J’ai tenté… l’ODYSSEA de Paris

J’ai tenté… l’ODYSSEA de Paris

Date : 4 octobre 2015

Distance : 10 kms

Dénivelé positif : 48m, quasiment tout plat

Arme du crime : les fameuses baskets qui chôment toute l’année, encore un beau jogging du dimanche (parce qu’on ne se refait pas) et le tee-shirt rose de la course

Participants : 14256 à l’arrivée, ça fait du beau monde tout ça

Principe : une jolie marée rose pour soutenir la recherche contre le cancer du sein (l’Odyssea c’est plus de 5 millions d’euros récoltés en 15 ans dans toute la France).

L’équipe de choc : Gazou, Papounet, Xav, Sylvie

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Presque un an après la Corrida de Noël, et beaucoup beaucoup d’heures passées à ignorer mes belles chaussures flambants neuves qui me jugent méchamment, voilà que le papounet me dit « Gazelle, y a une copine à Sylvie qui bosse chez Gustave Roussy qui peut nous avoir des dossards pour l’Odyssea… ». N’écoutant que mon bon cœur (et ignorant allègrement mes poumons), je nous inscris avec Gazou.

Et c’est comme ça que je me retrouve pour la deuxième fois au départ d’une course. Et première surprise, avec le dossard bleu, je me retrouve dans le premier sas de départ (« euh y a moyen d’être sous classée là svp ? »). Et là je suis au beau milieu de vrais athlètes, de paires de baskets multicolores et tout et tout. « Bon… par mesure de sécurité, je vais vite me coller à droite pour pas gêner hein ».

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Cette fois, point d’angoisse, je sais ce qui m’attend (« ouais j’ai couru un total de 10kms cette saison moi héhé »), juste un peu d’impatience d’en découdre avec moi-même et encore une fois cette ambiance de départ de foly. C’est top de se retrouver au milieu de ces gens au naturel qui courent pour une bonne cause. Ici aussi les profils se mélangent et personne ne me regarde de haut, même dans mon sas de fous furieux.

Le départ est donné, j’esquive quelques fous furieux pour filer sur la droite et je trottine. Mais c’est que ça part très vite, moi je ne sais pas du tout à quel rythme courir. Evidemment j’ai déjà perdu Sylvie, Papounet et Xav mais Gazou m’a promis que tant que je cours, il reste avec moi. « Gazelle tu pars trop vite tu vas te cramer » qu’il me dit. « Mais nan de toute façon que je coure vite ou pas je tiens 10 minutes mon Gazou »… Bien sûr je me suis cramée. Et cette fois le Gazou a filé, j’ai bien tenté de m’agripper à ses baskets mais il n’a pas voulu !

Km 2 je sens que tout mon corps me fait la gueule, même en marchant j’ai du mal à récupérer ! Fidèle à ma technique éprouvée et approuvée, j’alterne marche et course. Je tente de faire du 50/50 marche/course mais bon j’arrive vite à du 90/10.

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Quand je marche je me fais doubler par un groupe de filles motivées par un monsieur super énergique (« oh la chance un coach dopé à la vitamine »). Et quand je cours, je les double à mon tour. Je vous laisse visualiser un peu mon rythme hein. Mais au moins comme ça je me sens un peu moins seule et je profite de la bonne humeur du monsieur.

Bon ceci dit à l’Odyssea tu n’es jamais seul, je me fais doubler de tous les côtés (oui même rangée sur le côté, je gêne, il y a des gens pressés ici), les dossards bleus sont loin déjà, les dossards verts commencent à me doubler et puis les premiers dossards oranges me rattrapent peu à peu. Compagnie assurée jusqu’au bout, c’est ça qui est chouette.

Ici aussi il y a des supporters en masse et quelques groupes de musique pour te booster tout le long de la route.

Km 7 je ne me rappelais pas que c’était aussi long 10kms, les bois de Vincennes c’est sympa mais cette allée royale me paraît iiiiiinterminable.

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Km 9 je me sens à nouveau pousser des ailes, surtout que cette fois je suis encore largement accrochée au peloton et que les supporters s’enflamment de plus en plus à mesure que la fin approche. Mais il y a tellement de monde sur cette arrivée que ce n’est pas possible de sprinter (« oh et moi qui suis la reine du sprint, ils exagèrent là ils ont tué mon chrono, qu’on m’amène le responsable sivouplait »). A plus de 300m de l’arrivée c’est les bouchons, plus moyen d’avancer. Je peste en piétinant d’impatience jusqu’à l’arche d’arrivée. Et ça nous prend presque 10 minutes pour y être…

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Ah ça y est voilà l’arche, c’est officiellement terminé. Là c’est encore la galère pour rejoindre les consignes de sacs, il faut plus d’une demi-heure pour sortir des grilles et passer le peloton de la course de 5kms qui est déjà massée au départ.

Chacun récupère un sac à dos ficelle griffé Odyssea avec de quoi récupérer de la course (barres de céréales, eau), un déo pour les pieds et des coupons de réduction pour s’équiper pour la course à pied. Gazou a dû me les confisquer une fois à la maison pour éviter de faire la même bêtise qu’avec les baskets l’année d’avant. « Mais Gazou arrête j’ai trop besoin d’un camelbak, je vais le rentabiliser promis juré ; bon laisse-moi au moins prendre un short thermoaérodynamique en plastique azoté du Népal, c’est indispensable pour améliorer tes performances ».

Je suis rincée, un peu stressée par cette foule qui n’arrive pas à bouger mais heureuse d’avoir bouclé mon deuxième 10kms et… cerise sur le gâteau, j’ai amélioré mon chrono du 10K wooooopi !

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J’ai aimé :

  • Courir pour la recherche contre le cancer du sein
  • L’ambiance sur la course
  • Cette jolie vague rose
  • Encore un beau melting-peloton
  • Le parcours dans les bois de Vincennes

J’ai moins aimé :

  • Me faire bousculer par les fous furieux
  • L’arrivée compacte en mode périph parisien du vendredi soir

Nous n’avons pas pu nous aligner au départ de l’Odyssea 2016 mais si notre emploi du temps de ministre (rien que ça) nous le permet, nous serons au départ en octobre 2017. Le site de l’Odyssea, c’est par ICI.

Gazelle

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