Archives de
Étiquette : #running

J’ai tenté… la CORRIDA de NOEL nouvelle version

J’ai tenté… la CORRIDA de NOEL nouvelle version

Date : 11 décembre 2016

Distance : 6,2 kms (deux courses de 10kms au programme pour les plus courageux)

Dénivelé positif : quasiment tout plat

Arme du crime : le joli costume de Mère Noël

Participants : plus de 600 sur le 6kms, bien plus encore sur le 10kms déguisé (plus de 4000)

Principe : toujours le même, une course très fun pour la bonne cause

L’équipe de choc : Gazelle rien que Gazelle…

Après une édition 2015 annulée suite aux attentats de novembre 2015, c’était le grand retour de la Corrida de Noël. Bien sûr, pour des mêmes raisons de sécurité, la course a été quelque peu modifiée avec une boucle de 3kms répétée à chaque course 2 à 3 fois… Mais peu importe, la Corrida d’Issy c’est MA course, celle qui m’a fait chausser les baskets la toute première fois et surtout une course très fun donc avant même de savoir quel était le parcours, avec Gazou nous nous sommes inscrits.

Couchée bien trop tard la veille (anniversaire de dingue la veille), les poumons encore encrassés des cigarettes fumées la veille, Gazou qui a très mal au ventre le matin même et ne peux pas prendre le départ… même en « regardant le verre à moitié plein », ma motivation prenait un sacré coup de frein.

Décidée quand même à ne pas rater cette course, je me résigne à prendre le départ toute seule. Et une fois sur place, prête et tout, comme une grosse envie de ne pas attendre 40 minutes le départ de la course. Une idée stupide  me traverse illico l’esprit… « et si je ne courais que le 6,2 kms qui part tout de suite ? » Même pas le temps de me ressaisir, le top départ de la petite course est donné et je suis loin de la ligne de départ, je pars, pas échauffée, à fond pour rattraper le peloton. Ma montre n’a même pas le temps de me localiser (la pauvre ne se réveillera qu’au premier kilomètre !).

Je rattrape et double assez facilement la fin de course, pas mal de personnes marchent déjà, et je m’inscruste dans la masse l’air de rien. J’ai l’impression qu’on va me repérer, que tout le monde sait que je ne suis pas sur la bonne course. Oui oui, la Gazelle est un peu parano par moment (on va mettre ça sur le compte d’un départ beaucoup trop rapide hein).

Le premier kilomètre glisse tout seul, je double du monde et me sens bien mais les piétons qui traversent coupent souvent ma trajectoire ou celles de mes co-runners.

Petit à petit, je sens que je paye mon départ précipité à froid et le deuxième kilomètre est déjà plus difficile à plier. Je tiens jusqu’au panneau du 2ème kilomètre puis me mets à alterner marche et course, comme à mes plus mauvaises heures de running. La fin de la première boucle approche quand des motards nous ordonnent de tenir la gauche car la tête de course arrive déjà… ! (bon dans les consignes générales on nous a dit de tenir la droite au maximum mais c’est pas grave). Le duo de tête me double juste au moment où je dépasse le stade, la moitié approche. Là les bénévoles crient qu’il faut tenir la droite… je ne comprends plus rien mais j’obéis bêtement.

Je rejoins le palais omnisport de départ, il y a plus de spectateurs que de concurrents sur le parcours, je ne sais plus où je dois aller. Je décide de longer la ligne de départ en espérant que ce soit la bonne route. Je suis coincée derrière deux geolettes qui vont se placer sur la ligne de départ du 10 kms sans possibilité de doubler, même lorsqu’ils s’arrêtent pour faire des selfies. Je comprends vite que c’est bien la bonne route mais je ne peux pas reprendre la course malgré tout, un bouchon se crée même derrière les geolettes (« pitié que je n’ai pas entraîné tous ces concurrents sur la mauvaise route, pitié pitié »). Ouf, cette ligne droite s’achève et c’est la bonne route, je peux reprendre.

J’en ai clairement plein les pattes des piétons qui traversent au milieu des coureurs et des bénévoles qui nous crient dessus. J’ignore même le ravitaillement pour terminer au plus vite même si j’alterne toujours marche et course, comme la plupart des coureurs autour de moi.

Je passe le 5ème kilomètre et j’entends le départ du 10kms déguisé… Je passe le 6ème kilomètre et j’entends au loin les motards qui font le chemin pour les tous premiers de la course suivante. Lorsque j’arrive à la bifurcation du stade, une bénévole me demande si je fais le 6 ou le 10kms pour m’indiquer la route… « euh vous croyez vraiiiiiment que je suis en tête de la course des 10kms ?? ». Ca a eu le mérite de me faire sourire.

Là je crois que c’est la fin de la fin, j’accélère dans la petite côte qui mène au stade, fais une photo d’anthologie devant les photographes pour… me rendre compte qu’il y a un beau tour de stade à faire avant d’en finir. FUUUUUUUCK.

Je donne tout ce que j’ai pour finir en courant, les spectateurs ne s’y trompent pas et m’encouragent comme si j’étais en train de réaliser un exploit monstre, ce qui me donne les petites ailes qui me manquaient pour finir (« bon la prochaine fois donnez-moi directement le masque à oxygène ce sera plus efficace »).

Et voilà une médaille de toute beauté pour me récompenser, en forme de sapin et fluorescente s’il vous plaît. Mon Gazou est encore dégoûté de ne pas l’avoir eue celle-là (*rire machiavélique*) !

J’ai aimé :

  • Tous les Pères/Mères Noël, tout le monde joue toujours le jeu
  • La médaille et les petits cadeaux (*gloussement de pintade*)
  • Le village du départ
  • L’ambiance au départ et sur la course
  • Les spectateurs
  • Les gentils bénévoles

J’ai moins aimé :

  • Les vilains bénévoles (même si je comprends que ce parcours en boucle les as sûrement rendu fous)
  • Les cafouillages et embouteillages de parcours
  • Forcément déçue de ne pas avoir fait LA course (mais vu la forme olympique que je tenais, pas grave)

Comme ça reste MA course et que l’ambiance reste topissime, je la referais probablement l’année prochaine mais j’espère bien que les points négatifs seront corrigés. Le site est par .

J’ai testé la JOGGBOX (partie 2)

J’ai testé la JOGGBOX (partie 2)

Pour rappel, je me suis abonnée à la Joggbox suite à une offre de Running Heroes. Après une première box sympa mais sans plus, j’ai décidé d’en tenter une deuxième pour me faire un avis plus précis de ce que l’on peut trouver dedans.

