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Catégorie : Les courses

Review de courses

J’ai tenté… la CORRIDA de NOEL nouvelle version

J’ai tenté… la CORRIDA de NOEL nouvelle version

Date : 11 décembre 2016

Distance : 6,2 kms (deux courses de 10kms au programme pour les plus courageux)

Dénivelé positif : quasiment tout plat

Arme du crime : le joli costume de Mère Noël

Participants : plus de 600 sur le 6kms, bien plus encore sur le 10kms déguisé (plus de 4000)

Principe : toujours le même, une course très fun pour la bonne cause

L’équipe de choc : Gazelle rien que Gazelle…

Après une édition 2015 annulée suite aux attentats de novembre 2015, c’était le grand retour de la Corrida de Noël. Bien sûr, pour des mêmes raisons de sécurité, la course a été quelque peu modifiée avec une boucle de 3kms répétée à chaque course 2 à 3 fois… Mais peu importe, la Corrida d’Issy c’est MA course, celle qui m’a fait chausser les baskets la toute première fois et surtout une course très fun donc avant même de savoir quel était le parcours, avec Gazou nous nous sommes inscrits.

Couchée bien trop tard la veille (anniversaire de dingue la veille), les poumons encore encrassés des cigarettes fumées la veille, Gazou qui a très mal au ventre le matin même et ne peux pas prendre le départ… même en « regardant le verre à moitié plein », ma motivation prenait un sacré coup de frein.

Décidée quand même à ne pas rater cette course, je me résigne à prendre le départ toute seule. Et une fois sur place, prête et tout, comme une grosse envie de ne pas attendre 40 minutes le départ de la course. Une idée stupide  me traverse illico l’esprit… « et si je ne courais que le 6,2 kms qui part tout de suite ? » Même pas le temps de me ressaisir, le top départ de la petite course est donné et je suis loin de la ligne de départ, je pars, pas échauffée, à fond pour rattraper le peloton. Ma montre n’a même pas le temps de me localiser (la pauvre ne se réveillera qu’au premier kilomètre !).

Je rattrape et double assez facilement la fin de course, pas mal de personnes marchent déjà, et je m’inscruste dans la masse l’air de rien. J’ai l’impression qu’on va me repérer, que tout le monde sait que je ne suis pas sur la bonne course. Oui oui, la Gazelle est un peu parano par moment (on va mettre ça sur le compte d’un départ beaucoup trop rapide hein).

Le premier kilomètre glisse tout seul, je double du monde et me sens bien mais les piétons qui traversent coupent souvent ma trajectoire ou celles de mes co-runners.

Petit à petit, je sens que je paye mon départ précipité à froid et le deuxième kilomètre est déjà plus difficile à plier. Je tiens jusqu’au panneau du 2ème kilomètre puis me mets à alterner marche et course, comme à mes plus mauvaises heures de running. La fin de la première boucle approche quand des motards nous ordonnent de tenir la gauche car la tête de course arrive déjà… ! (bon dans les consignes générales on nous a dit de tenir la droite au maximum mais c’est pas grave). Le duo de tête me double juste au moment où je dépasse le stade, la moitié approche. Là les bénévoles crient qu’il faut tenir la droite… je ne comprends plus rien mais j’obéis bêtement.

Je rejoins le palais omnisport de départ, il y a plus de spectateurs que de concurrents sur le parcours, je ne sais plus où je dois aller. Je décide de longer la ligne de départ en espérant que ce soit la bonne route. Je suis coincée derrière deux geolettes qui vont se placer sur la ligne de départ du 10 kms sans possibilité de doubler, même lorsqu’ils s’arrêtent pour faire des selfies. Je comprends vite que c’est bien la bonne route mais je ne peux pas reprendre la course malgré tout, un bouchon se crée même derrière les geolettes (« pitié que je n’ai pas entraîné tous ces concurrents sur la mauvaise route, pitié pitié »). Ouf, cette ligne droite s’achève et c’est la bonne route, je peux reprendre.

J’en ai clairement plein les pattes des piétons qui traversent au milieu des coureurs et des bénévoles qui nous crient dessus. J’ignore même le ravitaillement pour terminer au plus vite même si j’alterne toujours marche et course, comme la plupart des coureurs autour de moi.

