petite parenthèse, il y a des selfies super sympas à faire à chaque panneau de kilométrage). Mais peu importe, je ne contrôle plus mon corps, j’avance et c’est tout.

14441218_10211043192095285_6182511256369900927_n

La fin approche, nous sommes dans Disney Village, il y a du monde derrière les barrières, tout le monde a un mot gentil pour nous. Les gens sentent que la fin est rude pour la plupart des coureurs encore sur le parcours. Et là je sens une dose oufissime d’adrénaline me monter à la tête, je me remets à courir, d’abord en mode tortue puis de plus en plus vite (sur les 200 derniers mètres je dois être à une vitesse dingue de pointe de 10 km/h j’ai l’impression de bondir comme une vraie gazelle) mais quoi qu’il en soit je donne tout ce qu’il reste et je passe fièrement la ligne en courant. Là c’est la délivrance, les photos finish, la médaille (très chouette d’ailleurs), la bouteille d’eau, les snacks énergie.

004

Je marche comme un vrai robot, mon genou refuse de se plier, le chemin de retour vers l’hôtel est une pure torture mais peu importe. J’ai fais un semi marathon bordel ! (et même que je suis carrément pas dernière et que j’ai fait un meilleur temps que prévu). Si mon genou avait bien voulu coopérer, j’aurai probablement fait une petite danse de la joie.

Et plus qu’une jolie expérience, cette course c’est celle qui m’a motivé à chaussé les baskets pour de vrai… Merci Mickey, à l’année prochaine (mais surement sur le 5 kms !).

J’ai aimé :

  • Le parcours dans les parcs, les hôtels et Disney village
  • L’organisation impeccable
  • Les nombreux ravitaillements (bien plus que sur une course « classique »)
  • Les encouragements du personnel des parcs en entier, tous en costume et surmotivés
  • La motivation des coureurs, même ceux qui, comme moi, n’ont pas vraiment le profil habituel du coureur (et beaucoup d’entre eux m’ont vraiment bluffé)
  • Avoir réussi à achever un semi, même en miettes
  • Tous ces gens déguisés
  • Croiser tous ces personnages de l’univers Disney (l’an prochain, si mon chrono me le permet, je vais à la pêche aux photos)
  • Avoir pu compter sur ma tête quand mes jambes n’en pouvaient plus
  • La jolie médaille (beaucoup d’américains qui ont participé à cette course sont de vrais collectionneurs de médailles Disney, toutes plus jolies les unes que les autres paraît-il)
  • En avoir puisé la motivation nécessaire pour continuer à courir à la maison depuis

J’ai moins aimé :

  • Perdre un genou en route
  • La très longue attente avant de pouvoir prendre le départ
  • Le prix un peu rédhibitoire
Gazelle court, épisode 2

Gazelle court, épisode 2

J’ai décidé de faire lire mes premiers posts à Papounet et Mamounette. On aurait cru que c’était Noël pour eux. « Gazelle fait ENFIN du sport, champagne !!! ». Ni une ni deux, le Papounet envoie un mail pour nous inscrire à quatre aux Bacchantes. Une course toute en moustache de 8 kms pour soutenir la lutte contre le cancer de la prostate. En voilà une idée qu’elle est bonne. Seulement le Papounet se figure que dans un mois je cours 8 kms d’une traite en moins d’une heure (« franchement on est à Chartres avant 13h Gazelle, t’inquiètes pas »). J’ai même pas osé le contredire, j’ai pris mes baskets et je suis partie faire un petit décrassage.

Mais malheureusement, il y a des semaines où tout se ligue contre vous, si si je vous assure.

La météo m’a lâchée la première ; la pluie a débarqué en force cette semaine. Point de petit crachin breton, on est direct passé au niveau 2, la belle saucée parisienne. Même qu’il a fallu que je ressorte le petit sous-pull Kalenji qui s’ennuyait au fond du placard (je me rappelle même plus comment il a atterrit chez moi celui-là). Et j’ai rajouté les gants et l’écharpe qui se marient à merveille avec le jogging du dimanche. Magnifique tout ça.

Et puis il y a des évènements joyeux mais qui mettent instantanément un coup de frein à toutes vos belles résolutions. Le week-end dernier Gazou et moi étions à un mariage assez incroyable. A 22h il n’y avait plus une goutte d’eau, la sécheresse totale. Ils ont dû sortir de la vodka et de la bière pour couper le champ’ et le vin. Pas grave, l’eau ça fait rouiller paraît-il. (Bon c’est vrai que le lendemain j’ai regretté de ne pas avoir rouillé un peu).

Et puis pour couronner le tout, petite intoxication alimentaire de derrière les fagots mercredi. Avec tout ça j’étais au top de ma forme toute la semaine !

Mais… (attention c’est le moment où je m’autocongratule)… j’ai tenu bon ! Si ça ce n’est pas de la motivation franchement ?? Et même qu’en me mettant des coups de pieds aux fesses j’ai réussi à tenir ma fréquence d’entraînements.

Evidemment, ça a piqué de la tête aux pieds. Et je ne parle même pas de mes « performances » (m’en fou j’appelle ça comme ça quand même !), j’ai presque eu du mal à rattraper une mamie qui traînait ses courses en cabas sur le chemin du retour mardi soir. Bref, j’ai pas regardé le chrono, les distances, tout ça tout ça, j’ai regardé la courbe de tenacité, toujours aussi régulière.

Et je me dis que c’est toujours mieux de courir avec les limaces que de faire la larve sur le canapé.

