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Une Gazelle verte qui courait dans l’herbe…

Une Gazelle verte qui courait dans l’herbe…

Et ben oui, je cours toujours (malgré le néant de post du week-end dernier). Que voulez vous, des fois (mais vraiment que des fois) j’ai une vie.

Parfois je fais des sorties tops où je bats mes « records » en me sentant en forme olympique. Des fois je fais des sorties même pas dignes de mes premiers runs et je les boucle difficilement. Mais je cours. Et même que, quel que soit le type de sortie, j’y vais toujours avec envie. Des fois en rentrant du travail après une journée de m**** je me dis qu’il n’y a qu’une petite course qui peut me retaper. Des fois le dimanche matin après une belle nuit d’insomnie je me dis que quitte à ne pas dormir, autant aller courir. Bref je suis complètement atteinte (même si physiquement, je fais toujours partie de la catégorie « rouge tomate », faut pas trahir sa famille quand même).

muscu

Et pour vous prouver que je suis en train de devenir une vraie de vraie, ben j’expérimente aussi les premiers bobos. Parce que les blessures, ça fait aussi parti de la vie du runner. Bon je fais attention hein, je ne force jamais de chez jamais quand j’ai mal et je fais une pause quelques jours si besoin est. Mais des fois à chaud tout va bien et puis le lendemain je chante un fado en découvrant la zone de bobo. Bref, la machine est repartie plus en forme que jamais, le repos a été bénéfique.

Pour savoir si je tiens le bon rythme en courant, je salue tous les gens que je croise (en plus c’est rigolo de sourire à des gens qui font la tronche, ils ont toujours du mal à comprendre ce qui leur arrive). Si je parle normalement c’est bon, si je crache un vilain bonjour (et que je leur saute limite à la gorge), faut ralentir. Et c’est imparable, grâce à ça, la barre des 20 minutes elle passe « facile ».

Grâce à tout ça, le week-end dernier, j’ai franchi la barre des 100kms cavalés (soit 10x de plus que mes saisons précédentes hein, je sors le champomy tout de suite ou bien ?).

Ça m’a même donné des ailes toutes ces bêtises, je me suis inscrite à plein de courses (c’est mon banquier qui n’est pas content que je me mette au sport). Outre la corrida de Noël à Issy, je me suis enrôlée pour la Corrida de Thiais (mais que le 5kms hein, faut pas abuser, surtout qu’on ne sait pas encore dans quel état on va rentrer de l’anniversaire de notre pote Boul la veille) parce que j’avais envie de sortir un costume ridicule pour courir (ouais je ne me sens plus tout à fait assez ridicule à cracher mes poumons en jogging du dimanche, faut élever le niveau). Ce sera le 27 novembre. En février ce sera la Odlo Crystal Race parce qu’il y a là-bas un petit air de sports d’hiver avec des ravitaillements au vin chaud (c’est pas toujours bon mais ça tient chaud) et une tartiflette à l’arrivée (du coup je m’entraîne très bien pour cette épreuve là ; si je rate la course, je ne raterai pas la dégustation de tartiflette, promis), le tout dans de la neige artificielle avec des pingouins et des ours polaires en supporters. Evidemment, je ne pouvais pas y résister. Et avec Gazou, on est à deux doigts de se faire envoyer au charbon sur les foulées vendéennes, 10 kms au flambeau dans le sable de La-Tranche-sur-Mer, ça va piquoter. Mais ma Nénette et son Bribri vont peut-être se laisser tenter (depuis le temps que j’essaye de les faire claquer le pavé avec nous hein… mais bon j’attends de voir pour y croire).

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Voilà voilà, j’ai du pain sur la planche moi mais ce ne sont que des bons moments en perspective.

J’ai tenté… les BACCHANTES de PARIS

J’ai tenté… les BACCHANTES de PARIS

Date : 11 novembre 2016

Distance : officiellement 8kms mais ils ont perdu 500m en route

Dénivelé positif : 27m, du tout plat comme j’aime

Arme du crime : quasi la tenue de la vraie runneuse, mais j’ai quand même mis un tee-shirt bleu dans une foule toute orange pour qu’on ne me rate pas, on ne se refait pas

Participants : 1368 finishers

Principe : des gens tout moustachus qui courent pour lutter contre le cancer de la prostate (et quand tu sais que ça se passe dans le bois de Boulogne, tu te demandes si ils ne l’ont pas fait exprès)

L’équipe de choc : Papounet, Mamounette, Gazou et Gazelle

Papounet est un habitué des Bacchantes, il y participe depuis quelques années déjà. Du coup quand il a su que la Gazelle se mettait à la course à pied et que la Mamounette troquait les bâtons de marche nordique pour le running, il a motivé les troupes pour la bonne cause.