Je passe le 5ème kilomètre et j’entends le départ du 10kms déguisé… Je passe le 6ème kilomètre et j’entends au loin les motards qui font le chemin pour les tous premiers de la course suivante. Lorsque j’arrive à la bifurcation du stade, une bénévole me demande si je fais le 6 ou le 10kms pour m’indiquer la route… « euh vous croyez vraiiiiiment que je suis en tête de la course des 10kms ?? ». Ca a eu le mérite de me faire sourire.

Là je crois que c’est la fin de la fin, j’accélère dans la petite côte qui mène au stade, fais une photo d’anthologie devant les photographes pour… me rendre compte qu’il y a un beau tour de stade à faire avant d’en finir. FUUUUUUUCK.

Je donne tout ce que j’ai pour finir en courant, les spectateurs ne s’y trompent pas et m’encouragent comme si j’étais en train de réaliser un exploit monstre, ce qui me donne les petites ailes qui me manquaient pour finir (« bon la prochaine fois donnez-moi directement le masque à oxygène ce sera plus efficace »).

Et voilà une médaille de toute beauté pour me récompenser, en forme de sapin et fluorescente s’il vous plaît. Mon Gazou est encore dégoûté de ne pas l’avoir eue celle-là (*rire machiavélique*) !

J’ai aimé :

  • Tous les Pères/Mères Noël, tout le monde joue toujours le jeu
  • La médaille et les petits cadeaux (*gloussement de pintade*)
  • Le village du départ
  • L’ambiance au départ et sur la course
  • Les spectateurs
  • Les gentils bénévoles

J’ai moins aimé :

  • Les vilains bénévoles (même si je comprends que ce parcours en boucle les as sûrement rendu fous)
  • Les cafouillages et embouteillages de parcours
  • Forcément déçue de ne pas avoir fait LA course (mais vu la forme olympique que je tenais, pas grave)

Comme ça reste MA course et que l’ambiance reste topissime, je la referais probablement l’année prochaine mais j’espère bien que les points négatifs seront corrigés. Le site est par .

J’ai tenté… la CORRIDA de THIAIS

J’ai tenté… la CORRIDA de THIAIS

Date : 27 novembre 2016

Distance : 5kms tout pile (il y a une course de 10kms pour les plus sportifs)

Dénivelé positif : 6m, du faux plat de partout

Arme du crime : le grand classique (pas pu mettre le costume, il était tout cassé, mais pas grave on peut dire que j’étais déguisée en tomate quand même)

Participants : plus de 4000 sur l’ensemble des courses

Principe : un paquet de gens déguisés qui dévalent les rues de Thiais

L’équipe de choc : Gazou et Gazelle en n’amoureux

C’est à l’arrivée des Bacchantes que m’a prise l’idée de participer à la corrida de Thiais (bien aidée par une dame qui donnait des prospectus pour la course, ils font de la pub paaaaartout pour cette Corrida). Une petite course délirante et pas chère dans les rues de ma ville natale, que demander de plus ?

On se lève complètement crevés par ce beau dimanche de novembre, une horrible semaine de travail et une soirée d’anniversaire la veille ont un peu ruiné nos ambitions de record mais peu importe, la motivation est là quand même.

Première mission, garer la Gazou mobile près du Palais Omnisport.  Victoire.

Deuxième étape, trouver le Palais, récupérer les dossards et poser les sacs à la consigne. Tout est sacrément bien organisé et sécurisé. On nous offre des tee-shirts jaune et gris de toute beauté (le monsieur qui m’a donné mon tee-shirt a dû avoir une semaine très très difficile lui aussi vu qu’il me propose un taille S… « merci monsieur, même mon gros loukoum de chat ne passe pas là-dedans »).

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On rejoint la ligne de départ, il n’y a pas d’échauffement mais un beau défilé de déguisements, en veux-tu en voilà. Des hommes des cavernes, des gardes suisses, des nonnes, des tutus, des léopards et même une jolie banane. Le cortège va avoir fière allure.