Toujours aussi à l’affût du passage du facteur, mon petit Graal a été livré à bon port le week-end dernier. Et voilà ce que j’y ai trouvé cette fois :

  • un sac de sport Joggbox : parfait, idéal pour aller faire une petite course ou pour un petit week-end, j’en avais marre de switcher avec les affaires de piscine. La taille est nickel, il a l’air robuste et il paraît qu’il se transforme en sac à main (mais pour ça il aurait fallu livrer la notice, mes neurones blonds m’empêche de trouver comment mais c’est pas grave, je ne me vois pas me trimballer avec un sac à main Joggbox). Je l’ai inauguré pour la Corrida, enfin quelque chose que je peux utiliser tout de suite. VALEUR : 15 euros

img_20161119_143910_resized_20161119_023953651

  • le casque audio : alors c’est peut-être moi qui suit difficile mais pour le coup je n’ai pas été emballée du tout. Le casque tient à peine sur la tête déjà comme ça (oui oui je l’ai réglé, ma blonditude a ses limites quand même), comment ce truc pourrait-il tenir sur la tête pendant un jogging ? Ca servira sûrement pour un voyage pour couvrir le bruit de l’avion ou du train (et pour ne pas passer 5h avec des écouteurs dans les oreilles) mais pour courir, je reste fidèle à mes easyfit. VALEUR : 15 euros

img_20161119_143832_resized_20161119_023959861

  • barre énergétique Tribe abricot/lucuma : toujours pas très objective sur le sujet nutrition de sportif, j’ai quand même voulu donner une chance à ce produit ce matin-même pour me booster avant la Corrida. Bon avant de la massacrer en bonne et due forme, je précise que je ne suis pas une fana de barres de céréales, que j’ai finalement englouti celles de la box précédentes et que je n’ai pas franchement aimé non plus. Mais franchement j’ai détesté celle là, j’ai eu l’impression de manger un gâteau humide et gras. Obligée de demander à Gazou de goûter pour savoir si c’est moi qui ait détruit mon palais avec la cigarette. Verdict, ce n’est pas moi. Bref, chacun ses goûts, certains vont sans doute adorer et me traiter d’hérétique de la barre énergétique mais j’ai bien compris, va falloir que je trouve les produits qui me vont moi-même, je ne peux pas compter sur la box. VALEUR : 2 euros.

img_20161119_143751_resized_20161119_023958573

  • shampooing sec Batiste zeste de fraîcheur : depuis le temps que je me dis que je dois m’en acheter un pour le sac à main, ce petit format est parfait. D’autant que les marques que j’ai essayé jusqu’à maintenant se sont révélées plus ou moins décevantes et que Batiste était ma prochaine cible (plein de bonnes reviews sur internet). Voilà un article qui tombe à pic même si je ne m’en servirai pas pour le running (on ne m’enlèvera pas de la tête qu’après une bonne course, rien ne vaut un bon VRAI shampooing). VALEUR : 3 euros.

img_20161119_143806_resized_20161119_023959243

  • boisson Nossa! à l’açai : je ne l’ai pas encore essayée, c’est une boisson de récupération après course et mes récents runs ne m’ont pas attaquée au point d’avoir besoin d’un grand bol d’énergie. Mais je suis beaucoup plus intéressée par ce genre de produit que par les barres énergétiques. Déjà parce que mon corps post course n’arrive à ingurgiter que du liquide pendant au moins une bonne heure et parce que j’en ai déjà trouvé des parfaitement buvables qui m’ont donné un super coup de fouet. Et comme je suis pour les découvertes, le goût de la baie d’açai me rend assez curieuse. Affaire à suivre. VALEUR : 2,5 euros.

img_20161119_143719_resized_20161119_023957966 img_20161119_143730_resized_20161119_023957348

  • le Joggmag : une recette de cake à la poire et à la cardamome que je pourrai bien tenter, pour le reste, j’apporte toujours le même bémol à ce magazine qui est plus publicitaire qu’informatif

img_20161119_143708_resized_20161119_023954328

Verdict… (et suspense insoutenable bien sûr). Il y a près de 37 euros d’articles dans la box. Les produits sont variés et originaux. Il y a du très bon comme le sac et le shampooing et du pas bon comme le casque (mais je vais en avoir l’utilité donc ce n’est pas trop gênant) mais au moins cette fois il n’y a que des objets que je pense rentabiliser dans un futur très proche. Donc je suis plutôt satisfaite de cette nouvelle fournée. Quand à savoir si je vais me laisser tenter par une troisième box, c’est une affaire à suivre… (oh punaise y a encore plus de suspense que sur M6 là…)

J’ai tenté… la CORRIDA de THIAIS

J’ai tenté… la CORRIDA de THIAIS

Date : 27 novembre 2016

Distance : 5kms tout pile (il y a une course de 10kms pour les plus sportifs)

Dénivelé positif : 6m, du faux plat de partout

Arme du crime : le grand classique (pas pu mettre le costume, il était tout cassé, mais pas grave on peut dire que j’étais déguisée en tomate quand même)

Participants : plus de 4000 sur l’ensemble des courses

Principe : un paquet de gens déguisés qui dévalent les rues de Thiais

L’équipe de choc : Gazou et Gazelle en n’amoureux

C’est à l’arrivée des Bacchantes que m’a prise l’idée de participer à la corrida de Thiais (bien aidée par une dame qui donnait des prospectus pour la course, ils font de la pub paaaaartout pour cette Corrida). Une petite course délirante et pas chère dans les rues de ma ville natale, que demander de plus ?

On se lève complètement crevés par ce beau dimanche de novembre, une horrible semaine de travail et une soirée d’anniversaire la veille ont un peu ruiné nos ambitions de record mais peu importe, la motivation est là quand même.

Première mission, garer la Gazou mobile près du Palais Omnisport.  Victoire.

Deuxième étape, trouver le Palais, récupérer les dossards et poser les sacs à la consigne. Tout est sacrément bien organisé et sécurisé. On nous offre des tee-shirts jaune et gris de toute beauté (le monsieur qui m’a donné mon tee-shirt a dû avoir une semaine très très difficile lui aussi vu qu’il me propose un taille S… « merci monsieur, même mon gros loukoum de chat ne passe pas là-dedans »).

20161127_084740

On rejoint la ligne de départ, il n’y a pas d’échauffement mais un beau défilé de déguisements, en veux-tu en voilà. Des hommes des cavernes, des gardes suisses, des nonnes, des tutus, des léopards et même une jolie banane. Le cortège va avoir fière allure.

20161127_085354

C’est l’heure du selfie pourri (ça c’est de la tradition), on sautille pendant que monsieur le Maire nous encourage et nous rappelle que malgré l’état d’urgence, la corrida de Thiais perdure et perdurera parce que le sport c’est la santé (« redis-moi ça à l’arrivée pour voir »).

Les goélettes tirées par les machines de guerre partent devant. Et puis sans le moindre petit décompte, le départ est donné, même pas eu le temps de réveiller la Garmin.

