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J’ai tenté… les BACCHANTES de PARIS

J’ai tenté… les BACCHANTES de PARIS

Date : 11 novembre 2016

Distance : officiellement 8kms mais ils ont perdu 500m en route

Dénivelé positif : 27m, du tout plat comme j’aime

Arme du crime : quasi la tenue de la vraie runneuse, mais j’ai quand même mis un tee-shirt bleu dans une foule toute orange pour qu’on ne me rate pas, on ne se refait pas

Participants : 1368 finishers

Principe : des gens tout moustachus qui courent pour lutter contre le cancer de la prostate (et quand tu sais que ça se passe dans le bois de Boulogne, tu te demandes si ils ne l’ont pas fait exprès)

L’équipe de choc : Papounet, Mamounette, Gazou et Gazelle

Papounet est un habitué des Bacchantes, il y participe depuis quelques années déjà. Du coup quand il a su que la Gazelle se mettait à la course à pied et que la Mamounette troquait les bâtons de marche nordique pour le running, il a motivé les troupes pour la bonne cause.

Et cette fois j’avais un peu la pression. Parce que pour la première fois, je m’entraîne un peu et que je n’avais pas le droit de me cramer ou de marcher les ¾ du parcours. Gazou me donne le ton, il a presque retrouvé sa forme olympique et il veut claquer un chrono… Bref, je vais devoir faire sans mon régulateur de vitesse cette fois-ci.

L’ambiance dans le « village » (vous pouvez noter là une magnifique utilisation du lexique du runner, je viens de passer le niveau 2) est très sympa. Il y a moins de monde que sur les autres courses que j’ai tenté, cela ressemble un peu plus à une course de quartier. Mais malgré le froid, les troupes sont motivées et rivalisent de belles moustaches. D’ailleurs un vétéran avec une moustache sublime, Philippe, parade fièrement, c’est SON moment de l’année (ça n’a quand même pas l’air très très aérodynamique ça)/ Et même qu’il s’amuse à faire du photobombing, une vraie star.

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Un premier échauffement a lieu dans le gymnase puis un deuxième sur la ligne de départ. Comme l’indique le slogan de la course (« une course pas sérieuse pour une cause sérieuse »), c’est un peu du grand n’importe quoi, on fait des squats, on tourne en rond en s’accrochant à notre voisin, on pousse un cri de guerre, etc, mais ça marche le peloton est à bloc et on n’a même pas froid. Au passage on envoie un petit message fraternel aux copains moustachus de Toulouse, « c’est nous qu’on crie le plus fort ». Avec tout ça on ne voit pas l’heure défiler, c’est déjà le départ.

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Tout le monde part en même temps, il n’y a pas de sas ici, tout est à la bonne franquette. On part quasiment devant, du coup je me faufile entre deux machines de guerre pour rejoindre la corde, c’est moins risqué. Gazou part comme une flèche je ne le reverrai pas. Papounet soutient la Mamounette qui s’accroche avec un joli mal de dos. Je passe devant et je les perds aussi définitivement.

On commence par un peu de route, ça glisse mais on s’en fout. Puis on fait une petite boucle dans le bois de Boulogne, il y a un peu de bouillasse mais rien n’atteint le moral des troupes.

parcoursbacchantes

Et puis je cours, je cours, je cours, je me fais doubler de tous les côtés mais je m’en fiche je tiens un bon rythme (un chouya trop vite peut-être mais l’adrénaline me fait tenir). Km 2, ça va, km 3 je gère, km 4 j’ai trop poussé je marche un peu.

Ah bah non pas le droit de marcher. Y a quelqu’un qui m’attrape le bras et qui me dit qu’il ne faut jaaaaamais marcher. Je me retourne et je découvre que c’est Sonia (des Chroniques de Sonia ndlr) qui me traîne. « Waaa le hasard des fois je te jure ». Bon je suffoque comme un bœuf, je ne suis pas capable de lui aligner trois mots mais ça a bien fait rire son pote que je la reconnaisse illico. Je les suis 300m puis je ralentis parce qu’elle a beau papoter, elle court trop vite pour Gazelle la Girafe. Je la vois ramasser une autre dame un peu plus loin, y a pas à dire, elle rebooste les troupes.

Je m’arrête encore une fois (oui oui je sais… PAS BIEN) mais à peine dix secondes et une dame de la cinquantaine prend le relais. Elle me dit de courir avec elle parce que j’ai pas du tout le bon rythme (« ah bon ?? vous êtes sûre ? »), qu’on va papoter pour réguler notre souffle. Me voilà partie et cette fois je ne m’arrêterai plus (si si pour de vrai). Et cette dame là elle me donne une vraie leçon. Pas de course à pied hein, parce que je le savais déjà que je faisais n’importe quoi. Nan nan, elle me dit qu’elle s’est mise à la course à pied parce qu’elle a la sclérose en plaque et que courir lui donne la sensation de mettre un beau coup de pied au cul de la maladie. Et elle me dit aussi qu’elle fait les Bacchantes tous les ans parce que son mari a eu le cancer de la prostate et que ça lui tient à cœur de se battre pour lui et les autres aussi. Bon bah je peux te dire que quand on te dit ça tu ne parles pas de ton stupide point de côté et que tu continues, quoi qu’il en soit. Et en plus de ça, elle ralentit chaque fois qu’elle sent que je n’ai plus trop de souffle pour parler, elle me pousse quand elle sent qu’on peut accélérer à nouveau, une vraie coach personnelle je vous dis. A l’approche de l’arrivée, elle me décroche un peu mais me fait promettre de ne pas arrêter. Non seulement je ne marche pas mais en plus je trouve les jambes et le souffle pour « sprinter » (à la Gazelle bien sûr) les 200m qui me séparent de l’arrivée.

Et ben j’en suis pas peu fière quand je passe la ligne. Déjà ma nouvelle copine m’attend pour me féliciter, je lui tombe littéralement dans les bras. Et puis ma montre m’affiche un chrono fort acceptable. Et surtout, surtout… je suis arrivée avant le Papounet. Oui je sais qu’il a soutenu la Mamounette tout le long de la course mais au moins je l’aurais vécu une fois dans ma vie ça.

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De retour au village je retrouve mon Gazou, il y a un fort joli buffet de ravitaillement et une séance d’étirements. Pour une « petite » course, tout est sacrément bien fait.

Avec, cette belle organisation, cette super ambiance et la bonne cause qui nous fait tous galoper, je suis prête à re-signer pour les prochaines éditions. Le site c’est par ICI.

J’ai aimé :

  • soutenir la lutte contre le cancer de la prostate
  • courir une distance fort abordable
  • battre Papounet et Mamounette (même si le dos de la Mamounette m’a bien aidé)
  • l’organisation impeccable
  • le buffet d’arrivée
  • toutes ces belles moustaches (et il y en a qui ont de l’imagination)
  • les belles rencontres faites sur la course
  • l’ambiance « petite » course (au moins pas de file d’attente pour la consigne et les toilettes, pas d’attente interminable sur la ligne de départ)
  • les bénévoles, tous plus sympas les uns que les autres
  • pulvériser mon temps des 5 kms (35 minutes ouaiiiiiiiiiis)
  • pour les dames seulement, il y avait un petit sac de miniatures Avène, parfaites pour partir en week-end (là c’est encore mon âme de pintade qui ouvre un cadeau qui parle)

J’ai moins aimé :

  • en chipotant un peu on peut dire que le parcours n’a rien d’exceptionnel mais faudrait vraiment être une grosse râleuse pour leur en tenir rigueur (avec les contraintes de sécurité tout ça, tout ça).