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C’est l’heure du selfie pourri (ça c’est de la tradition), on sautille pendant que monsieur le Maire nous encourage et nous rappelle que malgré l’état d’urgence, la corrida de Thiais perdure et perdurera parce que le sport c’est la santé (« redis-moi ça à l’arrivée pour voir »).

Les goélettes tirées par les machines de guerre partent devant. Et puis sans le moindre petit décompte, le départ est donné, même pas eu le temps de réveiller la Garmin.

On part tranquille, les fous furieux nous grillent dès la première ligne droite et on se retrouve vite avec les coureurs pépères, ceux qui sont plus là pour la déconne que pour la performance (mes préférés). Le parcours est chouette, il y a de la place, personne ne bouscule pour doubler. Un monsieur court en pyjama avec son chien en peluche, apparemment c’est la star locale, il y a du monde qui l’encourage sur le bord de la route et il a le droit à sa petite interview sur la ligne d’arrivée.

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Le parcours nous fait passer dans MA rue, c’est rigolo de passer devant ma maternité, mon école, mon appartement, ma colline aux indiens (comprendra qui pourra). On paralyse complètement la circulation dans Thiais, des dizaines de bénévoles sont à la circulation et encouragent les troupes au passage.

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Des percussions rythment la course sur quelques mètres et nous voilà dans la cambrousse de Thiais, celle que personne ne sait qu’elle est là, c’est sympa de s’éloigner de la ville et de courir dans la verdure.

Mi-parcours, la fatigue me rattrape, première petite pause. Le monsieur en pyjama est survolté il nous menace de nous dénoncer à la brigade des machines de guerre. Du coup on reprend assez vite notre trottinade. Un kilomètre plus loin, deuxième coup de barre, encore une mini-pause. Le panneau 4kms me remet d’aplomb et on repart de plus belle jusqu’à la ligne d’arrivée. Décidément, je n’ai pas la moindre énergie ce matin (pourtant je me suis forcée à avaler une ignoble barre de céréales avant de partir), je rame sur une distance qui me va assez bien à mon niveau.

Pas grave, je lâche tout sur le petit tour de stade qui marque l’arrivée, j’aime bien doubler du monde et faire semblant d’être une vraie de vraie quand je passe la ligne d’arrivée (je préfère ignorer le fait que ma tête rouge tomate me trahit à chaque fois).

Nous avons le droit à une fort joulie médaille. Moi je vois une ou deux étoiles mais « le sport c’est la santé » hein. Les enfants prennent le départ pour une course de 1,6kms alors qu’on rejoint le palais pour une petite collation fort méritée.

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Et bien malgré tout c’est encore une mission accomplie pour los Gazellos. Pas de record, des difficultés que je n’avais plus ces derniers temps mais contente d’avoir chaussé mes joulies baskets sur cette course.

« Au fait, elle est où la voiture ? » Bah elle est coincée par le départ du 10 kms voyons ! Pas grave, on s’improvise voiture balai sur deux kilomètres.

Allez rendez-vous dans deux semaines pour la Corrida d’Issy-les-Moulineaux.

J’ai aimé :

  • L’organisation et tous ces gentils bénévoles
  • Le parcours tout fluide, presque tout plat
  • Tous ces beaux déguisements (et surtout cette belle banane)
  • Courir une petite distance
  • Le départ rapide
  • La sécurité mise en place autour de l’événement
  • Le débardeur technique offert à tous les coureurs (il va bien servir l’été prochain… en espérant que je courre toujours)
  • La jolie médaille
  • Les consignes à bracelets

J’ai moins aimé :

  • L’absence d’échauffement
  • L’absence d’eau à l’arrivée (il y en a au buffet dans le gymnase mais il faut bien compter 10 minutes avant d’y accéder après la course avec les contrôles de sécurité).
J’ai tenté… les BACCHANTES de PARIS

J’ai tenté… les BACCHANTES de PARIS

Date : 11 novembre 2016

Distance : officiellement 8kms mais ils ont perdu 500m en route

Dénivelé positif : 27m, du tout plat comme j’aime

Arme du crime : quasi la tenue de la vraie runneuse, mais j’ai quand même mis un tee-shirt bleu dans une foule toute orange pour qu’on ne me rate pas, on ne se refait pas

Participants : 1368 finishers

Principe : des gens tout moustachus qui courent pour lutter contre le cancer de la prostate (et quand tu sais que ça se passe dans le bois de Boulogne, tu te demandes si ils ne l’ont pas fait exprès)

L’équipe de choc : Papounet, Mamounette, Gazou et Gazelle

Papounet est un habitué des Bacchantes, il y participe depuis quelques années déjà. Du coup quand il a su que la Gazelle se mettait à la course à pied et que la Mamounette troquait les bâtons de marche nordique pour le running, il a motivé les troupes pour la bonne cause.

