Archives de
Étiquette : #gazellechaussesesbaskets

J’ai tenté… le SEMI MARATHON de DISNEYLAND PARIS

J’ai tenté… le SEMI MARATHON de DISNEYLAND PARIS

Date : 25 septembre 2016

Distance : 21.096 kms (un peu plus au final, Mickey a bu un peu en mesurant le parcours)

Dénivelé positif : 56m, deux petites montées sur tout le parcours (petites mais costauds elles m’ont piqué juste comme il faut)

Arme du crime : le chapeau Fantasia de Minnie (oui oui, vraiment), le pantacourt (« quoi pas de jogging du dimanche cette fois ?? »), les baskets que je ne présente même plus

203091113400

Participants : 8514 finishers, environ 11000 inscrits

Principe : des coureurs de tous niveaux affublés d’oreilles de Mickey ou d’ailes de Clochette qui courent dans les parcs de Disney à l’aube puis aux alentours du parc.

L’équipe de choc : Gazou et Gazelle

Septembre 2015, du fin fond de mon lit. Je m’apprête à courir l’Odyssea quelques jours plus tard et comme lors de ma première course à Issy-les-Moulineaux, je me sens une âme de sportive tout d’un coup (oui je sais c’est facile de se sentir pousser des ailes quand on est en mode coocooning). Bref je surfe sur internet pour trouver des courses sympas et voilà que je tombe sur le site du futur semi marathon de Disney. Quoi ??? Tu peux courir dans le parc avec Mickey avant l’ouverture ?? Mais en voilà une nouvelle de foufou. Ni une ni deux j’alerte mon Gazou et le motive comme seule moi sait le faire. C’est décidé, on va s’inscrire !

« 5 kms ou le semi ma Gazelle ? » (il y avait deux courses au programme). Comme vous le savez, je suis toujours parfaitement raisonnable… « vas-y le semi direct. C’est dans un an je vais m’entraîner comme une folle je serai une machine de guerre d’ici là t’inquiètes ». Gazou il m’a fait confiance et nous voilà inscrits pour le premier semi de ma vie.

Bon… je suis devenue une vraie machine de guerre… catégorie couch potato.

Jour J. « L’an prochain je me contente du 5 kms, l’an prochain je me contente du 5 kms, an prochain 5 kms, 5 kms, 5 kms ». Le réveil sonne à 5h, je suis déjà fatiguée, le repas de champion de la veille pèse encore sur le ventre (flammekueche, bourré de sucres lents, c’est bien connu). Heureusement j’ai tout préparé la veille, même le dossard est déjà épinglé sur le tee-shirt.

Nous allons engloutir la collation du champion comme ils disent, bananes et céréales à gogo. Je me remplis parce que je sais que pendant la course je n’arriverai pas à avaler quoi que ce soit (« hé au lieu de te moquer, vas y essaye de manger une barre de céréales alors que tu craches tes poumons hein »).

6h30, nous sommes dans notre sas, celui des joggeurs du dimanche, beaucoup de gens sont déguisés, nous rencontrons Belle, Daisy, Jafar et compagnie. Ca parle beaucoup anglais autour de nous, un peu espagnol, on se sent privilégiés d’être là, même tassés comme des sardines. Petit échauffement, bon moi je suis rompue à l’exercice (« oui oui carrément »), je sais que je vais refroidir avant le départ, du coup je ne le fait pas, je discute avec une américaine surexcitée par le départ imminent. Les organisateurs nous rappellent que nous prenons le départ avec Paula Radcliffe, LA recordwoman du marathon, rien que ça.

14441178_10209065941917589_2933651132180512637_n

Et le départ est donné par les fées de la Belle au Bois Dormant, le sas est en délire. On ne savait pas encore qu’on ne partirait qu’une heure plus tard, le temps est un peu long mais les troupes restent motivées. Les coureurs partent par petits groupes, le départ est donné à chaque fois par un personnage Disney.

semidisney

C’est à nous ouiiiiiiiii. Nous partons tranquillement ; cette fois Gazou me donne le rythme pour ne pas cramer illico et force est de constater que je tiens bien plus longtemps que les autres fois. Nous commençons par le parc Walt Disney Studio, on passe notamment devant la Tour de la Terreur. Et à presque tous les virages nous croisons des personnages de l’univers Disney (officiels ceux-là, pas ceux du sas). Il y a beaucoup de monde qui fait la queue à chaque fois donc on renonce à notre petite photo, même avec les Aristochats, parce qu’il faut quand même pas mettre 6h pour avaler les 21 kms (et qu’en plus j’ai trop peur de me faire ramasser par la voiture balai si je traîne trop). Mais mon âme d’enfant reprend le dessus, je crie comme une hystérique à chaque fois que je vois un personnage.

Nous continuons dans le parc Disneyland Paris. Tout le personnel du parc est sur les bords du parcours pour nous encourager et il faut le dire, ils y mettent du cœur, ça motive énormément. Des grooms avec des mains de Mickey géantes nous lancent « high four Minnie » (oui oui il n’a que quatre doigts Mickey, j’ai compté !). Petit tour à Discoveryland, nous admirons le Space Mountain. Oh Il y a des Stormtroopers devant la Jedi Academy (Gazou résiste fort à l’envie de faire une petite photo). Et ça continue comme ça dans tous les univers du parc, les décors et les costumes du personnel changent à chaque détour, c’est absolument féérique. Passage par le château de la Belle au bois dormant, il y a au moins 2 kilomètres que j’ai perdu toute apparence humaine mais je me prends pour une princesse quand même, rien à fiche. Il paraît que quatre des médaillés olympiques de Rio nous ont encouragé au pied du château mais nous ne les avons pas vus (j’allais bien trop vite, c’est évident voyons).

001  003

Nous en sommes déjà (ou seulement pour les râleurs) à quelques 5 kms, je suis rincée mais autour de moi il y a pas mal de gens de mon niveau, d’autres qui marchent déjà, je ne me sens pas franchement en décalage.

