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J’ai tenté… la CORRIDA de NOEL nouvelle version

J’ai tenté… la CORRIDA de NOEL nouvelle version

Date : 11 décembre 2016

Distance : 6,2 kms (deux courses de 10kms au programme pour les plus courageux)

Dénivelé positif : quasiment tout plat

Arme du crime : le joli costume de Mère Noël

Participants : plus de 600 sur le 6kms, bien plus encore sur le 10kms déguisé (plus de 4000)

Principe : toujours le même, une course très fun pour la bonne cause

L’équipe de choc : Gazelle rien que Gazelle…

Après une édition 2015 annulée suite aux attentats de novembre 2015, c’était le grand retour de la Corrida de Noël. Bien sûr, pour des mêmes raisons de sécurité, la course a été quelque peu modifiée avec une boucle de 3kms répétée à chaque course 2 à 3 fois… Mais peu importe, la Corrida d’Issy c’est MA course, celle qui m’a fait chausser les baskets la toute première fois et surtout une course très fun donc avant même de savoir quel était le parcours, avec Gazou nous nous sommes inscrits.

Couchée bien trop tard la veille (anniversaire de dingue la veille), les poumons encore encrassés des cigarettes fumées la veille, Gazou qui a très mal au ventre le matin même et ne peux pas prendre le départ… même en « regardant le verre à moitié plein », ma motivation prenait un sacré coup de frein.

Décidée quand même à ne pas rater cette course, je me résigne à prendre le départ toute seule. Et une fois sur place, prête et tout, comme une grosse envie de ne pas attendre 40 minutes le départ de la course. Une idée stupide  me traverse illico l’esprit… « et si je ne courais que le 6,2 kms qui part tout de suite ? » Même pas le temps de me ressaisir, le top départ de la petite course est donné et je suis loin de la ligne de départ, je pars, pas échauffée, à fond pour rattraper le peloton. Ma montre n’a même pas le temps de me localiser (la pauvre ne se réveillera qu’au premier kilomètre !).

Je rattrape et double assez facilement la fin de course, pas mal de personnes marchent déjà, et je m’inscruste dans la masse l’air de rien. J’ai l’impression qu’on va me repérer, que tout le monde sait que je ne suis pas sur la bonne course. Oui oui, la Gazelle est un peu parano par moment (on va mettre ça sur le compte d’un départ beaucoup trop rapide hein).

Le premier kilomètre glisse tout seul, je double du monde et me sens bien mais les piétons qui traversent coupent souvent ma trajectoire ou celles de mes co-runners.

Petit à petit, je sens que je paye mon départ précipité à froid et le deuxième kilomètre est déjà plus difficile à plier. Je tiens jusqu’au panneau du 2ème kilomètre puis me mets à alterner marche et course, comme à mes plus mauvaises heures de running. La fin de la première boucle approche quand des motards nous ordonnent de tenir la gauche car la tête de course arrive déjà… ! (bon dans les consignes générales on nous a dit de tenir la droite au maximum mais c’est pas grave). Le duo de tête me double juste au moment où je dépasse le stade, la moitié approche. Là les bénévoles crient qu’il faut tenir la droite… je ne comprends plus rien mais j’obéis bêtement.

Je rejoins le palais omnisport de départ, il y a plus de spectateurs que de concurrents sur le parcours, je ne sais plus où je dois aller. Je décide de longer la ligne de départ en espérant que ce soit la bonne route. Je suis coincée derrière deux geolettes qui vont se placer sur la ligne de départ du 10 kms sans possibilité de doubler, même lorsqu’ils s’arrêtent pour faire des selfies. Je comprends vite que c’est bien la bonne route mais je ne peux pas reprendre la course malgré tout, un bouchon se crée même derrière les geolettes (« pitié que je n’ai pas entraîné tous ces concurrents sur la mauvaise route, pitié pitié »). Ouf, cette ligne droite s’achève et c’est la bonne route, je peux reprendre.

J’en ai clairement plein les pattes des piétons qui traversent au milieu des coureurs et des bénévoles qui nous crient dessus. J’ignore même le ravitaillement pour terminer au plus vite même si j’alterne toujours marche et course, comme la plupart des coureurs autour de moi.

Je passe le 5ème kilomètre et j’entends le départ du 10kms déguisé… Je passe le 6ème kilomètre et j’entends au loin les motards qui font le chemin pour les tous premiers de la course suivante. Lorsque j’arrive à la bifurcation du stade, une bénévole me demande si je fais le 6 ou le 10kms pour m’indiquer la route… « euh vous croyez vraiiiiiment que je suis en tête de la course des 10kms ?? ». Ca a eu le mérite de me faire sourire.