Et cette fois j’avais un peu la pression. Parce que pour la première fois, je m’entraîne un peu et que je n’avais pas le droit de me cramer ou de marcher les ¾ du parcours. Gazou me donne le ton, il a presque retrouvé sa forme olympique et il veut claquer un chrono… Bref, je vais devoir faire sans mon régulateur de vitesse cette fois-ci.

L’ambiance dans le « village » (vous pouvez noter là une magnifique utilisation du lexique du runner, je viens de passer le niveau 2) est très sympa. Il y a moins de monde que sur les autres courses que j’ai tenté, cela ressemble un peu plus à une course de quartier. Mais malgré le froid, les troupes sont motivées et rivalisent de belles moustaches. D’ailleurs un vétéran avec une moustache sublime, Philippe, parade fièrement, c’est SON moment de l’année (ça n’a quand même pas l’air très très aérodynamique ça)/ Et même qu’il s’amuse à faire du photobombing, une vraie star.

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Un premier échauffement a lieu dans le gymnase puis un deuxième sur la ligne de départ. Comme l’indique le slogan de la course (« une course pas sérieuse pour une cause sérieuse »), c’est un peu du grand n’importe quoi, on fait des squats, on tourne en rond en s’accrochant à notre voisin, on pousse un cri de guerre, etc, mais ça marche le peloton est à bloc et on n’a même pas froid. Au passage on envoie un petit message fraternel aux copains moustachus de Toulouse, « c’est nous qu’on crie le plus fort ». Avec tout ça on ne voit pas l’heure défiler, c’est déjà le départ.

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Tout le monde part en même temps, il n’y a pas de sas ici, tout est à la bonne franquette. On part quasiment devant, du coup je me faufile entre deux machines de guerre pour rejoindre la corde, c’est moins risqué. Gazou part comme une flèche je ne le reverrai pas. Papounet soutient la Mamounette qui s’accroche avec un joli mal de dos. Je passe devant et je les perds aussi définitivement.

On commence par un peu de route, ça glisse mais on s’en fout. Puis on fait une petite boucle dans le bois de Boulogne, il y a un peu de bouillasse mais rien n’atteint le moral des troupes.

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Et puis je cours, je cours, je cours, je me fais doubler de tous les côtés mais je m’en fiche je tiens un bon rythme (un chouya trop vite peut-être mais l’adrénaline me fait tenir). Km 2, ça va, km 3 je gère, km 4 j’ai trop poussé je marche un peu.

Ah bah non pas le droit de marcher. Y a quelqu’un qui m’attrape le bras et qui me dit qu’il ne faut jaaaaamais marcher. Je me retourne et je découvre que c’est Sonia (des Chroniques de Sonia ndlr) qui me traîne. « Waaa le hasard des fois je te jure ». Bon je suffoque comme un bœuf, je ne suis pas capable de lui aligner trois mots mais ça a bien fait rire son pote que je la reconnaisse illico. Je les suis 300m puis je ralentis parce qu’elle a beau papoter, elle court trop vite pour Gazelle la Girafe. Je la vois ramasser une autre dame un peu plus loin, y a pas à dire, elle rebooste les troupes.