Et puis la féérie s’envole un peu, nous voilà sortis des parcs et le parcours est tout de même moins sympa. Passage par les coulisses des parcs et par les villages alentours. Au passage il y a quelques animations pour garder les troupes motivées. Des musiciens, des danseurs avec des bolas enflammés, des pom-pom girls locales très très énervées (elles ont tout tout tout donné pour nous encourager, mais vraiment tout), un monsieur avec une 2CV qui klaxonne comme un dingue, il y a de tout.

Au 9ème kilomètre on amorce une longue côte pas très forte mais sans fin, il y a longtemps que je ne cours plus, j’essaye de marcher vite, je me sens encore en forme. Et puis au bout de cette charmante côte, il y a un rond-point. A droite, le kilomètre 16, tout droit le kilomètre 11 et une longue ligne droite comme je ne les aime pas où on court côte à côte avec les gens qui ont déjà terminé la boucle. Et ils nous charient ces vilains (« allez c’est presque fini… enfin pour nous hein »).

14492403_10157527907710051_4761190916671965719_n

Je m’accroche, je m’accroche, nous en finissons avec la fameuse boucle mais mon genou gauche commence à me dire m****. On court encore un chouya mais je ne rigole même plus, j’ai l’impression qu’il s’est passé une éternité depuis les parcs Disney (flash news, ma montre me confirme que ça fait un bail).

Kilomètre 18, voilà à nouveau un peu de magie, ça met du baume au cœur, nous passons au milieu des hôtels Disney, le personnel est à nouveau au rendez-vous pour nous encourager. Je suis en liquéfaction, je souffre, je pleure, j’insulte mon pauvre Gazou mais je cours (enfin je marche vite) avec ma tête, je me répète que je dois finir le parcours, même en rampant.

On nous ment allègrement sur le bord de la route (« allez plus qu’un kilomètre les gars ») « oh t’es pas fou dis ?? je vois le panneau 19 kms au loin !! ». (Petite parenthèse, il y a des selfies super sympas à faire à chaque panneau de kilométrage). Mais peu importe, je ne contrôle plus mon corps, j’avance et c’est tout.

14441218_10211043192095285_6182511256369900927_n

La fin approche, nous sommes dans Disney Village, il y a du monde derrière les barrières, tout le monde a un mot gentil pour nous. Les gens sentent que la fin est rude pour la plupart des coureurs encore sur le parcours. Et là je sens une dose oufissime d’adrénaline me monter à la tête, je me remets à courir, d’abord en mode tortue puis de plus en plus vite (sur les 200 derniers mètres je dois être à une vitesse dingue de pointe de 10 km/h j’ai l’impression de bondir comme une vraie gazelle) mais quoi qu’il en soit je donne tout ce qu’il reste et je passe fièrement la ligne en courant. Là c’est la délivrance, les photos finish, la médaille (très chouette d’ailleurs), la bouteille d’eau, les snacks énergie.

004

Je marche comme un vrai robot, mon genou refuse de se plier, le chemin de retour vers l’hôtel est une pure torture mais peu importe. J’ai fais un semi marathon bordel ! (et même que je suis carrément pas dernière et que j’ai fait un meilleur temps que prévu). Si mon genou avait bien voulu coopérer, j’aurai probablement fait une petite danse de la joie.

Et plus qu’une jolie expérience, cette course c’est celle qui m’a motivé à chaussé les baskets pour de vrai… Merci Mickey, à l’année prochaine (mais surement sur le 5 kms !).

J’ai aimé :

  • Le parcours dans les parcs, les hôtels et Disney village
  • L’organisation impeccable
  • Les nombreux ravitaillements (bien plus que sur une course « classique »)
  • Les encouragements du personnel des parcs en entier, tous en costume et surmotivés
  • La motivation des coureurs, même ceux qui, comme moi, n’ont pas vraiment le profil habituel du coureur (et beaucoup d’entre eux m’ont vraiment bluffé)
  • Avoir réussi à achever un semi, même en miettes
  • Tous ces gens déguisés
  • Croiser tous ces personnages de l’univers Disney (l’an prochain, si mon chrono me le permet, je vais à la pêche aux photos)
  • Avoir pu compter sur ma tête quand mes jambes n’en pouvaient plus
  • La jolie médaille (beaucoup d’américains qui ont participé à cette course sont de vrais collectionneurs de médailles Disney, toutes plus jolies les unes que les autres paraît-il)
  • En avoir puisé la motivation nécessaire pour continuer à courir à la maison depuis

J’ai moins aimé :

  • Perdre un genou en route
  • La très longue attente avant de pouvoir prendre le départ
  • Le prix un peu rédhibitoire
Gazelle court, épisode 2

Gazelle court, épisode 2

J’ai décidé de faire lire mes premiers posts à Papounet et Mamounette. On aurait cru que c’était Noël pour eux. « Gazelle fait ENFIN du sport, champagne !!! ». Ni une ni deux, le Papounet envoie un mail pour nous inscrire à quatre aux Bacchantes. Une course toute en moustache de 8 kms pour soutenir la lutte contre le cancer de la prostate. En voilà une idée qu’elle est bonne. Seulement le Papounet se figure que dans un mois je cours 8 kms d’une traite en moins d’une heure (« franchement on est à Chartres avant 13h Gazelle, t’inquiètes pas »). J’ai même pas osé le contredire, j’ai pris mes baskets et je suis partie faire un petit décrassage.

Mais malheureusement, il y a des semaines où tout se ligue contre vous, si si je vous assure.

La météo m’a lâchée la première ; la pluie a débarqué en force cette semaine. Point de petit crachin breton, on est direct passé au niveau 2, la belle saucée parisienne. Même qu’il a fallu que je ressorte le petit sous-pull Kalenji qui s’ennuyait au fond du placard (je me rappelle même plus comment il a atterrit chez moi celui-là). Et j’ai rajouté les gants et l’écharpe qui se marient à merveille avec le jogging du dimanche. Magnifique tout ça.

Et puis il y a des évènements joyeux mais qui mettent instantanément un coup de frein à toutes vos belles résolutions. Le week-end dernier Gazou et moi étions à un mariage assez incroyable. A 22h il n’y avait plus une goutte d’eau, la sécheresse totale. Ils ont dû sortir de la vodka et de la bière pour couper le champ’ et le vin. Pas grave, l’eau ça fait rouiller paraît-il. (Bon c’est vrai que le lendemain j’ai regretté de ne pas avoir rouillé un peu).