Et cette fois j’avais un peu la pression. Parce que pour la première fois, je m’entraîne un peu et que je n’avais pas le droit de me cramer ou de marcher les ¾ du parcours. Gazou me donne le ton, il a presque retrouvé sa forme olympique et il veut claquer un chrono… Bref, je vais devoir faire sans mon régulateur de vitesse cette fois-ci.

L’ambiance dans le « village » (vous pouvez noter là une magnifique utilisation du lexique du runner, je viens de passer le niveau 2) est très sympa. Il y a moins de monde que sur les autres courses que j’ai tenté, cela ressemble un peu plus à une course de quartier. Mais malgré le froid, les troupes sont motivées et rivalisent de belles moustaches. D’ailleurs un vétéran avec une moustache sublime, Philippe, parade fièrement, c’est SON moment de l’année (ça n’a quand même pas l’air très très aérodynamique ça)/ Et même qu’il s’amuse à faire du photobombing, une vraie star.

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Un premier échauffement a lieu dans le gymnase puis un deuxième sur la ligne de départ. Comme l’indique le slogan de la course (« une course pas sérieuse pour une cause sérieuse »), c’est un peu du grand n’importe quoi, on fait des squats, on tourne en rond en s’accrochant à notre voisin, on pousse un cri de guerre, etc, mais ça marche le peloton est à bloc et on n’a même pas froid. Au passage on envoie un petit message fraternel aux copains moustachus de Toulouse, « c’est nous qu’on crie le plus fort ». Avec tout ça on ne voit pas l’heure défiler, c’est déjà le départ.

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Tout le monde part en même temps, il n’y a pas de sas ici, tout est à la bonne franquette. On part quasiment devant, du coup je me faufile entre deux machines de guerre pour rejoindre la corde, c’est moins risqué. Gazou part comme une flèche je ne le reverrai pas. Papounet soutient la Mamounette qui s’accroche avec un joli mal de dos. Je passe devant et je les perds aussi définitivement.

On commence par un peu de route, ça glisse mais on s’en fout. Puis on fait une petite boucle dans le bois de Boulogne, il y a un peu de bouillasse mais rien n’atteint le moral des troupes.

parcoursbacchantes

Et puis je cours, je cours, je cours, je me fais doubler de tous les côtés mais je m’en fiche je tiens un bon rythme (un chouya trop vite peut-être mais l’adrénaline me fait tenir). Km 2, ça va, km 3 je gère, km 4 j’ai trop poussé je marche un peu.

Ah bah non pas le droit de marcher. Y a quelqu’un qui m’attrape le bras et qui me dit qu’il ne faut jaaaaamais marcher. Je me retourne et je découvre que c’est Sonia (des Chroniques de Sonia ndlr) qui me traîne. « Waaa le hasard des fois je te jure ». Bon je suffoque comme un bœuf, je ne suis pas capable de lui aligner trois mots mais ça a bien fait rire son pote que je la reconnaisse illico. Je les suis 300m puis je ralentis parce qu’elle a beau papoter, elle court trop vite pour Gazelle la Girafe. Je la vois ramasser une autre dame un peu plus loin, y a pas à dire, elle rebooste les troupes.

Je m’arrête encore une fois (oui oui je sais… PAS BIEN) mais à peine dix secondes et une dame de la cinquantaine prend le relais. Elle me dit de courir avec elle parce que j’ai pas du tout le bon rythme (« ah bon ?? vous êtes sûre ? »), qu’on va papoter pour réguler notre souffle. Me voilà partie et cette fois je ne m’arrêterai plus (si si pour de vrai). Et cette dame là elle me donne une vraie leçon. Pas de course à pied hein, parce que je le savais déjà que je faisais n’importe quoi. Nan nan, elle me dit qu’elle s’est mise à la course à pied parce qu’elle a la sclérose en plaque et que courir lui donne la sensation de mettre un beau coup de pied au cul de la maladie. Et elle me dit aussi qu’elle fait les Bacchantes tous les ans parce que son mari a eu le cancer de la prostate et que ça lui tient à cœur de se battre pour lui et les autres aussi. Bon bah je peux te dire que quand on te dit ça tu ne parles pas de ton stupide point de côté et que tu continues, quoi qu’il en soit. Et en plus de ça, elle ralentit chaque fois qu’elle sent que je n’ai plus trop de souffle pour parler, elle me pousse quand elle sent qu’on peut accélérer à nouveau, une vraie coach personnelle je vous dis. A l’approche de l’arrivée, elle me décroche un peu mais me fait promettre de ne pas arrêter. Non seulement je ne marche pas mais en plus je trouve les jambes et le souffle pour « sprinter » (à la Gazelle bien sûr) les 200m qui me séparent de l’arrivée.