On part tranquille, les fous furieux nous grillent dès la première ligne droite et on se retrouve vite avec les coureurs pépères, ceux qui sont plus là pour la déconne que pour la performance (mes préférés). Le parcours est chouette, il y a de la place, personne ne bouscule pour doubler. Un monsieur court en pyjama avec son chien en peluche, apparemment c’est la star locale, il y a du monde qui l’encourage sur le bord de la route et il a le droit à sa petite interview sur la ligne d’arrivée.

20161127_090617

Le parcours nous fait passer dans MA rue, c’est rigolo de passer devant ma maternité, mon école, mon appartement, ma colline aux indiens (comprendra qui pourra). On paralyse complètement la circulation dans Thiais, des dizaines de bénévoles sont à la circulation et encouragent les troupes au passage.

parcourscorridathiais

Des percussions rythment la course sur quelques mètres et nous voilà dans la cambrousse de Thiais, celle que personne ne sait qu’elle est là, c’est sympa de s’éloigner de la ville et de courir dans la verdure.

Mi-parcours, la fatigue me rattrape, première petite pause. Le monsieur en pyjama est survolté il nous menace de nous dénoncer à la brigade des machines de guerre. Du coup on reprend assez vite notre trottinade. Un kilomètre plus loin, deuxième coup de barre, encore une mini-pause. Le panneau 4kms me remet d’aplomb et on repart de plus belle jusqu’à la ligne d’arrivée. Décidément, je n’ai pas la moindre énergie ce matin (pourtant je me suis forcée à avaler une ignoble barre de céréales avant de partir), je rame sur une distance qui me va assez bien à mon niveau.

Pas grave, je lâche tout sur le petit tour de stade qui marque l’arrivée, j’aime bien doubler du monde et faire semblant d’être une vraie de vraie quand je passe la ligne d’arrivée (je préfère ignorer le fait que ma tête rouge tomate me trahit à chaque fois).

Nous avons le droit à une fort joulie médaille. Moi je vois une ou deux étoiles mais « le sport c’est la santé » hein. Les enfants prennent le départ pour une course de 1,6kms alors qu’on rejoint le palais pour une petite collation fort méritée.

thumbnail_img_20161127_101148

Et bien malgré tout c’est encore une mission accomplie pour los Gazellos. Pas de record, des difficultés que je n’avais plus ces derniers temps mais contente d’avoir chaussé mes joulies baskets sur cette course.

« Au fait, elle est où la voiture ? » Bah elle est coincée par le départ du 10 kms voyons ! Pas grave, on s’improvise voiture balai sur deux kilomètres.

Allez rendez-vous dans deux semaines pour la Corrida d’Issy-les-Moulineaux.

J’ai aimé :

  • L’organisation et tous ces gentils bénévoles
  • Le parcours tout fluide, presque tout plat
  • Tous ces beaux déguisements (et surtout cette belle banane)
  • Courir une petite distance
  • Le départ rapide
  • La sécurité mise en place autour de l’événement
  • Le débardeur technique offert à tous les coureurs (il va bien servir l’été prochain… en espérant que je courre toujours)
  • La jolie médaille
  • Les consignes à bracelets

J’ai moins aimé :

  • L’absence d’échauffement
  • L’absence d’eau à l’arrivée (il y en a au buffet dans le gymnase mais il faut bien compter 10 minutes avant d’y accéder après la course avec les contrôles de sécurité).
Une Gazelle verte qui courait dans l’herbe…

Une Gazelle verte qui courait dans l’herbe…

Et ben oui, je cours toujours (malgré le néant de post du week-end dernier). Que voulez vous, des fois (mais vraiment que des fois) j’ai une vie.

Parfois je fais des sorties tops où je bats mes « records » en me sentant en forme olympique. Des fois je fais des sorties même pas dignes de mes premiers runs et je les boucle difficilement. Mais je cours. Et même que, quel que soit le type de sortie, j’y vais toujours avec envie. Des fois en rentrant du travail après une journée de m**** je me dis qu’il n’y a qu’une petite course qui peut me retaper. Des fois le dimanche matin après une belle nuit d’insomnie je me dis que quitte à ne pas dormir, autant aller courir. Bref je suis complètement atteinte (même si physiquement, je fais toujours partie de la catégorie « rouge tomate », faut pas trahir sa famille quand même).

muscu

Et pour vous prouver que je suis en train de devenir une vraie de vraie, ben j’expérimente aussi les premiers bobos. Parce que les blessures, ça fait aussi parti de la vie du runner. Bon je fais attention hein, je ne force jamais de chez jamais quand j’ai mal et je fais une pause quelques jours si besoin est. Mais des fois à chaud tout va bien et puis le lendemain je chante un fado en découvrant la zone de bobo. Bref, la machine est repartie plus en forme que jamais, le repos a été bénéfique.

Pour savoir si je tiens le bon rythme en courant, je salue tous les gens que je croise (en plus c’est rigolo de sourire à des gens qui font la tronche, ils ont toujours du mal à comprendre ce qui leur arrive). Si je parle normalement c’est bon, si je crache un vilain bonjour (et que je leur saute limite à la gorge), faut ralentir. Et c’est imparable, grâce à ça, la barre des 20 minutes elle passe « facile ».

Grâce à tout ça, le week-end dernier, j’ai franchi la barre des 100kms cavalés (soit 10x de plus que mes saisons précédentes hein, je sors le champomy tout de suite ou bien ?).

Ça m’a même donné des ailes toutes ces bêtises, je me suis inscrite à plein de courses (c’est mon banquier qui n’est pas content que je me mette au sport). Outre la corrida de Noël à Issy, je me suis enrôlée pour la Corrida de Thiais (mais que le 5kms hein, faut pas abuser, surtout qu’on ne sait pas encore dans quel état on va rentrer de l’anniversaire de notre pote Boul la veille) parce que j’avais envie de sortir un costume ridicule pour courir (ouais je ne me sens plus tout à fait assez ridicule à cracher mes poumons en jogging du dimanche, faut élever le niveau). Ce sera le 27 novembre. En février ce sera la Odlo Crystal Race parce qu’il y a là-bas un petit air de sports d’hiver avec des ravitaillements au vin chaud (c’est pas toujours bon mais ça tient chaud) et une tartiflette à l’arrivée (du coup je m’entraîne très bien pour cette épreuve là ; si je rate la course, je ne raterai pas la dégustation de tartiflette, promis), le tout dans de la neige artificielle avec des pingouins et des ours polaires en supporters. Evidemment, je ne pouvais pas y résister. Et avec Gazou, on est à deux doigts de se faire envoyer au charbon sur les foulées vendéennes, 10 kms au flambeau dans le sable de La-Tranche-sur-Mer, ça va piquoter. Mais ma Nénette et son Bribri vont peut-être se laisser tenter (depuis le temps que j’essaye de les faire claquer le pavé avec nous hein… mais bon j’attends de voir pour y croire).

courir-plus-manger-plus

Voilà voilà, j’ai du pain sur la planche moi mais ce ne sont que des bons moments en perspective.