Je m’arrête encore une fois (oui oui je sais… PAS BIEN) mais à peine dix secondes et une dame de la cinquantaine prend le relais. Elle me dit de courir avec elle parce que j’ai pas du tout le bon rythme (« ah bon ?? vous êtes sûre ? »), qu’on va papoter pour réguler notre souffle. Me voilà partie et cette fois je ne m’arrêterai plus (si si pour de vrai). Et cette dame là elle me donne une vraie leçon. Pas de course à pied hein, parce que je le savais déjà que je faisais n’importe quoi. Nan nan, elle me dit qu’elle s’est mise à la course à pied parce qu’elle a la sclérose en plaque et que courir lui donne la sensation de mettre un beau coup de pied au cul de la maladie. Et elle me dit aussi qu’elle fait les Bacchantes tous les ans parce que son mari a eu le cancer de la prostate et que ça lui tient à cœur de se battre pour lui et les autres aussi. Bon bah je peux te dire que quand on te dit ça tu ne parles pas de ton stupide point de côté et que tu continues, quoi qu’il en soit. Et en plus de ça, elle ralentit chaque fois qu’elle sent que je n’ai plus trop de souffle pour parler, elle me pousse quand elle sent qu’on peut accélérer à nouveau, une vraie coach personnelle je vous dis. A l’approche de l’arrivée, elle me décroche un peu mais me fait promettre de ne pas arrêter. Non seulement je ne marche pas mais en plus je trouve les jambes et le souffle pour « sprinter » (à la Gazelle bien sûr) les 200m qui me séparent de l’arrivée.

Et ben j’en suis pas peu fière quand je passe la ligne. Déjà ma nouvelle copine m’attend pour me féliciter, je lui tombe littéralement dans les bras. Et puis ma montre m’affiche un chrono fort acceptable. Et surtout, surtout… je suis arrivée avant le Papounet. Oui je sais qu’il a soutenu la Mamounette tout le long de la course mais au moins je l’aurais vécu une fois dans ma vie ça.

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De retour au village je retrouve mon Gazou, il y a un fort joli buffet de ravitaillement et une séance d’étirements. Pour une « petite » course, tout est sacrément bien fait.

Avec, cette belle organisation, cette super ambiance et la bonne cause qui nous fait tous galoper, je suis prête à re-signer pour les prochaines éditions. Le site c’est par ICI.

J’ai aimé :

  • soutenir la lutte contre le cancer de la prostate
  • courir une distance fort abordable
  • battre Papounet et Mamounette (même si le dos de la Mamounette m’a bien aidé)
  • l’organisation impeccable
  • le buffet d’arrivée
  • toutes ces belles moustaches (et il y en a qui ont de l’imagination)
  • les belles rencontres faites sur la course
  • l’ambiance « petite » course (au moins pas de file d’attente pour la consigne et les toilettes, pas d’attente interminable sur la ligne de départ)
  • les bénévoles, tous plus sympas les uns que les autres
  • pulvériser mon temps des 5 kms (35 minutes ouaiiiiiiiiiis)
  • pour les dames seulement, il y avait un petit sac de miniatures Avène, parfaites pour partir en week-end (là c’est encore mon âme de pintade qui ouvre un cadeau qui parle)

J’ai moins aimé :

  • en chipotant un peu on peut dire que le parcours n’a rien d’exceptionnel mais faudrait vraiment être une grosse râleuse pour leur en tenir rigueur (avec les contraintes de sécurité tout ça, tout ça).
J’ai tenté… le SEMI MARATHON de DISNEYLAND PARIS

J’ai tenté… le SEMI MARATHON de DISNEYLAND PARIS

Date : 25 septembre 2016

Distance : 21.096 kms (un peu plus au final, Mickey a bu un peu en mesurant le parcours)

Dénivelé positif : 56m, deux petites montées sur tout le parcours (petites mais costauds elles m’ont piqué juste comme il faut)

Arme du crime : le chapeau Fantasia de Minnie (oui oui, vraiment), le pantacourt (« quoi pas de jogging du dimanche cette fois ?? »), les baskets que je ne présente même plus

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Participants : 8514 finishers, environ 11000 inscrits

Principe : des coureurs de tous niveaux affublés d’oreilles de Mickey ou d’ailes de Clochette qui courent dans les parcs de Disney à l’aube puis aux alentours du parc.