Et puis pour couronner le tout, petite intoxication alimentaire de derrière les fagots mercredi. Avec tout ça j’étais au top de ma forme toute la semaine !

Mais… (attention c’est le moment où je m’autocongratule)… j’ai tenu bon ! Si ça ce n’est pas de la motivation franchement ?? Et même qu’en me mettant des coups de pieds aux fesses j’ai réussi à tenir ma fréquence d’entraînements.

Evidemment, ça a piqué de la tête aux pieds. Et je ne parle même pas de mes « performances » (m’en fou j’appelle ça comme ça quand même !), j’ai presque eu du mal à rattraper une mamie qui traînait ses courses en cabas sur le chemin du retour mardi soir. Bref, j’ai pas regardé le chrono, les distances, tout ça tout ça, j’ai regardé la courbe de tenacité, toujours aussi régulière.

Et je me dis que c’est toujours mieux de courir avec les limaces que de faire la larve sur le canapé.

Et je suis plutôt contente d’avoir tenu bon car ce matin, enfin, ça a donné quelque chose, j’ai fait ma première sortie de 5kms en moins de 40 minutes (oui je sais ça va en faire rire beaucoup mais moi je n’arrête pas de vérifier mon Garmin pour être sure que c’est vrai, na). D’ailleurs j’étais pas peu fière quand j’ai constaté que le samedi matin à 8h dans les bois il n’y a que les fous furieux qui sont là (le club de triathlon notamment)… et moi !

Et pour finir cette semaine en beauté, je me suis dit qu’il fallait bien fêter mon premier mois de running alors je me suis permise de casser la tirelire. Et là, attention, j’ai fait comme les vrais de vrais, j’ai investi dans mon premier gel antifriction et mon premier gel tonique pour chauffer les petites jambes avant de les faire galoper. C’est pas parce qu’on se fait du mal qu’il ne faut pas se faire plaisir après tout. Et puis maintenant je n’ai plus le choix… il va falloir rentabiliser ces petites merveilles.

Allez objectif 8kms le 11/11 !

Le mantra de Gazelle

Le mantra de Gazelle

Ce n’est pas toujours évident, surtout quand on débute, de se motiver à aller courir. J’ai donc décidé de lister toutes les bonnes raisons auxquelles j’ai pensé pour me donner un coup de fouet les jours où ma tête me dit non.

JE COURS…

Parce que c’est bon pour le cœur, les poumons, les os, le sommeil, la digestion, la tension, la circulation sanguine, tout tout tout je vous dis. C’est moins cher qu’un médecin et c’est carrément plus efficace.

Parce que l’endorphine c’est quand même une chouette de drogue, elle est gratos et il n’y a pas d’effets indésirables.

Parce que si tu es assidu au printemps, tu peux bronzer avant la saison du maillot de bain (bon, les marques du short et du débardeur ce n’est pas ce qu’on fait de mieux mais au moins tu as un super teint)

Parce que tu peux enfin rentrer dans le-dit maillot de bain le moment venu.

motivation-2

Parce que courir augmente l’espérance de vie, 6 ans en moyenne (et renforce le corps face à quelques très vilaines maladies dûes à l’âge).

Parce que tu culpabilises beaucoup moins devant ton Big Mac quand tu as brûlé un paquet de calories avant.

Parce que ça te fait découvrir tous les chemins de ta ville, les forêts, les lacs, les parcs et que ça marche aussi quand tu es en vacances.

Parce que ça te permet de te vider la tête après une journée de dur labeur. Il paraît que ça soulage bien le stress tout ça.

Parce qu’en cas d’urgence, tes jambes sont prêtes à te porter.

Parce que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt.

Parce que quand tu transpires tu élimines toutes les vilaines toxines que tu accumules dans ta vie de dingue (pollution, alcool, cigarette, etc)

Parce que tu peux tester tes limites et connaître ton corps. Et même que tu supportes mieux la douleur.

Parce que tu as toujours de quoi te vanter à la machine à café le matin.

Parce que quand tu cours tu as toujours une bonne raison de t’acheter de nouvelles chaussures, ton Gazou il ne peut rien dire.

Parce que courir au soleil t’aide à faire le plein de vitamine D.

Parce que c’est bien moins cher qu’une salle de sport (et que tu ne culpabilises pas de payer un abonnement pour rien).

Parce que tu rencontres des gens en courant (et qu’eux aussi ils sont bourrés d’endorphine alors y a de grandes chances pour qu’ils soient sympas).

Parce que tu peux écouter toute la musique que tu aimes (oui oui même ta chanson de la honte), c’est que pour toi.

tortuerun

Parce que ça donne la patate, et même que tu peux snober l’ascenseur de ta résidence sans souffler comme un buffle au bout de 4 étages.

Parce que tu peux porter des trucs fluos et pas assortis, tout le monde s’en fout.

Parce que courir améliore le flux sanguin du cerveau et qu’il améliore tes capacités cognitives (la mémoire, la concentration, etc).

Parce que tu partages quelque chose avec ton Gazou et que c’est moins cher que les restos.

Parce qu’en courant, tu peux soutenir tout un tas de bonnes causes même si tu n’es pas Cresus.

Parce qu’il existe des milliers et des milliers de sites pour trouver un bon conseil, des infos utiles, se rebooster ou trouver des groupes de running.

Parce que courir aide à avoir une bonne estime de soi (a.k.a. les autres bavent de jalousie devant toi du coup ta perception est influencée positivement par le regard des autres).

Parce que la course à pied ralentit le processus de vieillissement des cellules.

Parce que c’est super bon pour ta vie sexuelle, courir augmente la libido de madame et réduit les problèmes érectiles de monsieur, que tout le monde s’y mette, choup choup, choup !

Parce que quand tu cours par mauvais temps, les gens te regardent comme si tu étais un super héros. Tu peux sauter dans toutes les flaques, ta maman ne peut pas te gronder. Et en plus tu croises plus d’escargots que d’emmerdeurs.

