J’ai tenté… la FRAPPADINGUE PANAM XTREM au Val de Seine

J’ai tenté… la FRAPPADINGUE PANAM XTREM au Val de Seine

Date : 18 octobre 2015

Distance : 13 kms

Arme du crime : des baskets de trail (elles y sont restées les pauvres, rip), pantacourt et sous pull respirants, tee-shirt de notre team porté très très fièrement

Participants : 5000 allumés à peu près

Principe : tout un tas de gens déguisés qui courent sur 13 kms et environ 40 obstacles, des boueux, des très très boueux, des infranchissables, des très hauts, des très mouillés et très froids

L’équipe de choc : Gazou, Aud, Mika, Vince, Coco

Cette idée là, c’est Aud qui l’a lancée comme ça lors d’un fol apéro de janvier 2015. Une collègue à elle lui en a parlé et elle n’en démordait pas : faut qu’on la fasse. L’équipe s’est vite constituée (12 motivés au départ, 6 inscrits au final, je dis ça, je dis rien).

Et parce que j’aime pas revenir sur mes promesses (même celles faites à l’heure de la caïpirinha), avec Gazou on s’est inscrits illico. Bon la première douche froide c’est le prix : 53euros si tu t’y prends tôt, 60euros sinon.

« Aud faut un nom d’équipe… ? ». Après moultes réflexions, nous nous sommes auto-baptisés les boulets. Quand je vous dis qu’on assume TOUT…

Et nous n’en avons plus reparlé jusqu’à… J-7. « Oh punaise, c’est vrai qu’on a ce truc la semaine prochaine… » Bon, faut la tenue. S’ensuit une véritable expédition chez Décathlon pour en ressortir avec de joulis tee-shirt XXL couleur jaune-on-peut-pas-nous-rater. Et  parce qu’il faut porter fièrement notre nom d’équipe, nous les avons customisés.

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Vince décide de prendre la go-pro, un moment pareil il faut l’immortaliser.

Et puis le temps a filé et on s’est retrouvé, le jour J, en vague 6 pour le départ. Là, il y a un animateur bourré de champi (enfin j’ose espérer que ce n’est pas son état normal) qui motive les troupes, se jette dans la foule, lance des défis aux participants. Bref nous sommes partis survoltés.

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Ça commence gentiment par des ballots de paille et puis 400m plus tard… la surprise que tu es trop-méga-hyper contant de trouver : un mur de boue. Là tu es dans le bain direct. Tu y rentres tout propre et tout sec, tu en sors marron et gluant. On faisait déjà moins les fiers.

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Les obstacles s’enchaînent. Il y en a pour tous les goûts : tuyaux à remonter, barbelés pour ramper dans la boue, glissade, cochon pendu, échelle horizontale, structure gonflable, rampes à escalader, bassin d’eau gelée, sacs de plomb à trimballer, etc. J’en passe et des plus charmants. Au fil des obstacles, je me pose de sérieuses questions sur la santé mentale des organisateurs (« sont pas copains avec le type de Saw ceux-là ? »).

Pour franchir les obstacles les plus rudes, il faut s’entraider, avec les boulets on ne se lâche pas d’une semelle. On trottine entre chaque obstacles. En route on entend des « allez les boulets », « high five Gazelle » de la part d’autres participants, ça réchauffe nos petits cœurs tout ça.

Et puis l’euphorie du départ s’estompe peu à peu, on sent vite le froid et l’humidité qui démolissent Dame Motivation. Aucun panneau n’indique le kilométrage, Mika nous voit presque arrivés, Gazou nous voit au premier tiers… On commence heureusement à voir l’arrivée yee… ha mais non il y a un virage dans le mauvais sens là…

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Et ce que nous ne savions pas encore à ce moment-là, c’est qu’on partait à l’opposé de l’arrivée, pour une longue, très longue, ligne droite. Et pendant ce temps-là, on croise d’autres participants qui reviennent dans l’autre sens (et ils ont l’air d’être passés par une essoreuse). Ça ne s’arrête plus et dans nos petites têtes on se dit qu’il faudra refaire tout ce chemin dans le sens inverse.

Pendant la glissade, un participant atterrit violemment sur le genou de Coco, elle essaye de reprendre la course mais c’est fini pour elle. (Deux mois de convalescence quand même, elle n’a pas fait ça à moitié).

On arrive enfin tout au bout de la cette ligne droite et c’est là qu’on trouve le ravitaillement. Il y a du saucisson et des gâteaux… Et alors sur ce coup là on a été très bons, on a carrément honoré la pitance, les bénévoles ont bien rigolé (« on est comme ça nous on se donne à fond sur TOUTES les épreuves »).

Et puis il faut prendre le sens inverse. Et là,… parce que tu viens tout juste de reprendre des forces et que tu as séché un chouya, les organisateurs ont eu la bonne idée de nous faire plonger dans le lac avant de rebrousser chemin. « Sont complètement sadiques ces gens-là, faut les enfermer. »

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Je ne me rappelle même plus vraiment de la suite, j’ai couru, couru, couru non stop dans la foulée de Mika et Gazou ; on a perdu Aud et Vince qui n’arrivaient plus à courir. On les attend pour les derniers obstacles parce que les boulets ils franchissent la ligne d’arrivée ensemble ou ils ne la franchissent pas du tout, c’est comme ça.

Ligne d’arrivée… J’ai plus de pieds, de genoux, de dos et de voix,… « Bof c’était pas si dur ». Oui je souffre d’amnésie sélective, c’est trèèèès pratique.

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Et là tu dois marcher un peu pour retrouver le parking. Toi tu as ta médaille autour du cou, tu retrouves le sourire même si tu es gelé de la tête aux pieds et tu croises plein de participants qui en sont quasiment au début du parcours et tu compatis tellement !! « C’est encore loin l’arrivée ?? » qu’ils osent demander. Euh… « techniquement elle est juste derrière cet obstacle…mais euh… vous avez un petit crochet à faire avant, une boutade quoi, que dis-je un quolibet ». Pas eu le courage d’en dévoiler plus…

Et bien pour résumer, ce qui est fait n’est plus à faire. Je suis contente d’avoir participé (« maintenant sur mon cv je peux dire que je suis une Frappaouf héhé ») mais plus jamais jamais ce genre de course pour moi. Mika et Gazou sont un peu masos, ils parlent maintenant de Mud Day mais je crois que le reste de la team boulet ne rempilera pas !

J’ai aimé :

  • Les déguisements (avec une mention pour l’équipe des Borat en « string » tout en plastique sur les bijoux… j’ai eu mal pour eux, vraiment très mal)
  • L’ambiance au départ
  • Le manque de sérieux des participants
  • Le départ par vagues
  • Tester mes limites (et les avoir bien mais alors très bien atteintes)
  • Découvrir des muscles qui m’étaient jusque-là absolument inconnus
  • Courir avec mes boulets
  • Les obstacles variés
  • Regarder le film de Vince avec les coupains, on en rigole bien après le calvaire
  • La schtroumph attitude des jours suivants, les collègues m’ont prise pour une vraie machine de guerre

J’ai moins aimé (voire détesté) :

  • Le froid et l’humidité
  • Les bouchons (près de 30 minutes d’attente au cochon pendu par exemple)
  • Les gens qui ne participent pas et qui te jugent (pour ne pas dire pire) en bord de parcours
  • La grippe qui a suivi

Bon courage aux prochains Frappaoufs, le site c’est par ICI.

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