Et ben j’en suis pas peu fière quand je passe la ligne. Déjà ma nouvelle copine m’attend pour me féliciter, je lui tombe littéralement dans les bras. Et puis ma montre m’affiche un chrono fort acceptable. Et surtout, surtout… je suis arrivée avant le Papounet. Oui je sais qu’il a soutenu la Mamounette tout le long de la course mais au moins je l’aurais vécu une fois dans ma vie ça.

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De retour au village je retrouve mon Gazou, il y a un fort joli buffet de ravitaillement et une séance d’étirements. Pour une « petite » course, tout est sacrément bien fait.

Avec, cette belle organisation, cette super ambiance et la bonne cause qui nous fait tous galoper, je suis prête à re-signer pour les prochaines éditions. Le site c’est par ICI.

J’ai aimé :

  • soutenir la lutte contre le cancer de la prostate
  • courir une distance fort abordable
  • battre Papounet et Mamounette (même si le dos de la Mamounette m’a bien aidé)
  • l’organisation impeccable
  • le buffet d’arrivée
  • toutes ces belles moustaches (et il y en a qui ont de l’imagination)
  • les belles rencontres faites sur la course
  • l’ambiance « petite » course (au moins pas de file d’attente pour la consigne et les toilettes, pas d’attente interminable sur la ligne de départ)
  • les bénévoles, tous plus sympas les uns que les autres
  • pulvériser mon temps des 5 kms (35 minutes ouaiiiiiiiiiis)
  • pour les dames seulement, il y avait un petit sac de miniatures Avène, parfaites pour partir en week-end (là c’est encore mon âme de pintade qui ouvre un cadeau qui parle)

J’ai moins aimé :

  • en chipotant un peu on peut dire que le parcours n’a rien d’exceptionnel mais faudrait vraiment être une grosse râleuse pour leur en tenir rigueur (avec les contraintes de sécurité tout ça, tout ça).
Et sinon, j’ai eu 29 ans (pour la troisième fois)

Et sinon, j’ai eu 29 ans (pour la troisième fois)

Encore une semaine de passée, encore des entraînements, encore du bon (20 minutes de course non stop mardi, j’ai même doublé un monsieur assez gentil pour courir encore plus lentement que moi) et du moins bon (je me suis cramée en fractionné jeudi et je suis rentrée en rampant) mais peu importe, je tiens bon !

Mais le grand événement de la semaine, c’est que j’ai eu 29 ans (si, si) mardi dernier. Et j’ai été sacrément gâtée, me voilà notamment équipée de la tête aux pieds pour courir (et avec tout ça j’ai carrément intérêt à y aller, je vous le dis).

Mon Gazou, le premier, m’a racheté un brassard pour le téléphone parce que le dernier a rendu l’âme il y a trois semaines (le pauvre, il a chômé plus d’un an et il n’a pas supporté de devoir se mettre au boulot d’un seul coup) et m’a même offert un très joli téléphone pour écouter une super playlist entraînante.

Mamounette et Papounet, trop contents que je continue à secouer mon popotin trois fois par semaine (et probablement un peu honteux que je vante les mérites de mon jogging du dimanche sur internet) m’ont littéralement rhabillée. Pantalon de running pour l’hiver, tee-shirt respirant, gilet respirant, tour de cou, gants de sport (assez larges pour mes petites pattes de poulet qui se transforment en saucisses au moindre petit effort). Et le clou de la cerise sur le gâteau du pompon sur la Garonne, j’ai eu des écouteurs de running de compétition, des Easyfit de Philips pour écouter la fameuse playlist (là, je ne peux plus recycler celle du ménage hein).