Parce que ça donne bonne mine.

Parce qu’il paraît que courir peut faciliter une grossesse et un accouchement.

Parce que courir est un bon moyen de lutter contre l’insomnie.

Parce que tu peux courir après un bel homme, la vue est sympathique et il n’y voit que du feu.

Parce que ça te prépare à faire tout un tas d’autres sports sans souffrir atrocement comme le ski ou le tennis.

Parce que c’est un sport qui se pratique n’importe où et n’importe quand, il faut juste emporter les baskets.

veronique-pinson_ysope

Parce que ça rend même le chien heureux de se défouler un peu, ou bien ça permet de se débarrasser de la corvée promenade plus vite, au choix. (Bon moi mes chats ils ne veulent pas venir, ils préfèrent faire les loukoums sur le canapé, c’est ça qui les rend heureux, va savoir pourquoi…)

Bref je cours parce que, si tout va bien, je me métamorphose peu à peu en une super Gazelle 2.0 et que je sens que ça me plaît de plus en plus !

J’ai tenté… la FRAPPADINGUE PANAM XTREM au Val de Seine

J’ai tenté… la FRAPPADINGUE PANAM XTREM au Val de Seine

Date : 18 octobre 2015

Distance : 13 kms

Arme du crime : des baskets de trail (elles y sont restées les pauvres, rip), pantacourt et sous pull respirants, tee-shirt de notre team porté très très fièrement

Participants : 5000 allumés à peu près

Principe : tout un tas de gens déguisés qui courent sur 13 kms et environ 40 obstacles, des boueux, des très très boueux, des infranchissables, des très hauts, des très mouillés et très froids

L’équipe de choc : Gazou, Aud, Mika, Vince, Coco

Cette idée là, c’est Aud qui l’a lancée comme ça lors d’un fol apéro de janvier 2015. Une collègue à elle lui en a parlé et elle n’en démordait pas : faut qu’on la fasse. L’équipe s’est vite constituée (12 motivés au départ, 6 inscrits au final, je dis ça, je dis rien).

Et parce que j’aime pas revenir sur mes promesses (même celles faites à l’heure de la caïpirinha), avec Gazou on s’est inscrits illico. Bon la première douche froide c’est le prix : 53euros si tu t’y prends tôt, 60euros sinon.

« Aud faut un nom d’équipe… ? ». Après moultes réflexions, nous nous sommes auto-baptisés les boulets. Quand je vous dis qu’on assume TOUT…

Et nous n’en avons plus reparlé jusqu’à… J-7. « Oh punaise, c’est vrai qu’on a ce truc la semaine prochaine… » Bon, faut la tenue. S’ensuit une véritable expédition chez Décathlon pour en ressortir avec de joulis tee-shirt XXL couleur jaune-on-peut-pas-nous-rater. Et  parce qu’il faut porter fièrement notre nom d’équipe, nous les avons customisés.

p1080743       wp_20151017_002

Vince décide de prendre la go-pro, un moment pareil il faut l’immortaliser.

Et puis le temps a filé et on s’est retrouvé, le jour J, en vague 6 pour le départ. Là, il y a un animateur bourré de champi (enfin j’ose espérer que ce n’est pas son état normal) qui motive les troupes, se jette dans la foule, lance des défis aux participants. Bref nous sommes partis survoltés.

frapparis-099

Ça commence gentiment par des ballots de paille et puis 400m plus tard… la surprise que tu es trop-méga-hyper contant de trouver : un mur de boue. Là tu es dans le bain direct. Tu y rentres tout propre et tout sec, tu en sors marron et gluant. On faisait déjà moins les fiers.

frapparis-008 frapparis-011

Les obstacles s’enchaînent. Il y en a pour tous les goûts : tuyaux à remonter, barbelés pour ramper dans la boue, glissade, cochon pendu, échelle horizontale, structure gonflable, rampes à escalader, bassin d’eau gelée, sacs de plomb à trimballer, etc. J’en passe et des plus charmants. Au fil des obstacles, je me pose de sérieuses questions sur la santé mentale des organisateurs (« sont pas copains avec le type de Saw ceux-là ? »).

Pour franchir les obstacles les plus rudes, il faut s’entraider, avec les boulets on ne se lâche pas d’une semelle. On trottine entre chaque obstacles. En route on entend des « allez les boulets », « high five Gazelle » de la part d’autres participants, ça réchauffe nos petits cœurs tout ça.

Et puis l’euphorie du départ s’estompe peu à peu, on sent vite le froid et l’humidité qui démolissent Dame Motivation. Aucun panneau n’indique le kilométrage, Mika nous voit presque arrivés, Gazou nous voit au premier tiers… On commence heureusement à voir l’arrivée yee… ha mais non il y a un virage dans le mauvais sens là…

frapparis-021

Et ce que nous ne savions pas encore à ce moment-là, c’est qu’on partait à l’opposé de l’arrivée, pour une longue, très longue, ligne droite. Et pendant ce temps-là, on croise d’autres participants qui reviennent dans l’autre sens (et ils ont l’air d’être passés par une essoreuse). Ça ne s’arrête plus et dans nos petites têtes on se dit qu’il faudra refaire tout ce chemin dans le sens inverse.

Pendant la glissade, un participant atterrit violemment sur le genou de Coco, elle essaye de reprendre la course mais c’est fini pour elle. (Deux mois de convalescence quand même, elle n’a pas fait ça à moitié).

On arrive enfin tout au bout de la cette ligne droite et c’est là qu’on trouve le ravitaillement. Il y a du saucisson et des gâteaux… Et alors sur ce coup là on a été très bons, on a carrément honoré la pitance, les bénévoles ont bien rigolé (« on est comme ça nous on se donne à fond sur TOUTES les épreuves »).

Et puis il faut prendre le sens inverse. Et là,… parce que tu viens tout juste de reprendre des forces et que tu as séché un chouya, les organisateurs ont eu la bonne idée de nous faire plonger dans le lac avant de rebrousser chemin. « Sont complètement sadiques ces gens-là, faut les enfermer. »

frapparis-043

Je ne me rappelle même plus vraiment de la suite, j’ai couru, couru, couru non stop dans la foulée de Mika et Gazou ; on a perdu Aud et Vince qui n’arrivaient plus à courir. On les attend pour les derniers obstacles parce que les boulets ils franchissent la ligne d’arrivée ensemble ou ils ne la franchissent pas du tout, c’est comme ça.