J’ai tenté… les BACCHANTES de PARIS

J’ai tenté… les BACCHANTES de PARIS

Date : 11 novembre 2016

Distance : officiellement 8kms mais ils ont perdu 500m en route

Dénivelé positif : 27m, du tout plat comme j’aime

Arme du crime : quasi la tenue de la vraie runneuse, mais j’ai quand même mis un tee-shirt bleu dans une foule toute orange pour qu’on ne me rate pas, on ne se refait pas

Participants : 1368 finishers

Principe : des gens tout moustachus qui courent pour lutter contre le cancer de la prostate (et quand tu sais que ça se passe dans le bois de Boulogne, tu te demandes si ils ne l’ont pas fait exprès)

L’équipe de choc : Papounet, Mamounette, Gazou et Gazelle

Papounet est un habitué des Bacchantes, il y participe depuis quelques années déjà. Du coup quand il a su que la Gazelle se mettait à la course à pied et que la Mamounette troquait les bâtons de marche nordique pour le running, il a motivé les troupes pour la bonne cause.

Et cette fois j’avais un peu la pression. Parce que pour la première fois, je m’entraîne un peu et que je n’avais pas le droit de me cramer ou de marcher les ¾ du parcours. Gazou me donne le ton, il a presque retrouvé sa forme olympique et il veut claquer un chrono… Bref, je vais devoir faire sans mon régulateur de vitesse cette fois-ci.

L’ambiance dans le « village » (vous pouvez noter là une magnifique utilisation du lexique du runner, je viens de passer le niveau 2) est très sympa. Il y a moins de monde que sur les autres courses que j’ai tenté, cela ressemble un peu plus à une course de quartier. Mais malgré le froid, les troupes sont motivées et rivalisent de belles moustaches. D’ailleurs un vétéran avec une moustache sublime, Philippe, parade fièrement, c’est SON moment de l’année (ça n’a quand même pas l’air très très aérodynamique ça)/ Et même qu’il s’amuse à faire du photobombing, une vraie star.

dav

Un premier échauffement a lieu dans le gymnase puis un deuxième sur la ligne de départ. Comme l’indique le slogan de la course (« une course pas sérieuse pour une cause sérieuse »), c’est un peu du grand n’importe quoi, on fait des squats, on tourne en rond en s’accrochant à notre voisin, on pousse un cri de guerre, etc, mais ça marche le peloton est à bloc et on n’a même pas froid. Au passage on envoie un petit message fraternel aux copains moustachus de Toulouse, « c’est nous qu’on crie le plus fort ». Avec tout ça on ne voit pas l’heure défiler, c’est déjà le départ.

dav

Tout le monde part en même temps, il n’y a pas de sas ici, tout est à la bonne franquette. On part quasiment devant, du coup je me faufile entre deux machines de guerre pour rejoindre la corde, c’est moins risqué. Gazou part comme une flèche je ne le reverrai pas. Papounet soutient la Mamounette qui s’accroche avec un joli mal de dos. Je passe devant et je les perds aussi définitivement.

On commence par un peu de route, ça glisse mais on s’en fout. Puis on fait une petite boucle dans le bois de Boulogne, il y a un peu de bouillasse mais rien n’atteint le moral des troupes.

parcoursbacchantes

Et puis je cours, je cours, je cours, je me fais doubler de tous les côtés mais je m’en fiche je tiens un bon rythme (un chouya trop vite peut-être mais l’adrénaline me fait tenir). Km 2, ça va, km 3 je gère, km 4 j’ai trop poussé je marche un peu.

Ah bah non pas le droit de marcher. Y a quelqu’un qui m’attrape le bras et qui me dit qu’il ne faut jaaaaamais marcher. Je me retourne et je découvre que c’est Sonia (des Chroniques de Sonia ndlr) qui me traîne. « Waaa le hasard des fois je te jure ». Bon je suffoque comme un bœuf, je ne suis pas capable de lui aligner trois mots mais ça a bien fait rire son pote que je la reconnaisse illico. Je les suis 300m puis je ralentis parce qu’elle a beau papoter, elle court trop vite pour Gazelle la Girafe. Je la vois ramasser une autre dame un peu plus loin, y a pas à dire, elle rebooste les troupes.

Je m’arrête encore une fois (oui oui je sais… PAS BIEN) mais à peine dix secondes et une dame de la cinquantaine prend le relais. Elle me dit de courir avec elle parce que j’ai pas du tout le bon rythme (« ah bon ?? vous êtes sûre ? »), qu’on va papoter pour réguler notre souffle. Me voilà partie et cette fois je ne m’arrêterai plus (si si pour de vrai). Et cette dame là elle me donne une vraie leçon. Pas de course à pied hein, parce que je le savais déjà que je faisais n’importe quoi. Nan nan, elle me dit qu’elle s’est mise à la course à pied parce qu’elle a la sclérose en plaque et que courir lui donne la sensation de mettre un beau coup de pied au cul de la maladie. Et elle me dit aussi qu’elle fait les Bacchantes tous les ans parce que son mari a eu le cancer de la prostate et que ça lui tient à cœur de se battre pour lui et les autres aussi. Bon bah je peux te dire que quand on te dit ça tu ne parles pas de ton stupide point de côté et que tu continues, quoi qu’il en soit. Et en plus de ça, elle ralentit chaque fois qu’elle sent que je n’ai plus trop de souffle pour parler, elle me pousse quand elle sent qu’on peut accélérer à nouveau, une vraie coach personnelle je vous dis. A l’approche de l’arrivée, elle me décroche un peu mais me fait promettre de ne pas arrêter. Non seulement je ne marche pas mais en plus je trouve les jambes et le souffle pour « sprinter » (à la Gazelle bien sûr) les 200m qui me séparent de l’arrivée.

Et ben j’en suis pas peu fière quand je passe la ligne. Déjà ma nouvelle copine m’attend pour me féliciter, je lui tombe littéralement dans les bras. Et puis ma montre m’affiche un chrono fort acceptable. Et surtout, surtout… je suis arrivée avant le Papounet. Oui je sais qu’il a soutenu la Mamounette tout le long de la course mais au moins je l’aurais vécu une fois dans ma vie ça.

dav
dav

De retour au village je retrouve mon Gazou, il y a un fort joli buffet de ravitaillement et une séance d’étirements. Pour une « petite » course, tout est sacrément bien fait.

Avec, cette belle organisation, cette super ambiance et la bonne cause qui nous fait tous galoper, je suis prête à re-signer pour les prochaines éditions. Le site c’est par ICI.