Là je crois que c’est la fin de la fin, j’accélère dans la petite côte qui mène au stade, fais une photo d’anthologie devant les photographes pour… me rendre compte qu’il y a un beau tour de stade à faire avant d’en finir. FUUUUUUUCK.

Je donne tout ce que j’ai pour finir en courant, les spectateurs ne s’y trompent pas et m’encouragent comme si j’étais en train de réaliser un exploit monstre, ce qui me donne les petites ailes qui me manquaient pour finir (« bon la prochaine fois donnez-moi directement le masque à oxygène ce sera plus efficace »).

Et voilà une médaille de toute beauté pour me récompenser, en forme de sapin et fluorescente s’il vous plaît. Mon Gazou est encore dégoûté de ne pas l’avoir eue celle-là (*rire machiavélique*) !

J’ai aimé :

  • Tous les Pères/Mères Noël, tout le monde joue toujours le jeu
  • La médaille et les petits cadeaux (*gloussement de pintade*)
  • Le village du départ
  • L’ambiance au départ et sur la course
  • Les spectateurs
  • Les gentils bénévoles

J’ai moins aimé :

  • Les vilains bénévoles (même si je comprends que ce parcours en boucle les as sûrement rendu fous)
  • Les cafouillages et embouteillages de parcours
  • Forcément déçue de ne pas avoir fait LA course (mais vu la forme olympique que je tenais, pas grave)

Comme ça reste MA course et que l’ambiance reste topissime, je la referais probablement l’année prochaine mais j’espère bien que les points négatifs seront corrigés. Le site est par .

J’ai tenté… la CORRIDA DE NOËL à Issy-les-Moulineaux

J’ai tenté… la CORRIDA DE NOËL à Issy-les-Moulineaux

Date : 14 décembre 2014

Distance : 10 kms (un peu moins en réalité)

Dénivelé positif : 104m (une petite côte assez vilaine vers le 7ème kilomètre sinon que du plat)

Arme du crime : de vieilles baskets Adidas (merci maman) et le jogging du dimanche

Participants : 5000 et des brouettes inscrits, 4870 survivants à l’arrivée

Principe : ben tu cours (déjà ça commence bien) en déguisement de Père Noël et surtout tu peux soutenir un tas d’associations (Imagine for Margo, Mécénat Chirurgie Cardiaque, et Laurette Fugain entre autres très bonnes causes).

L’équipe de choc : Gazou, Papounet, Xav, Sylvie et moi bien sûr, Gazelle

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C’est par un très beau matin de décembre 2014 que nous avons pris la route pour Issy-les-Moulineaux. Lorsque nous arrivons, les enfants usent déjà le pavé dans des courses de 1,5 ou 3 kms. Il y a déjà beaucoup de monde. Quand tu n’es pas habituée, c’est franchement impressionnant d’arriver  au milieu de tous ces bénévoles, ces kilomètres de bouteilles d’eau (« quoi on ne prend pas l’apéro après les 10 kilomètres ? Ca sent l’arnaque ça ») et surtout ces milliers de Pères Noël affublés d’un dossard. Ni une ni deux on file aux vestiaires, on pose les sacs et c’est parti pour l’échauffement.

L’échauffement c’est une marée rouge qui se déhanche sur du David Guetta, c’est presque une secte pour tout vous dire. Et c’est absolument impossible de ne pas se laisser entraîner par toute cette déferlante d’endorphine « allez on lève les genoux » « on réveille tous ces petits muscles en sommeil ». Mais que d’énergie de bon matin !

« Punaise je transpire déjà c’est normal ? ».

En bonne néophyte je jauge la concurrence et c’est bien là le plus sympa, il y a de tout dans cette course :

  • le marathonien concentré (autant dire que lui il ne transpire pas hein)
  • la mère de famille encouragée par toute sa progéniture
  • le clown de service
  • le grand rondouillard rouge tomate (« coupain ?? »)
  • le vétéran détendu
  • les courageux qui ont troqué la tenue de papa Noël pour des flocons de neige, des lutins ou autres déguisements très recherchés (avec Gazou nous avons osé la touche fantaisie avec des écharpes guirlandes, « mais on est trop des foufous nous ! »)
  • la runneuse hyper lookée
  • le sociable qui encourage tout le monde avant le départ
  • les bandes de coupains/coupines ultra motivés (à deux doigts de lancer un pogo tellement ils sont impatients)

De tout je te dis, et surtout personne pour te juger, un vrai bonheur.