Ligne d’arrivée… J’ai plus de pieds, de genoux, de dos et de voix,… « Bof c’était pas si dur ». Oui je souffre d’amnésie sélective, c’est trèèèès pratique.

wp_20151018_002

Et là tu dois marcher un peu pour retrouver le parking. Toi tu as ta médaille autour du cou, tu retrouves le sourire même si tu es gelé de la tête aux pieds et tu croises plein de participants qui en sont quasiment au début du parcours et tu compatis tellement !! « C’est encore loin l’arrivée ?? » qu’ils osent demander. Euh… « techniquement elle est juste derrière cet obstacle…mais euh… vous avez un petit crochet à faire avant, une boutade quoi, que dis-je un quolibet ». Pas eu le courage d’en dévoiler plus…

Et bien pour résumer, ce qui est fait n’est plus à faire. Je suis contente d’avoir participé (« maintenant sur mon cv je peux dire que je suis une Frappaouf héhé ») mais plus jamais jamais ce genre de course pour moi. Mika et Gazou sont un peu masos, ils parlent maintenant de Mud Day mais je crois que le reste de la team boulet ne rempilera pas !

J’ai aimé :

  • Les déguisements (avec une mention pour l’équipe des Borat en « string » tout en plastique sur les bijoux… j’ai eu mal pour eux, vraiment très mal)
  • L’ambiance au départ
  • Le manque de sérieux des participants
  • Le départ par vagues
  • Tester mes limites (et les avoir bien mais alors très bien atteintes)
  • Découvrir des muscles qui m’étaient jusque-là absolument inconnus
  • Courir avec mes boulets
  • Les obstacles variés
  • Regarder le film de Vince avec les coupains, on en rigole bien après le calvaire
  • La schtroumph attitude des jours suivants, les collègues m’ont prise pour une vraie machine de guerre

J’ai moins aimé (voire détesté) :

  • Le froid et l’humidité
  • Les bouchons (près de 30 minutes d’attente au cochon pendu par exemple)
  • Les gens qui ne participent pas et qui te jugent (pour ne pas dire pire) en bord de parcours
  • La grippe qui a suivi

Bon courage aux prochains Frappaoufs, le site c’est par ICI.

Fini de rigoler, c’est parti pour l’entraînement

Fini de rigoler, c’est parti pour l’entraînement

Pour être tout à fait honnête, lorsque l’idée de prendre mon clavier a commencé à me trotter dans la tête, je me suis dit qu’il valait mieux attendre de voir si j’étais vraiment motivée par la course et avoir quand même quelques trucs à blablater. Cela fait donc quelques semaines que je foule le pavé à raison de trois fois par semaine. Bon rien ne me garantit que ça va continuer sur cette lancée (« froid de canard, épisode 1, bonjour ») mais la courbe de motivation est au max pour le moment.

motivation

C’est parti pour le débrief.

Les premiers entraînements c’est… comment dire, le grand portnawak. Parce qu’il faut le dire, tu n’es pas bien équipé (« mais j’ai mes joulies baskets ça va »), tu ne sais pas trop pour quel parcours opter et tu pars toujours trop vite.

Je ne parle même pas de la respiration. Enfin si parlons-en une bonne fois pour toutes… je fais plus de bruit qu’un cerf en rut. Ça c’est fait. Ben oui au lycée madame Dragon n’a pas cessé de me répéter qu’il faut inspirer et expirer au rythme des foulées genre 2 inspis/3 expis/2 inspis/3 expis, vous avez compris le topo. Et pour vous prouver à quel point c’est ridicule, il y a deux jours je suis tombée en plein jogging des pompiers dans le bois (« ça pour le coup c’est très très motivant »). Il y en a quand même deux qui m’ont demandé si ça allait et un qui m’a presque supplié de ralentir (« je peux pas monsieur, mes pieds ils font ce qu’ils veulent là »). Bref… au moins on sait que je suis là, même les sangliers ils le savent.

Donc pour commencer j’ai décidé de réduire au maximum les kilomètres sur bitume pour protéger mes petits genoux pas habitués, je commence dans les bois et je finis par la ville ce qui me permet d’adapter la distance à ma forme du jour (un zigzag par ci, un zigzag par là ou bien le méga raccourci).

J’ai lu des programmes d’entraînements faits par des gens qui savent de quoi ils parlent mais ça m’a fatiguée rien que de voir ça (« parce que tu crois vraiment que dans un mois je peux courir 40mn et qu’EN PLUS je peux faire la conversation en même temps ???? mais ti es fou »). J’ai lu des gens qui ne jurent que par le fractionné et ça fait franchement peur, des trucs du genre 10 minutes course rapide / 5 minutes course lente/10minutes course rapide/etc… mouais et où est le plaisir dans tout ça ?? On y reviendra peut-être un jour mais pour le moment je fais tout au feeling.

Pour la tenue je mets le jouli tee-shirt du semi-marathon chez Mickey parce qu’avec ça, même si tu cours comme un escargot asthmatique, tu le fais fièrement et les gens osent moins te pointer du doigt quand ils croient que t’es une machine de guerre. Et pi ça me rappelle que je suis capable de relever des défis quand même. Pour le pantalon on se refait pas… c’est le jogging du dimanche, ça suffit laaargement pour l’instant.

mybasket

« Mon préccccieux »

Les écouteurs sur les oreilles pour me motiver, je recycle ma playlist spéciale ménage, ça c’est de la rentabilité. Les écouteurs tombent tous les 10m, je vais en réclamer des meilleurs pour (la 3ème édition de) mes 29 ans.

Je mets en route l’appli GPS, surtout parce que je veux des preuves irréfutables de mes efforts, et aussi parce que j’aime trop voir les calories brûlées (« oh punaise encore 300m et je tiens ma pizza pour ce soir »).