J’ai aimé :

  • soutenir la lutte contre le cancer de la prostate
  • courir une distance fort abordable
  • battre Papounet et Mamounette (même si le dos de la Mamounette m’a bien aidé)
  • l’organisation impeccable
  • le buffet d’arrivée
  • toutes ces belles moustaches (et il y en a qui ont de l’imagination)
  • les belles rencontres faites sur la course
  • l’ambiance « petite » course (au moins pas de file d’attente pour la consigne et les toilettes, pas d’attente interminable sur la ligne de départ)
  • les bénévoles, tous plus sympas les uns que les autres
  • pulvériser mon temps des 5 kms (35 minutes ouaiiiiiiiiiis)
  • pour les dames seulement, il y avait un petit sac de miniatures Avène, parfaites pour partir en week-end (là c’est encore mon âme de pintade qui ouvre un cadeau qui parle)

J’ai moins aimé :

  • en chipotant un peu on peut dire que le parcours n’a rien d’exceptionnel mais faudrait vraiment être une grosse râleuse pour leur en tenir rigueur (avec les contraintes de sécurité tout ça, tout ça).
Et sinon, j’ai eu 29 ans (pour la troisième fois)

Et sinon, j’ai eu 29 ans (pour la troisième fois)

Encore une semaine de passée, encore des entraînements, encore du bon (20 minutes de course non stop mardi, j’ai même doublé un monsieur assez gentil pour courir encore plus lentement que moi) et du moins bon (je me suis cramée en fractionné jeudi et je suis rentrée en rampant) mais peu importe, je tiens bon !

Mais le grand événement de la semaine, c’est que j’ai eu 29 ans (si, si) mardi dernier. Et j’ai été sacrément gâtée, me voilà notamment équipée de la tête aux pieds pour courir (et avec tout ça j’ai carrément intérêt à y aller, je vous le dis).

Mon Gazou, le premier, m’a racheté un brassard pour le téléphone parce que le dernier a rendu l’âme il y a trois semaines (le pauvre, il a chômé plus d’un an et il n’a pas supporté de devoir se mettre au boulot d’un seul coup) et m’a même offert un très joli téléphone pour écouter une super playlist entraînante.

Mamounette et Papounet, trop contents que je continue à secouer mon popotin trois fois par semaine (et probablement un peu honteux que je vante les mérites de mon jogging du dimanche sur internet) m’ont littéralement rhabillée. Pantalon de running pour l’hiver, tee-shirt respirant, gilet respirant, tour de cou, gants de sport (assez larges pour mes petites pattes de poulet qui se transforment en saucisses au moindre petit effort). Et le clou de la cerise sur le gâteau du pompon sur la Garonne, j’ai eu des écouteurs de running de compétition, des Easyfit de Philips pour écouter la fameuse playlist (là, je ne peux plus recycler celle du ménage hein).

Voilà voilà, vous comprenez pourquoi je dois ab-so-lu-ment m’accrocher à mes baskets tout l’hiver là. Y a pas le choix, je dois rentabiliser toutes ces petites merveilles.

patate

Du coup, la petite chenille s’est transformée en un joli papillon. Mardi je suis partie courir en jogging du dimanche (qui va dorénavant pourrir au placard) avec mon écharpe qui me fouette la figure et mes gants en moumoute. Jeudi j’étais au top de la fashionitude du runner (même si la performance était pitoyable). Mais ne vous inquiétez pas, le rouge tomate est toujours en vigueur.

J’ai aussi passé une soirée entière à éplucher ma musique et des playlists de runners sur internet pour trouver LA musique qui va me faire courir les prochains mois. « Trop lent, moi je cours beaucoup trop vite pour ça », « si je cours là-dessus je décède », etc. J’ai découvert que des grands cinglés courent sur de la musique de techno transe (eux ils doivent prendre des trucs qui font faire pipi violet), que d’autres courent sur du hard ou du metal, que les filles se motivent souvent sur du Beyoncé. Et moi j’ai mis un petit mix de boom-boom-boom (mais que des boom boom à 8km/h hein, faudrait pas se cramer à la première chanson), de rock et des chansons plus lentes pour les moments où je suis plus proche de la mort clinique que du marathon.

Voilà, y a plus qu’à aller courir. A la semaine prochaine.

Elle trotte, elle trotte la Gazelle, la Gazelle du bois mesdames…

Elle trotte, elle trotte la Gazelle, la Gazelle du bois mesdames…

« Et sinon quoi de neuf pour toi Gazelle ? » Ben je cours moi, ouais ouais pour de vrai.

Cette semaine je discutais avec une collègue, ma petite Elo, qui s’est mise à la course à pieds en même temps que moi (et qui n’osait pas non plus l’avouer avant que ça devienne un peu sérieux). Et ça m’a fait un bien fou d’en parler avec une autre galérienne. « Ah ouais toi aussi tu te prends le mur des 15mn ? (c’est exactement comme le mur du 30ème kilomètre pour les marathoniens, mais là c’est le niveau 1 pour les très très nuls quoi) ». « La tenue ? Pffff m’en fiche je préfère mettre des trucs fluos. Si j’agonise, au moins on ne me louperas pas ». « T’as quoi comme appli ? Cool de voir les calories brûler hein ». Et c’est aussi en discutant avec Elo que je me suis rendue compte que je deviens une vraie adepte. Je te cause de la VMA (même si je ne connais pas la mienne), d’étirements, de récupération tout ça tout ça le plus naturellement du monde ! Et en plus j’aime ça. Le lavage de cerveau est en marche, ouiiiiiiii !

running

Et puis bien sûr, faut pas seulement en parler, faut aller courir (« et m**** »). Rassurez-vous, je continue à faire un peu n’importe quoi… mais j’ai enfin trouvé mon rythme de croisière.

Le premier run de la semaine, je fais de l’endurance. C’est-à-dire que je cours le plus longtemps possible sans marcher… Quitte à finir à 2km/h avec le vent dans le dos ou à m’accrocher à un gosse en trottinette (ouais même pas honte).

Le deuxième run de la semaine je fais un pseudo fractionné (me suis laissée convaincre par la milice de la course à pied). Je cours à fond (bon 10km/h quoi) une minute et je récupère 30 secondes en marchant. Et je le fais un maximum de fois tant que mon cœur ne cogne pas trop. Quand je sens que j’ai suffisamment bossé, je rentre en petit footing.

Le troisième run de la semaine, je fais 5 kms en alternant course et marche, toujours au feeling (pour pas dire n’importe comment). En courant j’ai croisé un monsieur en galère, on s’est reconnu tout de suite « c’est dur hein » qu’il m’a dit. « Nan penses-tu, je fais juste semblant de cracher mes poumons ! » Bon en vérité je n’ai même pas pu compatir ou répliquer, aucun son n’a voulu sortir de ma gorge. Au final j’ai réussi à boucler ma petite sortie en 38 minutes, je me sentais trop fière… jusqu’à ce que je prenne l’ascenseur et que je vois dans le miroir une Gazelle très, mais alors très, très dégoulinante. Bon, bah j’ai compris ce que le monsieur s’est dit quand on s’est croisé quoi.