L’équipe de choc : Gazou et Gazelle

Septembre 2015, du fin fond de mon lit. Je m’apprête à courir l’Odyssea quelques jours plus tard et comme lors de ma première course à Issy-les-Moulineaux, je me sens une âme de sportive tout d’un coup (oui je sais c’est facile de se sentir pousser des ailes quand on est en mode coocooning). Bref je surfe sur internet pour trouver des courses sympas et voilà que je tombe sur le site du futur semi marathon de Disney. Quoi ??? Tu peux courir dans le parc avec Mickey avant l’ouverture ?? Mais en voilà une nouvelle de foufou. Ni une ni deux j’alerte mon Gazou et le motive comme seule moi sait le faire. C’est décidé, on va s’inscrire !

« 5 kms ou le semi ma Gazelle ? » (il y avait deux courses au programme). Comme vous le savez, je suis toujours parfaitement raisonnable… « vas-y le semi direct. C’est dans un an je vais m’entraîner comme une folle je serai une machine de guerre d’ici là t’inquiètes ». Gazou il m’a fait confiance et nous voilà inscrits pour le premier semi de ma vie.

Bon… je suis devenue une vraie machine de guerre… catégorie couch potato.

Jour J. « L’an prochain je me contente du 5 kms, l’an prochain je me contente du 5 kms, an prochain 5 kms, 5 kms, 5 kms ». Le réveil sonne à 5h, je suis déjà fatiguée, le repas de champion de la veille pèse encore sur le ventre (flammekueche, bourré de sucres lents, c’est bien connu). Heureusement j’ai tout préparé la veille, même le dossard est déjà épinglé sur le tee-shirt.

Nous allons engloutir la collation du champion comme ils disent, bananes et céréales à gogo. Je me remplis parce que je sais que pendant la course je n’arriverai pas à avaler quoi que ce soit (« hé au lieu de te moquer, vas y essaye de manger une barre de céréales alors que tu craches tes poumons hein »).

6h30, nous sommes dans notre sas, celui des joggeurs du dimanche, beaucoup de gens sont déguisés, nous rencontrons Belle, Daisy, Jafar et compagnie. Ca parle beaucoup anglais autour de nous, un peu espagnol, on se sent privilégiés d’être là, même tassés comme des sardines. Petit échauffement, bon moi je suis rompue à l’exercice (« oui oui carrément »), je sais que je vais refroidir avant le départ, du coup je ne le fait pas, je discute avec une américaine surexcitée par le départ imminent. Les organisateurs nous rappellent que nous prenons le départ avec Paula Radcliffe, LA recordwoman du marathon, rien que ça.

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Et le départ est donné par les fées de la Belle au Bois Dormant, le sas est en délire. On ne savait pas encore qu’on ne partirait qu’une heure plus tard, le temps est un peu long mais les troupes restent motivées. Les coureurs partent par petits groupes, le départ est donné à chaque fois par un personnage Disney.

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C’est à nous ouiiiiiiiii. Nous partons tranquillement ; cette fois Gazou me donne le rythme pour ne pas cramer illico et force est de constater que je tiens bien plus longtemps que les autres fois. Nous commençons par le parc Walt Disney Studio, on passe notamment devant la Tour de la Terreur. Et à presque tous les virages nous croisons des personnages de l’univers Disney (officiels ceux-là, pas ceux du sas). Il y a beaucoup de monde qui fait la queue à chaque fois donc on renonce à notre petite photo, même avec les Aristochats, parce qu’il faut quand même pas mettre 6h pour avaler les 21 kms (et qu’en plus j’ai trop peur de me faire ramasser par la voiture balai si je traîne trop). Mais mon âme d’enfant reprend le dessus, je crie comme une hystérique à chaque fois que je vois un personnage.

Nous continuons dans le parc Disneyland Paris. Tout le personnel du parc est sur les bords du parcours pour nous encourager et il faut le dire, ils y mettent du cœur, ça motive énormément. Des grooms avec des mains de Mickey géantes nous lancent « high four Minnie » (oui oui il n’a que quatre doigts Mickey, j’ai compté !). Petit tour à Discoveryland, nous admirons le Space Mountain. Oh Il y a des Stormtroopers devant la Jedi Academy (Gazou résiste fort à l’envie de faire une petite photo). Et ça continue comme ça dans tous les univers du parc, les décors et les costumes du personnel changent à chaque détour, c’est absolument féérique. Passage par le château de la Belle au bois dormant, il y a au moins 2 kilomètres que j’ai perdu toute apparence humaine mais je me prends pour une princesse quand même, rien à fiche. Il paraît que quatre des médaillés olympiques de Rio nous ont encouragé au pied du château mais nous ne les avons pas vus (j’allais bien trop vite, c’est évident voyons).