Avec tout ça, j’imagine bien le jouli portrait-robot de moi-même que je viens de dresser dans vos petites têtes… Bref, je m’égare.

Une fois que tout est prêt, y a plus qu’à courir…

Un seul objectif au départ, courir le plus longtemps possible et ça peu importe la vitesse, même à 6km/h je serais contente tant que je cours. Bon « longtemps » hein… je ne vous fais pas de dessin. Après trois semaines, je cours 15 minutes, avec un rythme disons « fluctuant », après je marchouille le temps de ranimer mes poumons (2 minutes environ) et je reprends quelques minutes de course. Quand je sens que c’est le moment de rentrer, je marche un peu et puis je « sprinte » jusqu’au portillon de la délivrance. Au fil des séances, j’arrive à augmenter peu à peu le temps de mes sorties, la distance et à limiter la marche. Et tout ça, j’en suis pas peu fière, je vous le dit. Un petit pas pour mes baskets, un grand pas pour la Gazelle.

tomate-run

Quelques étirements pour finir ; c’est sans doute le moment préféré des voisins, quand la tomate s’adonne aux génuflexions, ça vaut le détour. Même pas honte en plus !

TO BE CONTINUED

Gazelle

J’ai tenté… l’ODYSSEA de Paris

J’ai tenté… l’ODYSSEA de Paris

Date : 4 octobre 2015

Distance : 10 kms

Dénivelé positif : 48m, quasiment tout plat

Arme du crime : les fameuses baskets qui chôment toute l’année, encore un beau jogging du dimanche (parce qu’on ne se refait pas) et le tee-shirt rose de la course

Participants : 14256 à l’arrivée, ça fait du beau monde tout ça

Principe : une jolie marée rose pour soutenir la recherche contre le cancer du sein (l’Odyssea c’est plus de 5 millions d’euros récoltés en 15 ans dans toute la France).

L’équipe de choc : Gazou, Papounet, Xav, Sylvie

odyssea2015

Presque un an après la Corrida de Noël, et beaucoup beaucoup d’heures passées à ignorer mes belles chaussures flambants neuves qui me jugent méchamment, voilà que le papounet me dit « Gazelle, y a une copine à Sylvie qui bosse chez Gustave Roussy qui peut nous avoir des dossards pour l’Odyssea… ». N’écoutant que mon bon cœur (et ignorant allègrement mes poumons), je nous inscris avec Gazou.

Et c’est comme ça que je me retrouve pour la deuxième fois au départ d’une course. Et première surprise, avec le dossard bleu, je me retrouve dans le premier sas de départ (« euh y a moyen d’être sous classée là svp ? »). Et là je suis au beau milieu de vrais athlètes, de paires de baskets multicolores et tout et tout. « Bon… par mesure de sécurité, je vais vite me coller à droite pour pas gêner hein ».

départ odyssea

Cette fois, point d’angoisse, je sais ce qui m’attend (« ouais j’ai couru un total de 10kms cette saison moi héhé »), juste un peu d’impatience d’en découdre avec moi-même et encore une fois cette ambiance de départ de foly. C’est top de se retrouver au milieu de ces gens au naturel qui courent pour une bonne cause. Ici aussi les profils se mélangent et personne ne me regarde de haut, même dans mon sas de fous furieux.

Le départ est donné, j’esquive quelques fous furieux pour filer sur la droite et je trottine. Mais c’est que ça part très vite, moi je ne sais pas du tout à quel rythme courir. Evidemment j’ai déjà perdu Sylvie, Papounet et Xav mais Gazou m’a promis que tant que je cours, il reste avec moi. « Gazelle tu pars trop vite tu vas te cramer » qu’il me dit. « Mais nan de toute façon que je coure vite ou pas je tiens 10 minutes mon Gazou »… Bien sûr je me suis cramée. Et cette fois le Gazou a filé, j’ai bien tenté de m’agripper à ses baskets mais il n’a pas voulu !

Km 2 je sens que tout mon corps me fait la gueule, même en marchant j’ai du mal à récupérer ! Fidèle à ma technique éprouvée et approuvée, j’alterne marche et course. Je tente de faire du 50/50 marche/course mais bon j’arrive vite à du 90/10.

11221823_10153182710477473_6593391021542396699_n

Quand je marche je me fais doubler par un groupe de filles motivées par un monsieur super énergique (« oh la chance un coach dopé à la vitamine »). Et quand je cours, je les double à mon tour. Je vous laisse visualiser un peu mon rythme hein. Mais au moins comme ça je me sens un peu moins seule et je profite de la bonne humeur du monsieur.

Bon ceci dit à l’Odyssea tu n’es jamais seul, je me fais doubler de tous les côtés (oui même rangée sur le côté, je gêne, il y a des gens pressés ici), les dossards bleus sont loin déjà, les dossards verts commencent à me doubler et puis les premiers dossards oranges me rattrapent peu à peu. Compagnie assurée jusqu’au bout, c’est ça qui est chouette.

Ici aussi il y a des supporters en masse et quelques groupes de musique pour te booster tout le long de la route.

Km 7 je ne me rappelais pas que c’était aussi long 10kms, les bois de Vincennes c’est sympa mais cette allée royale me paraît iiiiiinterminable.

img_5046

Km 9 je me sens à nouveau pousser des ailes, surtout que cette fois je suis encore largement accrochée au peloton et que les supporters s’enflamment de plus en plus à mesure que la fin approche. Mais il y a tellement de monde sur cette arrivée que ce n’est pas possible de sprinter (« oh et moi qui suis la reine du sprint, ils exagèrent là ils ont tué mon chrono, qu’on m’amène le responsable sivouplait »). A plus de 300m de l’arrivée c’est les bouchons, plus moyen d’avancer. Je peste en piétinant d’impatience jusqu’à l’arche d’arrivée. Et ça nous prend presque 10 minutes pour y être…

wp_20151004_003

Ah ça y est voilà l’arche, c’est officiellement terminé. Là c’est encore la galère pour rejoindre les consignes de sacs, il faut plus d’une demi-heure pour sortir des grilles et passer le peloton de la course de 5kms qui est déjà massée au départ.