Tout le monde rallie la ligne de départ. Et là… quand t’as jamais vraiment couru de toute ta vie… il se passe plein de choses dans ta tête… tu as l’impression qu’il y a plusieurs Gazelles là haut qui se font gentiment la conversation. Petits extraits rien que pour vous : « mais c’est long comment 10 kilomètres ? », « si ça se trouve je vais déchirer grave », « punaise j’espère qu’ils ne vont pas arrêter la course avant que j’arrive hein », «allez, faut que je coure au moins le premier kilomètre », « des fois le corps il fait des trucs de fou avec l’adrénaline hein ? on sait jamais »…

10…9…8…7…6…5…4…3…2…1…

Top départ. En première vague il y a les vrais, ceux qui ne blaguent pas, et puis petit à petit la foule décolle et c’est à notre tour. Papounet prend le temps de me souhaiter bonne chance avant de partir au galop, Xav et Sylvie se sont déjà volatilisés au bout de 100m, on ne les reverra plus. Et mon Gazou ? Ben il reste avec sa Gazelle (« c’est meuuuugnon tout plein »).

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Déjà une première victoire, je me rappelle comment on fait pour courir. Ouf ! Allez c’est parti en petite foulée, je me surprends moi-même à tenir… 1km600… quoi c’est tout ? Mais je pensais avoir fait 5kms là… ils se sont trompés c’est sûr !

Et c’est là toute la beauté de cette course, plus tu rames plus tu as des supporters « allez les guirlandes bon courage », « l’essentiel c’est pas de gagner mais de participer » (béni sois-tu Pierre de Coubertin), « vous êtes beaux ne lâchez rien» (« ah vraiment ? le rouge tomate me va à ravir, je le note »).

Mais surtout, tu croises en route des tas d’enfants qui te tendent leur main pour taper dedans et ça te booste de fou. Du coup je me motive un peu, course/marche/course/marche/course/agonie/course/méga agonie… et les kilomètres défilent. Plus ça va moins on a de compagnie mais au moins, la route est à nous ! Gazou se balade, de temps en temps il tente un « ça descend là, on court un peu ? » mais il résiste à l’envie de m’abandonner, il est trop fort !

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Kilomètre 9, il n’y a plus grand monde pour nous indiquer la bonne route et les fanfares commencent à plier bagage… Ils ont déjà stoppé la course tu crois ?

Et en fait pas du tout, passé le dernier virage, une belle ligne droite nous attend, les supporters sont de retour (« attends bichon y en a encore deux qui arrivent là bas, c’est pas fini »), il y a des photographes pour immortaliser ma tête rouge tomate (« ça tombe bien, il paraît que ça me va bien ») et tu retrouves tes jambes comme au premier kilomètre. Choup choup choup, là j’ai l’impression d’être à 15 kilomètres/heure mais en fait pas du tout.

En guise de récompense nous avons le droit à une médaille/boule de neige (ma première ouiiiiiiiii) et à un chouette ravitaillement (« bon c’est sympa les fruits secs et la compote mais tout à l’heure j’ai commandé l’apéro moi »).

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Papounet nous attend sagement à l’arrivée (il est déjà passé au vestiaire récupérer son sac !), Xav et Sylvie sont sûrement déjà chez eux 🙂

Au final 10 kilomètres en mode tortue ça s’avale quand même bien, j’ai mis 1h23 en faisant vraiment n’importe quoi. Et surtout je me suis éclatée.

J’ai aimé (nan adoré) :

  • la marée rouge de Père Noël et les autres déguisements loufoques
  • les musiciens en bord de route (un groupe tous les kilomètres quand même)
  • être encouragée comme une rock star par des dizaines d’enfants
  • l’organisation impec, allez-y les yeux fermés, ils savent y faire à Issy
  • ce melting-peloton
  • l’ambiance de folie
  • le ravitaillement
  • les photos souvenirs (ben oui sinon les collègues elles me croiront jamais)
  • tester mes limites
  • l’échauffement, même si tu refroidis un peu avant le départ, ça vaut le détour
  • courir avec mon Gazou
  • courir pour une bonne cause

J’ai moins aimé :

  • rien de rien

L’édition 2015 a été annulée mais Gazou et moi rempilons pour cette année yeeha ! Et parce que je suis optimiste, cette année y aura un chouya d’entraînement n’est-ce pas ? Pour s’inscrire c’est par là : http://www.corrida-noel-issy.com/ . RDV le 11 décembre 2016.

Gazelle