Le dimanche, si je sens la motivation, je fais un mini décrassage de 2kms et des brouettes, sans objectif, juste parce que je veux ma dose d’endorphines (et parce que ça motive mon Gazou à aller courir, en ce moment faut presque lui mettre ses baskets aux pieds pour qu’il y aille).

Et ben avec tout ça cela fait cinq petites semaines que je brave les éléments.

Et parce qu’à chaque semaine je tente une petite nouveauté, cette semaine j’ai rajouté les abdos et le gainage (j’allais oublier d’en parler jusqu’à ce qu’un loukoum de chat me saute sur le ventre et me rappelle que j’ai des courbatures de cinglés). Bref, j’estimais que je ne me faisais pas assez mal (et surtout j’ai trop lu des avis de pros qui disent que le renforcement musculaire c’est pri-mor-dial, ils ne font pas complexer du tout ces gens-là). J’ai donc pris mon courage à deux mains, mis une petite musique qui motive et j’ai tenté de me rappeler très fort ce que me disais la machine de guerre à la salle de sport (« rentre ton ventre, serre les fesses, inspire à la montée, expire à la descente, allez encore une série » ouais, je me demande bien pourquoi j’ai arrêté d’aller là-bas). Première série… ça va, même pas mal. Deuxième série… ah oui les abdos sont là. Troisième série… oh punaise on va commencer mollo ça suffit pour aujourd’hui. Gainage… les 30 secondes les plus longues de toute ma vie. Mais c’est même pas humain de faire un truc pareil (même si on recommence demain quand même). Bilan : je ne vais pas pouvoir rire de toute la semaine, je vais insulter tout ce qui bouge dès que je vais tousser, mais je me sens hyper renforcée là, tout va bien.

muscu2

Allez, vivement la semaine prochaine.

J’ai testé la JOGGBOX

J’ai testé la JOGGBOX

Un jour je me suis prise pour une vraie runneuse, et je me suis commandée une joggbox, juste pour essayer. Le principe est simple, on s’abonne pour 2 mois, 6 mois ou un an et pendant cette période, tous les deux mois, on reçoit une box remplie de produits pour la course à pied (27,90e pour une seule box, sans engagement).

Du coup, 10 jours plus tard, j’ai reçu mon petit colis et j’étais pire qu’une petite fille qui sait qu’elle va avoir la Barbie-picole-le-samedi-soir-en-boîte à Noël. Même mes loukoums de chats ont senti qu’il se passait un truc ce jour-là.

Dans la box de septembre/octobre, j’ai trouvé :

– deux Mulebar (une chocolat/orange et une ananas/noix de coco) ⇒ ça commence mal ; attention je ne dis pas qu’elles ne sont pas bien (il paraît même qu’elles sont délicieuses), je dis juste que la nutrition de sportif et moi, ça fait 15. Je sais que la nutrition c’est important pour la course à pied blablabla mais moi je ne peux pas manger pendant une course et tant que je cours à mon niveau, pas besoin de ça, ni avant, ni pendant, ni après l’entraînement… ça restera au placard un moment (ça peut toujours servir pour un snack lors d’un voyage ou pour les sports d’hiver, va savoir) ; VALEUR 4 euros

– une corde à sauter de crossfit ⇒ ouiiiiiiiiii ; elle ne paye pas de mine mais elle est top (si vous m’aviez vue tenter de couper le surplus de corde au coupe ongle je ferais un carton sur Youtube en ce moment même) ; il paraît que c’est bien complémentaire de la course à pied et que ça fait bosser tout le corps, moi j’ose pas trop parce que je vis en appart et que j’ai pas envie de rendre fous les voisins du dessous (ils ont eu le droit à un petit essai de 5 minutes quand même, ça fait sacrément travailler les papattes ce truc) ; je la garde précieusement pour le jour béni où j’aurai une terrasse ou une maison. Le Joggmag donne des idées d’exercices pour ne pas faire n’importe quoi. Et puis c’est une vraie corde de crossfit, ce sport de malade où les gens font parti d’une secte et deviennent des machines de guerre en un temps record. VALEUR 10 euros

– l’huile de massage Eona, format de voyage ⇒ j’adore, j’adhère, l’huile de massage c’est la vie. Celle-ci permet de chauffer les petits muscles ou bien de les aider à récupérer après l’effort. Le format permet de la trimballer en week-end, une excuse de moins pour ne pas courir même lors d’une petite escapade. Je la garde donc précieusement pour la prochaine virée avec Gazou (oui oui, j’en profite pour envoyer un petit message subliminal). VALEUR 1,6 euro

– la ceinture de running (à la bonne taille) ⇒ permet de caser les clés, le téléphone, les snacks, etc. Personnellement j’ai le brassard pour le téléphone et je ne prends pas à manger donc je n’en ai pour l’instant pas vraiment l’utilité ; ça servira à coup sûr pour une longue sortie ou pour une course. J’ai tout de même essayé (parce que j’étais super sceptique sur la praticité du truc). Verdict : ça tient bien (pas de problème de clés qui tombent) et ça s’oublie très vite. Et surtout, elle a l’air robuste, elle devrait pouvoir supporter pas mal de misères. VALEUR 25 euros

– le Joggmag ⇒ un descriptif des produits présents dans la box et quelques conseils d’utilisation (notamment pour la corde à sauter), une recette pleine de vitamines, quelques idées d’achats pour le running de monsieur et le running de madame. A mon sens, ce magazine est un peu léger, j’aimerai y trouver quelques bons conseils sur la course à pied, des bons plans, des bonnes idées, etc.

joggseptembre

En résumé, j’ai reçu près de 40 euros d’articles (quelques boxs contiennent, paraît-il, des surprises comme un dossard pour une course et des bons pour des baskets), pour le prix c’est bien. Et puis au rythme d’une box tous les deux mois, on ne se ruine pas (trop).

Pour les articles, c’est varié et ça correspond bien au descriptif fourni lors de la souscription (au moins un textile, un accessoire et un article de nutrition à chaque fois).

L’effet surprise, « t’attends-ta-box-comme-une-gosse-tous-les-jours-devant-la-boîte-aux-lettres », c’est réussi (mais bon tout le monde n’a pas une âme de pintade hystérique).

Maintenant pour nuancer un peu, le principe de recevoir des choses dont on n’a pas vraiment besoin même à moindre coup calme un peu mon enthousiasme. En effet si j’avais dû acheter les produits qui m’intéressent vraiment et qui me sont utiles à mon niveau actuel, j’en aurai probablement eu pour moins de 28e. Mais c’est le lot de toutes les boxs j’imagine.

En bref, la box est très bien fichue, les produits sont sympas et de qualité (même si certains vont attendre un peu leur heure de gloire), mais pas vraiment nécessaires. Pour les pintades, c’est un petit plaisir. Pour les vrais runners, sûrement déjà équipés de la tête aux pieds, c’est peut-être un moyen de découvrir d’autres marques.