Chacun récupère un sac à dos ficelle griffé Odyssea avec de quoi récupérer de la course (barres de céréales, eau), un déo pour les pieds et des coupons de réduction pour s’équiper pour la course à pied. Gazou a dû me les confisquer une fois à la maison pour éviter de faire la même bêtise qu’avec les baskets l’année d’avant. « Mais Gazou arrête j’ai trop besoin d’un camelbak, je vais le rentabiliser promis juré ; bon laisse-moi au moins prendre un short thermoaérodynamique en plastique azoté du Népal, c’est indispensable pour améliorer tes performances ».

Je suis rincée, un peu stressée par cette foule qui n’arrive pas à bouger mais heureuse d’avoir bouclé mon deuxième 10kms et… cerise sur le gâteau, j’ai amélioré mon chrono du 10K wooooopi !

12096230_10153182710092473_7479282445150961770_n

J’ai aimé :

  • Courir pour la recherche contre le cancer du sein
  • L’ambiance sur la course
  • Cette jolie vague rose
  • Encore un beau melting-peloton
  • Le parcours dans les bois de Vincennes

J’ai moins aimé :

  • Me faire bousculer par les fous furieux
  • L’arrivée compacte en mode périph parisien du vendredi soir

Nous n’avons pas pu nous aligner au départ de l’Odyssea 2016 mais si notre emploi du temps de ministre (rien que ça) nous le permet, nous serons au départ en octobre 2017. Le site de l’Odyssea, c’est par ICI.

Gazelle

J’ai tenté… la CORRIDA DE NOËL à Issy-les-Moulineaux

J’ai tenté… la CORRIDA DE NOËL à Issy-les-Moulineaux

Date : 14 décembre 2014

Distance : 10 kms (un peu moins en réalité)

Dénivelé positif : 104m (une petite côte assez vilaine vers le 7ème kilomètre sinon que du plat)

Arme du crime : de vieilles baskets Adidas (merci maman) et le jogging du dimanche

Participants : 5000 et des brouettes inscrits, 4870 survivants à l’arrivée

Principe : ben tu cours (déjà ça commence bien) en déguisement de Père Noël et surtout tu peux soutenir un tas d’associations (Imagine for Margo, Mécénat Chirurgie Cardiaque, et Laurette Fugain entre autres très bonnes causes).

L’équipe de choc : Gazou, Papounet, Xav, Sylvie et moi bien sûr, Gazelle

corrida-noel-issy-les-moulineaux

C’est par un très beau matin de décembre 2014 que nous avons pris la route pour Issy-les-Moulineaux. Lorsque nous arrivons, les enfants usent déjà le pavé dans des courses de 1,5 ou 3 kms. Il y a déjà beaucoup de monde. Quand tu n’es pas habituée, c’est franchement impressionnant d’arriver  au milieu de tous ces bénévoles, ces kilomètres de bouteilles d’eau (« quoi on ne prend pas l’apéro après les 10 kilomètres ? Ca sent l’arnaque ça ») et surtout ces milliers de Pères Noël affublés d’un dossard. Ni une ni deux on file aux vestiaires, on pose les sacs et c’est parti pour l’échauffement.

L’échauffement c’est une marée rouge qui se déhanche sur du David Guetta, c’est presque une secte pour tout vous dire. Et c’est absolument impossible de ne pas se laisser entraîner par toute cette déferlante d’endorphine « allez on lève les genoux » « on réveille tous ces petits muscles en sommeil ». Mais que d’énergie de bon matin !

« Punaise je transpire déjà c’est normal ? ».

En bonne néophyte je jauge la concurrence et c’est bien là le plus sympa, il y a de tout dans cette course :

  • le marathonien concentré (autant dire que lui il ne transpire pas hein)
  • la mère de famille encouragée par toute sa progéniture
  • le clown de service
  • le grand rondouillard rouge tomate (« coupain ?? »)
  • le vétéran détendu
  • les courageux qui ont troqué la tenue de papa Noël pour des flocons de neige, des lutins ou autres déguisements très recherchés (avec Gazou nous avons osé la touche fantaisie avec des écharpes guirlandes, « mais on est trop des foufous nous ! »)
  • la runneuse hyper lookée
  • le sociable qui encourage tout le monde avant le départ
  • les bandes de coupains/coupines ultra motivés (à deux doigts de lancer un pogo tellement ils sont impatients)

De tout je te dis, et surtout personne pour te juger, un vrai bonheur.

Tout le monde rallie la ligne de départ. Et là… quand t’as jamais vraiment couru de toute ta vie… il se passe plein de choses dans ta tête… tu as l’impression qu’il y a plusieurs Gazelles là haut qui se font gentiment la conversation. Petits extraits rien que pour vous : « mais c’est long comment 10 kilomètres ? », « si ça se trouve je vais déchirer grave », « punaise j’espère qu’ils ne vont pas arrêter la course avant que j’arrive hein », «allez, faut que je coure au moins le premier kilomètre », « des fois le corps il fait des trucs de fou avec l’adrénaline hein ? on sait jamais »…

10…9…8…7…6…5…4…3…2…1…

Top départ. En première vague il y a les vrais, ceux qui ne blaguent pas, et puis petit à petit la foule décolle et c’est à notre tour. Papounet prend le temps de me souhaiter bonne chance avant de partir au galop, Xav et Sylvie se sont déjà volatilisés au bout de 100m, on ne les reverra plus. Et mon Gazou ? Ben il reste avec sa Gazelle (« c’est meuuuugnon tout plein »).

p1000049

Déjà une première victoire, je me rappelle comment on fait pour courir. Ouf ! Allez c’est parti en petite foulée, je me surprends moi-même à tenir… 1km600… quoi c’est tout ? Mais je pensais avoir fait 5kms là… ils se sont trompés c’est sûr !

Et c’est là toute la beauté de cette course, plus tu rames plus tu as des supporters « allez les guirlandes bon courage », « l’essentiel c’est pas de gagner mais de participer » (béni sois-tu Pierre de Coubertin), « vous êtes beaux ne lâchez rien» (« ah vraiment ? le rouge tomate me va à ravir, je le note »).