Voilà voilà, vous comprenez pourquoi je dois ab-so-lu-ment m’accrocher à mes baskets tout l’hiver là. Y a pas le choix, je dois rentabiliser toutes ces petites merveilles.

patate

Du coup, la petite chenille s’est transformée en un joli papillon. Mardi je suis partie courir en jogging du dimanche (qui va dorénavant pourrir au placard) avec mon écharpe qui me fouette la figure et mes gants en moumoute. Jeudi j’étais au top de la fashionitude du runner (même si la performance était pitoyable). Mais ne vous inquiétez pas, le rouge tomate est toujours en vigueur.

J’ai aussi passé une soirée entière à éplucher ma musique et des playlists de runners sur internet pour trouver LA musique qui va me faire courir les prochains mois. « Trop lent, moi je cours beaucoup trop vite pour ça », « si je cours là-dessus je décède », etc. J’ai découvert que des grands cinglés courent sur de la musique de techno transe (eux ils doivent prendre des trucs qui font faire pipi violet), que d’autres courent sur du hard ou du metal, que les filles se motivent souvent sur du Beyoncé. Et moi j’ai mis un petit mix de boom-boom-boom (mais que des boom boom à 8km/h hein, faudrait pas se cramer à la première chanson), de rock et des chansons plus lentes pour les moments où je suis plus proche de la mort clinique que du marathon.

Voilà, y a plus qu’à aller courir. A la semaine prochaine.

J’ai testé le site Running Heroes

J’ai testé le site Running Heroes

J’ai vite découvert en me lançant dans la course à pied que le running est presque une secte. Les coureurs causent dans leur propre vocabulaire (ils parlent de VMA, de fractionné ou de fructose le plus naturellement du monde), ils utilisent des produits assez étranges (gels toniques, citrate de bétaïne, huile de récupération et tout plein de trucs dont tu ne sais pas quoi faire quand tu débutes comme moi), se lèvent tôt le dimanche matin pour aller souffrir en peloton et ne mangent pas comme tout le monde (mais même sous pression , je ne renoncerai jamais à ma tonne hebdomadaire de fromage moi). Et le pire, c’est que tu prends très vite goût à faire partie de ce monde (le lavage de cerveau opère plus ou moins vite selon la motivation, soyons patients).

Et dans cette communauté, un tas de sites de bons plans, d’entraînements collectifs et de bons conseils a vu le jour. Pour ma part, j’ai commencé par le site Running Heroes. Je peux vous parrainer en cliquant ICI (25 points pour vous et pour moi youpi !)

Le principe est simple (même ma mamy y arriverait) : vous vous inscrivez, vous synchronisez votre application de running, vous courez, vous gagnez des points et vous transformez vos points en récompense. Plutôt sympa non ?? Et puis c’est gratuit de chez gratuit.

Evidemment, quand tu commences en bas de l’échelle, tu gagnes peu de points au début (entre 12 et 22 par sortie pour ma part) mais quel que soit votre niveau, vous cumulez des points et vous pouvez vous faire plaisir avec des petits cadeaux.

Là, il y a deux options : les challenges ou les récompenses. Pour les challenges, vous devez courir une certaine distance durant la semaine et il y a un tirage au sort pour déterminer les gagnants parmi ceux qui ont rempli l’objectif (ne vous inquiétez pas, il ne vous arrive rien de rien si vous ne le remplissez pas, j’ai essayé et je suis toujours là !). Pour les récompenses, vous échangez un nombre de points défini contre un cadeau (il y a de tout, des réductions intéressantes sur des boutiques de running, des dossards pour certaines courses, des bons d’essai pour des coachings, des paniers bio, etc). Et cerise sur le gâteau, on peut donner des points « solidaires » pour que Running Heroes reverse quelques euros à une association (cela change souvent, en ce moment ils soutiennent La Ligue contre le cancer).

Moi j’ai craqué pour une Joggbox à moitié prix (que je vais tester donc très bientôt, review à suivre), un mois gratuit d’abonnement à un magazine de running, je donne régulièrement à des associations et je fais TOUS les challenges (c’est bête mais ça me motive).

Bref ce site est un vrai coup de cœur pour moi parce qu’il n’y a rien d’autre à faire que de courir pour en profiter, il permet de s’équiper à moindre coût,  de soutenir de bonnes causes et sur une note plus personnelle, cela me permet de rester motivée. Et surtout, il n’y a pas besoin d’être une machine de guerre pour en profiter. PS : je l’ai suggéré à une collègue marcheuse, elle me dit qu’elle engrange moins de points bien sûr mais que ça fonctionne quand même alors avis aux dingues de marche nordique. Et il existe deux variantes pour ceux qui ont plusieurs cordes à leur arc, Cycling Heroes et Skiing Heroes.