J’ai testé le site Running Heroes

J’ai testé le site Running Heroes

J’ai vite découvert en me lançant dans la course à pied que le running est presque une secte. Les coureurs causent dans leur propre vocabulaire (ils parlent de VMA, de fractionné ou de fructose le plus naturellement du monde), ils utilisent des produits assez étranges (gels toniques, citrate de bétaïne, huile de récupération et tout plein de trucs dont tu ne sais pas quoi faire quand tu débutes comme moi), se lèvent tôt le dimanche matin pour aller souffrir en peloton et ne mangent pas comme tout le monde (mais même sous pression , je ne renoncerai jamais à ma tonne hebdomadaire de fromage moi). Et le pire, c’est que tu prends très vite goût à faire partie de ce monde (le lavage de cerveau opère plus ou moins vite selon la motivation, soyons patients).

Et dans cette communauté, un tas de sites de bons plans, d’entraînements collectifs et de bons conseils a vu le jour. Pour ma part, j’ai commencé par le site Running Heroes. Je peux vous parrainer en cliquant ICI (25 points pour vous et pour moi youpi !)

Le principe est simple (même ma mamy y arriverait) : vous vous inscrivez, vous synchronisez votre application de running, vous courez, vous gagnez des points et vous transformez vos points en récompense. Plutôt sympa non ?? Et puis c’est gratuit de chez gratuit.

Evidemment, quand tu commences en bas de l’échelle, tu gagnes peu de points au début (entre 12 et 22 par sortie pour ma part) mais quel que soit votre niveau, vous cumulez des points et vous pouvez vous faire plaisir avec des petits cadeaux.

Là, il y a deux options : les challenges ou les récompenses. Pour les challenges, vous devez courir une certaine distance durant la semaine et il y a un tirage au sort pour déterminer les gagnants parmi ceux qui ont rempli l’objectif (ne vous inquiétez pas, il ne vous arrive rien de rien si vous ne le remplissez pas, j’ai essayé et je suis toujours là !). Pour les récompenses, vous échangez un nombre de points défini contre un cadeau (il y a de tout, des réductions intéressantes sur des boutiques de running, des dossards pour certaines courses, des bons d’essai pour des coachings, des paniers bio, etc). Et cerise sur le gâteau, on peut donner des points « solidaires » pour que Running Heroes reverse quelques euros à une association (cela change souvent, en ce moment ils soutiennent La Ligue contre le cancer).

Moi j’ai craqué pour une Joggbox à moitié prix (que je vais tester donc très bientôt, review à suivre), un mois gratuit d’abonnement à un magazine de running, je donne régulièrement à des associations et je fais TOUS les challenges (c’est bête mais ça me motive).

Bref ce site est un vrai coup de cœur pour moi parce qu’il n’y a rien d’autre à faire que de courir pour en profiter, il permet de s’équiper à moindre coût,  de soutenir de bonnes causes et sur une note plus personnelle, cela me permet de rester motivée. Et surtout, il n’y a pas besoin d’être une machine de guerre pour en profiter. PS : je l’ai suggéré à une collègue marcheuse, elle me dit qu’elle engrange moins de points bien sûr mais que ça fonctionne quand même alors avis aux dingues de marche nordique. Et il existe deux variantes pour ceux qui ont plusieurs cordes à leur arc, Cycling Heroes et Skiing Heroes.

J’ai tenté… le SEMI MARATHON de DISNEYLAND PARIS

J’ai tenté… le SEMI MARATHON de DISNEYLAND PARIS

Date : 25 septembre 2016

Distance : 21.096 kms (un peu plus au final, Mickey a bu un peu en mesurant le parcours)

Dénivelé positif : 56m, deux petites montées sur tout le parcours (petites mais costauds elles m’ont piqué juste comme il faut)

Arme du crime : le chapeau Fantasia de Minnie (oui oui, vraiment), le pantacourt (« quoi pas de jogging du dimanche cette fois ?? »), les baskets que je ne présente même plus

203091113400

Participants : 8514 finishers, environ 11000 inscrits

Principe : des coureurs de tous niveaux affublés d’oreilles de Mickey ou d’ailes de Clochette qui courent dans les parcs de Disney à l’aube puis aux alentours du parc.

L’équipe de choc : Gazou et Gazelle

Septembre 2015, du fin fond de mon lit. Je m’apprête à courir l’Odyssea quelques jours plus tard et comme lors de ma première course à Issy-les-Moulineaux, je me sens une âme de sportive tout d’un coup (oui je sais c’est facile de se sentir pousser des ailes quand on est en mode coocooning). Bref je surfe sur internet pour trouver des courses sympas et voilà que je tombe sur le site du futur semi marathon de Disney. Quoi ??? Tu peux courir dans le parc avec Mickey avant l’ouverture ?? Mais en voilà une nouvelle de foufou. Ni une ni deux j’alerte mon Gazou et le motive comme seule moi sait le faire. C’est décidé, on va s’inscrire !

« 5 kms ou le semi ma Gazelle ? » (il y avait deux courses au programme). Comme vous le savez, je suis toujours parfaitement raisonnable… « vas-y le semi direct. C’est dans un an je vais m’entraîner comme une folle je serai une machine de guerre d’ici là t’inquiètes ». Gazou il m’a fait confiance et nous voilà inscrits pour le premier semi de ma vie.

Bon… je suis devenue une vraie machine de guerre… catégorie couch potato.

Jour J. « L’an prochain je me contente du 5 kms, l’an prochain je me contente du 5 kms, an prochain 5 kms, 5 kms, 5 kms ». Le réveil sonne à 5h, je suis déjà fatiguée, le repas de champion de la veille pèse encore sur le ventre (flammekueche, bourré de sucres lents, c’est bien connu). Heureusement j’ai tout préparé la veille, même le dossard est déjà épinglé sur le tee-shirt.

Nous allons engloutir la collation du champion comme ils disent, bananes et céréales à gogo. Je me remplis parce que je sais que pendant la course je n’arriverai pas à avaler quoi que ce soit (« hé au lieu de te moquer, vas y essaye de manger une barre de céréales alors que tu craches tes poumons hein »).

6h30, nous sommes dans notre sas, celui des joggeurs du dimanche, beaucoup de gens sont déguisés, nous rencontrons Belle, Daisy, Jafar et compagnie. Ca parle beaucoup anglais autour de nous, un peu espagnol, on se sent privilégiés d’être là, même tassés comme des sardines. Petit échauffement, bon moi je suis rompue à l’exercice (« oui oui carrément »), je sais que je vais refroidir avant le départ, du coup je ne le fait pas, je discute avec une américaine surexcitée par le départ imminent. Les organisateurs nous rappellent que nous prenons le départ avec Paula Radcliffe, LA recordwoman du marathon, rien que ça.