Mais surtout, tu croises en route des tas d’enfants qui te tendent leur main pour taper dedans et ça te booste de fou. Du coup je me motive un peu, course/marche/course/marche/course/agonie/course/méga agonie… et les kilomètres défilent. Plus ça va moins on a de compagnie mais au moins, la route est à nous ! Gazou se balade, de temps en temps il tente un « ça descend là, on court un peu ? » mais il résiste à l’envie de m’abandonner, il est trop fort !

10367807_880365275309521_6103391361059420646_n

Kilomètre 9, il n’y a plus grand monde pour nous indiquer la bonne route et les fanfares commencent à plier bagage… Ils ont déjà stoppé la course tu crois ?

Et en fait pas du tout, passé le dernier virage, une belle ligne droite nous attend, les supporters sont de retour (« attends bichon y en a encore deux qui arrivent là bas, c’est pas fini »), il y a des photographes pour immortaliser ma tête rouge tomate (« ça tombe bien, il paraît que ça me va bien ») et tu retrouves tes jambes comme au premier kilomètre. Choup choup choup, là j’ai l’impression d’être à 15 kilomètres/heure mais en fait pas du tout.

En guise de récompense nous avons le droit à une médaille/boule de neige (ma première ouiiiiiiiii) et à un chouette ravitaillement (« bon c’est sympa les fruits secs et la compote mais tout à l’heure j’ai commandé l’apéro moi »).

medaillecorrida2014

Papounet nous attend sagement à l’arrivée (il est déjà passé au vestiaire récupérer son sac !), Xav et Sylvie sont sûrement déjà chez eux 🙂

Au final 10 kilomètres en mode tortue ça s’avale quand même bien, j’ai mis 1h23 en faisant vraiment n’importe quoi. Et surtout je me suis éclatée.

J’ai aimé (nan adoré) :

  • la marée rouge de Père Noël et les autres déguisements loufoques
  • les musiciens en bord de route (un groupe tous les kilomètres quand même)
  • être encouragée comme une rock star par des dizaines d’enfants
  • l’organisation impec, allez-y les yeux fermés, ils savent y faire à Issy
  • ce melting-peloton
  • l’ambiance de folie
  • le ravitaillement
  • les photos souvenirs (ben oui sinon les collègues elles me croiront jamais)
  • tester mes limites
  • l’échauffement, même si tu refroidis un peu avant le départ, ça vaut le détour
  • courir avec mon Gazou
  • courir pour une bonne cause

J’ai moins aimé :

  • rien de rien

L’édition 2015 a été annulée mais Gazou et moi rempilons pour cette année yeeha ! Et parce que je suis optimiste, cette année y aura un chouya d’entraînement n’est-ce pas ? Pour s’inscrire c’est par là : http://www.corrida-noel-issy.com/ . RDV le 11 décembre 2016.

Gazelle

Un petit mot sur Gazelle

Un petit mot sur Gazelle

C’est l’histoire d’une Gazelle pas sportive de 29 ans (et 24 mois) qui n’aime pas faire les choses dans l’ordre. Tout commence par un beau jour de 2014. Légèrement influencée par son runner de Gazou, la Gazelle se dit « tiens ça a l’air trop rigolo la course des Pères Noël »… Elle décide donc de s’inscrire pour courir 10kms, déguisée, dans le froid de décembre à Issy-les-Moulineaux. Pas d’entraînement, des chaussures empruntées à sa maman (ouais même pas honte), un soupçon de folie (ou d’inconscience) et la voilà partie en petites foulées en queue de peloton. Et c’est là le début d’une histoire d’amour bien compliquée…

gazelle

Parce qu’il faut préciser les choses tout de suite, la Gazelle n’a pas le physique pour courir et n’avait pas vraiment chaussé les baskets depuis le bac (aaah toutes ces heures passées à papoter avec les coupines sur le tour de piste d’Arpajon sous les hurlements de madame Dragon « on parle moins et on court plus les filles, bougez moi ces fesses, vous me remercierez cet été »).

Bref, je m’égare, revenons en 2014. Après 1h23 d’injures, de questions existentielles (« mais pourquoiiiiiii je fais ça ?? »), de « high five » dans toutes les petites mimines compatissantes sur le bord de la route et de déhanchés au son des fanfares, la Gazelle se dit que courir c’est trop cool. Ni une ni deux, Gazelle s’achète de bonnes baskets et un cardiofréquencemètre.

Oui mais voilà, courir en peloton sous les hourras de la foule ce n’est pas duuuu touuuuuuut pareil que de se lever seule le matin pour claquer le bitume (ben oui le Gazou il va bien trop vite pour sa Gazelle). Et je ne vous parle même pas de ces jours où même la météo se moque de Gazelle.

Donc nous voilà deux ans plus tard, quelques courses ultras funs tentées avec les moyens du bord, mais toujours pas d’entrainement. Et ces pauvres baskets qui attendent gentiment leur heure de gloire…

Alors me voilà, toute Gazelle que je suis, je retente l’expérience du running mais cette fois j’ai décidé de relater mes aventures pour me motiver. C’est donc un blog pour raconter les débuts d’une runneuse (très très) amatrice, les petites victoires, les grandes découvertes, les galères, les expériences… En espérant que ces quelques lignes inspireront d’autres gazelles ou gazous comme moi qui sont tentés par la course à pied mais qui galèrent ! (Et en espérant aussi que je tienne le choc hein).

Et parce que je suis toujours super raisonnable je vais évidemment me fixer un bel objectif : courir un marathon l’an prochain… mouahaha non jamais de la vie (pis je te raconte même pas comment ça ferait rire les coupains si je leur disais ça). Disons que si je suis toujours là dans un an, je me fixerai certainement quelques vrais objectifs. En attendant, j’aimerais surtout être capable de courir en me faisant plaisir sans que mes poumons me maudissent au bout de 10 minutes et pouvoir apprécier une course sans perdre un genou en route. D’ailleurs si quelqu’un a retrouvé ma rotule à Disney, qu’il me la renvoit, elle me manque un peu quand même.

Bonne lecture à tous !

PS: en exclusivité, voici mon plus beau sourire :

sourire de gazelle