Gazelle court, épisode 2

Gazelle court, épisode 2

J’ai décidé de faire lire mes premiers posts à Papounet et Mamounette. On aurait cru que c’était Noël pour eux. « Gazelle fait ENFIN du sport, champagne !!! ». Ni une ni deux, le Papounet envoie un mail pour nous inscrire à quatre aux Bacchantes. Une course toute en moustache de 8 kms pour soutenir la lutte contre le cancer de la prostate. En voilà une idée qu’elle est bonne. Seulement le Papounet se figure que dans un mois je cours 8 kms d’une traite en moins d’une heure (« franchement on est à Chartres avant 13h Gazelle, t’inquiètes pas »). J’ai même pas osé le contredire, j’ai pris mes baskets et je suis partie faire un petit décrassage.

Mais malheureusement, il y a des semaines où tout se ligue contre vous, si si je vous assure.

La météo m’a lâchée la première ; la pluie a débarqué en force cette semaine. Point de petit crachin breton, on est direct passé au niveau 2, la belle saucée parisienne. Même qu’il a fallu que je ressorte le petit sous-pull Kalenji qui s’ennuyait au fond du placard (je me rappelle même plus comment il a atterrit chez moi celui-là). Et j’ai rajouté les gants et l’écharpe qui se marient à merveille avec le jogging du dimanche. Magnifique tout ça.

Et puis il y a des évènements joyeux mais qui mettent instantanément un coup de frein à toutes vos belles résolutions. Le week-end dernier Gazou et moi étions à un mariage assez incroyable. A 22h il n’y avait plus une goutte d’eau, la sécheresse totale. Ils ont dû sortir de la vodka et de la bière pour couper le champ’ et le vin. Pas grave, l’eau ça fait rouiller paraît-il. (Bon c’est vrai que le lendemain j’ai regretté de ne pas avoir rouillé un peu).

Et puis pour couronner le tout, petite intoxication alimentaire de derrière les fagots mercredi. Avec tout ça j’étais au top de ma forme toute la semaine !

Mais… (attention c’est le moment où je m’autocongratule)… j’ai tenu bon ! Si ça ce n’est pas de la motivation franchement ?? Et même qu’en me mettant des coups de pieds aux fesses j’ai réussi à tenir ma fréquence d’entraînements.

Evidemment, ça a piqué de la tête aux pieds. Et je ne parle même pas de mes « performances » (m’en fou j’appelle ça comme ça quand même !), j’ai presque eu du mal à rattraper une mamie qui traînait ses courses en cabas sur le chemin du retour mardi soir. Bref, j’ai pas regardé le chrono, les distances, tout ça tout ça, j’ai regardé la courbe de tenacité, toujours aussi régulière.

Et je me dis que c’est toujours mieux de courir avec les limaces que de faire la larve sur le canapé.

Et je suis plutôt contente d’avoir tenu bon car ce matin, enfin, ça a donné quelque chose, j’ai fait ma première sortie de 5kms en moins de 40 minutes (oui je sais ça va en faire rire beaucoup mais moi je n’arrête pas de vérifier mon Garmin pour être sure que c’est vrai, na). D’ailleurs j’étais pas peu fière quand j’ai constaté que le samedi matin à 8h dans les bois il n’y a que les fous furieux qui sont là (le club de triathlon notamment)… et moi !

Et pour finir cette semaine en beauté, je me suis dit qu’il fallait bien fêter mon premier mois de running alors je me suis permise de casser la tirelire. Et là, attention, j’ai fait comme les vrais de vrais, j’ai investi dans mon premier gel antifriction et mon premier gel tonique pour chauffer les petites jambes avant de les faire galoper. C’est pas parce qu’on se fait du mal qu’il ne faut pas se faire plaisir après tout. Et puis maintenant je n’ai plus le choix… il va falloir rentabiliser ces petites merveilles.

Allez objectif 8kms le 11/11 !

Le mantra de Gazelle

Le mantra de Gazelle

Ce n’est pas toujours évident, surtout quand on débute, de se motiver à aller courir. J’ai donc décidé de lister toutes les bonnes raisons auxquelles j’ai pensé pour me donner un coup de fouet les jours où ma tête me dit non.

JE COURS…

Parce que c’est bon pour le cœur, les poumons, les os, le sommeil, la digestion, la tension, la circulation sanguine, tout tout tout je vous dis. C’est moins cher qu’un médecin et c’est carrément plus efficace.

