Fini de rigoler, c’est parti pour l’entraînement

Fini de rigoler, c’est parti pour l’entraînement

Pour être tout à fait honnête, lorsque l’idée de prendre mon clavier a commencé à me trotter dans la tête, je me suis dit qu’il valait mieux attendre de voir si j’étais vraiment motivée par la course et avoir quand même quelques trucs à blablater. Cela fait donc quelques semaines que je foule le pavé à raison de trois fois par semaine. Bon rien ne me garantit que ça va continuer sur cette lancée (« froid de canard, épisode 1, bonjour ») mais la courbe de motivation est au max pour le moment.

motivation

C’est parti pour le débrief.

Les premiers entraînements c’est… comment dire, le grand portnawak. Parce qu’il faut le dire, tu n’es pas bien équipé (« mais j’ai mes joulies baskets ça va »), tu ne sais pas trop pour quel parcours opter et tu pars toujours trop vite.

Je ne parle même pas de la respiration. Enfin si parlons-en une bonne fois pour toutes… je fais plus de bruit qu’un cerf en rut. Ça c’est fait. Ben oui au lycée madame Dragon n’a pas cessé de me répéter qu’il faut inspirer et expirer au rythme des foulées genre 2 inspis/3 expis/2 inspis/3 expis, vous avez compris le topo. Et pour vous prouver à quel point c’est ridicule, il y a deux jours je suis tombée en plein jogging des pompiers dans le bois (« ça pour le coup c’est très très motivant »). Il y en a quand même deux qui m’ont demandé si ça allait et un qui m’a presque supplié de ralentir (« je peux pas monsieur, mes pieds ils font ce qu’ils veulent là »). Bref… au moins on sait que je suis là, même les sangliers ils le savent.

Donc pour commencer j’ai décidé de réduire au maximum les kilomètres sur bitume pour protéger mes petits genoux pas habitués, je commence dans les bois et je finis par la ville ce qui me permet d’adapter la distance à ma forme du jour (un zigzag par ci, un zigzag par là ou bien le méga raccourci).

J’ai lu des programmes d’entraînements faits par des gens qui savent de quoi ils parlent mais ça m’a fatiguée rien que de voir ça (« parce que tu crois vraiment que dans un mois je peux courir 40mn et qu’EN PLUS je peux faire la conversation en même temps ???? mais ti es fou »). J’ai lu des gens qui ne jurent que par le fractionné et ça fait franchement peur, des trucs du genre 10 minutes course rapide / 5 minutes course lente/10minutes course rapide/etc… mouais et où est le plaisir dans tout ça ?? On y reviendra peut-être un jour mais pour le moment je fais tout au feeling.

Pour la tenue je mets le jouli tee-shirt du semi-marathon chez Mickey parce qu’avec ça, même si tu cours comme un escargot asthmatique, tu le fais fièrement et les gens osent moins te pointer du doigt quand ils croient que t’es une machine de guerre. Et pi ça me rappelle que je suis capable de relever des défis quand même. Pour le pantalon on se refait pas… c’est le jogging du dimanche, ça suffit laaargement pour l’instant.

mybasket

« Mon préccccieux »

Les écouteurs sur les oreilles pour me motiver, je recycle ma playlist spéciale ménage, ça c’est de la rentabilité. Les écouteurs tombent tous les 10m, je vais en réclamer des meilleurs pour (la 3ème édition de) mes 29 ans.

Je mets en route l’appli GPS, surtout parce que je veux des preuves irréfutables de mes efforts, et aussi parce que j’aime trop voir les calories brûlées (« oh punaise encore 300m et je tiens ma pizza pour ce soir »).

Avec tout ça, j’imagine bien le jouli portrait-robot de moi-même que je viens de dresser dans vos petites têtes… Bref, je m’égare.

Une fois que tout est prêt, y a plus qu’à courir…

Un seul objectif au départ, courir le plus longtemps possible et ça peu importe la vitesse, même à 6km/h je serais contente tant que je cours. Bon « longtemps » hein… je ne vous fais pas de dessin. Après trois semaines, je cours 15 minutes, avec un rythme disons « fluctuant », après je marchouille le temps de ranimer mes poumons (2 minutes environ) et je reprends quelques minutes de course. Quand je sens que c’est le moment de rentrer, je marche un peu et puis je « sprinte » jusqu’au portillon de la délivrance. Au fil des séances, j’arrive à augmenter peu à peu le temps de mes sorties, la distance et à limiter la marche. Et tout ça, j’en suis pas peu fière, je vous le dit. Un petit pas pour mes baskets, un grand pas pour la Gazelle.

tomate-run

Quelques étirements pour finir ; c’est sans doute le moment préféré des voisins, quand la tomate s’adonne aux génuflexions, ça vaut le détour. Même pas honte en plus !

TO BE CONTINUED

Gazelle

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