14441178_10209065941917589_2933651132180512637_n

Et le départ est donné par les fées de la Belle au Bois Dormant, le sas est en délire. On ne savait pas encore qu’on ne partirait qu’une heure plus tard, le temps est un peu long mais les troupes restent motivées. Les coureurs partent par petits groupes, le départ est donné à chaque fois par un personnage Disney.

semidisney

C’est à nous ouiiiiiiiii. Nous partons tranquillement ; cette fois Gazou me donne le rythme pour ne pas cramer illico et force est de constater que je tiens bien plus longtemps que les autres fois. Nous commençons par le parc Walt Disney Studio, on passe notamment devant la Tour de la Terreur. Et à presque tous les virages nous croisons des personnages de l’univers Disney (officiels ceux-là, pas ceux du sas). Il y a beaucoup de monde qui fait la queue à chaque fois donc on renonce à notre petite photo, même avec les Aristochats, parce qu’il faut quand même pas mettre 6h pour avaler les 21 kms (et qu’en plus j’ai trop peur de me faire ramasser par la voiture balai si je traîne trop). Mais mon âme d’enfant reprend le dessus, je crie comme une hystérique à chaque fois que je vois un personnage.

Nous continuons dans le parc Disneyland Paris. Tout le personnel du parc est sur les bords du parcours pour nous encourager et il faut le dire, ils y mettent du cœur, ça motive énormément. Des grooms avec des mains de Mickey géantes nous lancent « high four Minnie » (oui oui il n’a que quatre doigts Mickey, j’ai compté !). Petit tour à Discoveryland, nous admirons le Space Mountain. Oh Il y a des Stormtroopers devant la Jedi Academy (Gazou résiste fort à l’envie de faire une petite photo). Et ça continue comme ça dans tous les univers du parc, les décors et les costumes du personnel changent à chaque détour, c’est absolument féérique. Passage par le château de la Belle au bois dormant, il y a au moins 2 kilomètres que j’ai perdu toute apparence humaine mais je me prends pour une princesse quand même, rien à fiche. Il paraît que quatre des médaillés olympiques de Rio nous ont encouragé au pied du château mais nous ne les avons pas vus (j’allais bien trop vite, c’est évident voyons).

001  003

Nous en sommes déjà (ou seulement pour les râleurs) à quelques 5 kms, je suis rincée mais autour de moi il y a pas mal de gens de mon niveau, d’autres qui marchent déjà, je ne me sens pas franchement en décalage.

Et puis la féérie s’envole un peu, nous voilà sortis des parcs et le parcours est tout de même moins sympa. Passage par les coulisses des parcs et par les villages alentours. Au passage il y a quelques animations pour garder les troupes motivées. Des musiciens, des danseurs avec des bolas enflammés, des pom-pom girls locales très très énervées (elles ont tout tout tout donné pour nous encourager, mais vraiment tout), un monsieur avec une 2CV qui klaxonne comme un dingue, il y a de tout.

Au 9ème kilomètre on amorce une longue côte pas très forte mais sans fin, il y a longtemps que je ne cours plus, j’essaye de marcher vite, je me sens encore en forme. Et puis au bout de cette charmante côte, il y a un rond-point. A droite, le kilomètre 16, tout droit le kilomètre 11 et une longue ligne droite comme je ne les aime pas où on court côte à côte avec les gens qui ont déjà terminé la boucle. Et ils nous charient ces vilains (« allez c’est presque fini… enfin pour nous hein »).

14492403_10157527907710051_4761190916671965719_n

Je m’accroche, je m’accroche, nous en finissons avec la fameuse boucle mais mon genou gauche commence à me dire m****. On court encore un chouya mais je ne rigole même plus, j’ai l’impression qu’il s’est passé une éternité depuis les parcs Disney (flash news, ma montre me confirme que ça fait un bail).

Kilomètre 18, voilà à nouveau un peu de magie, ça met du baume au cœur, nous passons au milieu des hôtels Disney, le personnel est à nouveau au rendez-vous pour nous encourager. Je suis en liquéfaction, je souffre, je pleure, j’insulte mon pauvre Gazou mais je cours (enfin je marche vite) avec ma tête, je me répète que je dois finir le parcours, même en rampant.

On nous ment allègrement sur le bord de la route (« allez plus qu’un kilomètre les gars ») « oh t’es pas fou dis ?? je vois le panneau 19 kms au loin !! ». (Petite parenthèse, il y a des selfies super sympas à faire à chaque panneau de kilométrage). Mais peu importe, je ne contrôle plus mon corps, j’avance et c’est tout.

14441218_10211043192095285_6182511256369900927_n

La fin approche, nous sommes dans Disney Village, il y a du monde derrière les barrières, tout le monde a un mot gentil pour nous. Les gens sentent que la fin est rude pour la plupart des coureurs encore sur le parcours. Et là je sens une dose oufissime d’adrénaline me monter à la tête, je me remets à courir, d’abord en mode tortue puis de plus en plus vite (sur les 200 derniers mètres je dois être à une vitesse dingue de pointe de 10 km/h j’ai l’impression de bondir comme une vraie gazelle) mais quoi qu’il en soit je donne tout ce qu’il reste et je passe fièrement la ligne en courant. Là c’est la délivrance, les photos finish, la médaille (très chouette d’ailleurs), la bouteille d’eau, les snacks énergie.

004

Je marche comme un vrai robot, mon genou refuse de se plier, le chemin de retour vers l’hôtel est une pure torture mais peu importe. J’ai fais un semi marathon bordel ! (et même que je suis carrément pas dernière et que j’ai fait un meilleur temps que prévu). Si mon genou avait bien voulu coopérer, j’aurai probablement fait une petite danse de la joie.

Et plus qu’une jolie expérience, cette course c’est celle qui m’a motivé à chaussé les baskets pour de vrai… Merci Mickey, à l’année prochaine (mais surement sur le 5 kms !).

J’ai aimé :

  • Le parcours dans les parcs, les hôtels et Disney village
  • L’organisation impeccable
  • Les nombreux ravitaillements (bien plus que sur une course « classique »)
  • Les encouragements du personnel des parcs en entier, tous en costume et surmotivés
  • La motivation des coureurs, même ceux qui, comme moi, n’ont pas vraiment le profil habituel du coureur (et beaucoup d’entre eux m’ont vraiment bluffé)
  • Avoir réussi à achever un semi, même en miettes
  • Tous ces gens déguisés
  • Croiser tous ces personnages de l’univers Disney (l’an prochain, si mon chrono me le permet, je vais à la pêche aux photos)
  • Avoir pu compter sur ma tête quand mes jambes n’en pouvaient plus
  • La jolie médaille (beaucoup d’américains qui ont participé à cette course sont de vrais collectionneurs de médailles Disney, toutes plus jolies les unes que les autres paraît-il)
  • En avoir puisé la motivation nécessaire pour continuer à courir à la maison depuis

J’ai moins aimé :

  • Perdre un genou en route
  • La très longue attente avant de pouvoir prendre le départ
  • Le prix un peu rédhibitoire