Et je suis plutôt contente d’avoir tenu bon car ce matin, enfin, ça a donné quelque chose, j’ai fait ma première sortie de 5kms en moins de 40 minutes (oui je sais ça va en faire rire beaucoup mais moi je n’arrête pas de vérifier mon Garmin pour être sure que c’est vrai, na). D’ailleurs j’étais pas peu fière quand j’ai constaté que le samedi matin à 8h dans les bois il n’y a que les fous furieux qui sont là (le club de triathlon notamment)… et moi !

Et pour finir cette semaine en beauté, je me suis dit qu’il fallait bien fêter mon premier mois de running alors je me suis permise de casser la tirelire. Et là, attention, j’ai fait comme les vrais de vrais, j’ai investi dans mon premier gel antifriction et mon premier gel tonique pour chauffer les petites jambes avant de les faire galoper. C’est pas parce qu’on se fait du mal qu’il ne faut pas se faire plaisir après tout. Et puis maintenant je n’ai plus le choix… il va falloir rentabiliser ces petites merveilles.

Allez objectif 8kms le 11/11 !

Fini de rigoler, c’est parti pour l’entraînement

Fini de rigoler, c’est parti pour l’entraînement

Pour être tout à fait honnête, lorsque l’idée de prendre mon clavier a commencé à me trotter dans la tête, je me suis dit qu’il valait mieux attendre de voir si j’étais vraiment motivée par la course et avoir quand même quelques trucs à blablater. Cela fait donc quelques semaines que je foule le pavé à raison de trois fois par semaine. Bon rien ne me garantit que ça va continuer sur cette lancée (« froid de canard, épisode 1, bonjour ») mais la courbe de motivation est au max pour le moment.

motivation

C’est parti pour le débrief.

Les premiers entraînements c’est… comment dire, le grand portnawak. Parce qu’il faut le dire, tu n’es pas bien équipé (« mais j’ai mes joulies baskets ça va »), tu ne sais pas trop pour quel parcours opter et tu pars toujours trop vite.

Je ne parle même pas de la respiration. Enfin si parlons-en une bonne fois pour toutes… je fais plus de bruit qu’un cerf en rut. Ça c’est fait. Ben oui au lycée madame Dragon n’a pas cessé de me répéter qu’il faut inspirer et expirer au rythme des foulées genre 2 inspis/3 expis/2 inspis/3 expis, vous avez compris le topo. Et pour vous prouver à quel point c’est ridicule, il y a deux jours je suis tombée en plein jogging des pompiers dans le bois (« ça pour le coup c’est très très motivant »). Il y en a quand même deux qui m’ont demandé si ça allait et un qui m’a presque supplié de ralentir (« je peux pas monsieur, mes pieds ils font ce qu’ils veulent là »). Bref… au moins on sait que je suis là, même les sangliers ils le savent.

Donc pour commencer j’ai décidé de réduire au maximum les kilomètres sur bitume pour protéger mes petits genoux pas habitués, je commence dans les bois et je finis par la ville ce qui me permet d’adapter la distance à ma forme du jour (un zigzag par ci, un zigzag par là ou bien le méga raccourci).

J’ai lu des programmes d’entraînements faits par des gens qui savent de quoi ils parlent mais ça m’a fatiguée rien que de voir ça (« parce que tu crois vraiment que dans un mois je peux courir 40mn et qu’EN PLUS je peux faire la conversation en même temps ???? mais ti es fou »). J’ai lu des gens qui ne jurent que par le fractionné et ça fait franchement peur, des trucs du genre 10 minutes course rapide / 5 minutes course lente/10minutes course rapide/etc… mouais et où est le plaisir dans tout ça ?? On y reviendra peut-être un jour mais pour le moment je fais tout au feeling.

Pour la tenue je mets le jouli tee-shirt du semi-marathon chez Mickey parce qu’avec ça, même si tu cours comme un escargot asthmatique, tu le fais fièrement et les gens osent moins te pointer du doigt quand ils croient que t’es une machine de guerre. Et pi ça me rappelle que je suis capable de relever des défis quand même. Pour le pantalon on se refait pas… c’est le jogging du dimanche, ça suffit laaargement pour l’instant.

mybasket

« Mon préccccieux »

Les écouteurs sur les oreilles pour me motiver, je recycle ma playlist spéciale ménage, ça c’est de la rentabilité. Les écouteurs tombent tous les 10m, je vais en réclamer des meilleurs pour (la 3ème édition de) mes 29 ans.

Je mets en route l’appli GPS, surtout parce que je veux des preuves irréfutables de mes efforts, et aussi parce que j’aime trop voir les calories brûlées (« oh punaise encore 300m et je tiens ma pizza pour ce soir »).

Avec tout ça, j’imagine bien le jouli portrait-robot de moi-même que je viens de dresser dans vos petites têtes… Bref, je m’égare.

Une fois que tout est prêt, y a plus qu’à courir…

Un seul objectif au départ, courir le plus longtemps possible et ça peu importe la vitesse, même à 6km/h je serais contente tant que je cours. Bon « longtemps » hein… je ne vous fais pas de dessin. Après trois semaines, je cours 15 minutes, avec un rythme disons « fluctuant », après je marchouille le temps de ranimer mes poumons (2 minutes environ) et je reprends quelques minutes de course. Quand je sens que c’est le moment de rentrer, je marche un peu et puis je « sprinte » jusqu’au portillon de la délivrance. Au fil des séances, j’arrive à augmenter peu à peu le temps de mes sorties, la distance et à limiter la marche. Et tout ça, j’en suis pas peu fière, je vous le dit. Un petit pas pour mes baskets, un grand pas pour la Gazelle.

tomate-run

Quelques étirements pour finir ; c’est sans doute le moment préféré des voisins, quand la tomate s’adonne aux génuflexions, ça vaut le détour. Même pas honte en plus !

TO BE CONTINUED

Gazelle