Parce que l’endorphine c’est quand même une chouette de drogue, elle est gratos et il n’y a pas d’effets indésirables.

Parce que si tu es assidu au printemps, tu peux bronzer avant la saison du maillot de bain (bon, les marques du short et du débardeur ce n’est pas ce qu’on fait de mieux mais au moins tu as un super teint)

Parce que tu peux enfin rentrer dans le-dit maillot de bain le moment venu.

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Parce que courir augmente l’espérance de vie, 6 ans en moyenne (et renforce le corps face à quelques très vilaines maladies dûes à l’âge).

Parce que tu culpabilises beaucoup moins devant ton Big Mac quand tu as brûlé un paquet de calories avant.

Parce que ça te fait découvrir tous les chemins de ta ville, les forêts, les lacs, les parcs et que ça marche aussi quand tu es en vacances.

Parce que ça te permet de te vider la tête après une journée de dur labeur. Il paraît que ça soulage bien le stress tout ça.

Parce qu’en cas d’urgence, tes jambes sont prêtes à te porter.

Parce que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt.

Parce que quand tu transpires tu élimines toutes les vilaines toxines que tu accumules dans ta vie de dingue (pollution, alcool, cigarette, etc)

Parce que tu peux tester tes limites et connaître ton corps. Et même que tu supportes mieux la douleur.

Parce que tu as toujours de quoi te vanter à la machine à café le matin.

Parce que quand tu cours tu as toujours une bonne raison de t’acheter de nouvelles chaussures, ton Gazou il ne peut rien dire.

Parce que courir au soleil t’aide à faire le plein de vitamine D.

Parce que c’est bien moins cher qu’une salle de sport (et que tu ne culpabilises pas de payer un abonnement pour rien).

Parce que tu rencontres des gens en courant (et qu’eux aussi ils sont bourrés d’endorphine alors y a de grandes chances pour qu’ils soient sympas).

Parce que tu peux écouter toute la musique que tu aimes (oui oui même ta chanson de la honte), c’est que pour toi.

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Parce que ça donne la patate, et même que tu peux snober l’ascenseur de ta résidence sans souffler comme un buffle au bout de 4 étages.

Parce que tu peux porter des trucs fluos et pas assortis, tout le monde s’en fout.

Parce que courir améliore le flux sanguin du cerveau et qu’il améliore tes capacités cognitives (la mémoire, la concentration, etc).

Parce que tu partages quelque chose avec ton Gazou et que c’est moins cher que les restos.

Parce qu’en courant, tu peux soutenir tout un tas de bonnes causes même si tu n’es pas Cresus.

Parce qu’il existe des milliers et des milliers de sites pour trouver un bon conseil, des infos utiles, se rebooster ou trouver des groupes de running.

Parce que courir aide à avoir une bonne estime de soi (a.k.a. les autres bavent de jalousie devant toi du coup ta perception est influencée positivement par le regard des autres).

Parce que la course à pied ralentit le processus de vieillissement des cellules.

Parce que c’est super bon pour ta vie sexuelle, courir augmente la libido de madame et réduit les problèmes érectiles de monsieur, que tout le monde s’y mette, choup choup, choup !

Parce que quand tu cours par mauvais temps, les gens te regardent comme si tu étais un super héros. Tu peux sauter dans toutes les flaques, ta maman ne peut pas te gronder. Et en plus tu croises plus d’escargots que d’emmerdeurs.

Parce que ça donne bonne mine.

Parce qu’il paraît que courir peut faciliter une grossesse et un accouchement.

Parce que courir est un bon moyen de lutter contre l’insomnie.

Parce que tu peux courir après un bel homme, la vue est sympathique et il n’y voit que du feu.

Parce que ça te prépare à faire tout un tas d’autres sports sans souffrir atrocement comme le ski ou le tennis.

Parce que c’est un sport qui se pratique n’importe où et n’importe quand, il faut juste emporter les baskets.

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Parce que ça rend même le chien heureux de se défouler un peu, ou bien ça permet de se débarrasser de la corvée promenade plus vite, au choix. (Bon moi mes chats ils ne veulent pas venir, ils préfèrent faire les loukoums sur le canapé, c’est ça qui les rend heureux, va savoir pourquoi…)

Bref je cours parce que, si tout va bien, je me métamorphose peu à peu en une super Gazelle 2.0 et que je sens que ça me plaît de plus en plus !