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Nous en sommes déjà (ou seulement pour les râleurs) à quelques 5 kms, je suis rincée mais autour de moi il y a pas mal de gens de mon niveau, d’autres qui marchent déjà, je ne me sens pas franchement en décalage.

Et puis la féérie s’envole un peu, nous voilà sortis des parcs et le parcours est tout de même moins sympa. Passage par les coulisses des parcs et par les villages alentours. Au passage il y a quelques animations pour garder les troupes motivées. Des musiciens, des danseurs avec des bolas enflammés, des pom-pom girls locales très très énervées (elles ont tout tout tout donné pour nous encourager, mais vraiment tout), un monsieur avec une 2CV qui klaxonne comme un dingue, il y a de tout.

Au 9ème kilomètre on amorce une longue côte pas très forte mais sans fin, il y a longtemps que je ne cours plus, j’essaye de marcher vite, je me sens encore en forme. Et puis au bout de cette charmante côte, il y a un rond-point. A droite, le kilomètre 16, tout droit le kilomètre 11 et une longue ligne droite comme je ne les aime pas où on court côte à côte avec les gens qui ont déjà terminé la boucle. Et ils nous charient ces vilains (« allez c’est presque fini… enfin pour nous hein »).

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Je m’accroche, je m’accroche, nous en finissons avec la fameuse boucle mais mon genou gauche commence à me dire m****. On court encore un chouya mais je ne rigole même plus, j’ai l’impression qu’il s’est passé une éternité depuis les parcs Disney (flash news, ma montre me confirme que ça fait un bail).

Kilomètre 18, voilà à nouveau un peu de magie, ça met du baume au cœur, nous passons au milieu des hôtels Disney, le personnel est à nouveau au rendez-vous pour nous encourager. Je suis en liquéfaction, je souffre, je pleure, j’insulte mon pauvre Gazou mais je cours (enfin je marche vite) avec ma tête, je me répète que je dois finir le parcours, même en rampant.

On nous ment allègrement sur le bord de la route (« allez plus qu’un kilomètre les gars ») « oh t’es pas fou dis ?? je vois le panneau 19 kms au loin !! ». (Petite parenthèse, il y a des selfies super sympas à faire à chaque panneau de kilométrage). Mais peu importe, je ne contrôle plus mon corps, j’avance et c’est tout.

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La fin approche, nous sommes dans Disney Village, il y a du monde derrière les barrières, tout le monde a un mot gentil pour nous. Les gens sentent que la fin est rude pour la plupart des coureurs encore sur le parcours. Et là je sens une dose oufissime d’adrénaline me monter à la tête, je me remets à courir, d’abord en mode tortue puis de plus en plus vite (sur les 200 derniers mètres je dois être à une vitesse dingue de pointe de 10 km/h j’ai l’impression de bondir comme une vraie gazelle) mais quoi qu’il en soit je donne tout ce qu’il reste et je passe fièrement la ligne en courant. Là c’est la délivrance, les photos finish, la médaille (très chouette d’ailleurs), la bouteille d’eau, les snacks énergie.

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Je marche comme un vrai robot, mon genou refuse de se plier, le chemin de retour vers l’hôtel est une pure torture mais peu importe. J’ai fais un semi marathon bordel ! (et même que je suis carrément pas dernière et que j’ai fait un meilleur temps que prévu). Si mon genou avait bien voulu coopérer, j’aurai probablement fait une petite danse de la joie.

Et plus qu’une jolie expérience, cette course c’est celle qui m’a motivé à chaussé les baskets pour de vrai… Merci Mickey, à l’année prochaine (mais surement sur le 5 kms !).

J’ai aimé :

  • Le parcours dans les parcs, les hôtels et Disney village
  • L’organisation impeccable
  • Les nombreux ravitaillements (bien plus que sur une course « classique »)
  • Les encouragements du personnel des parcs en entier, tous en costume et surmotivés
  • La motivation des coureurs, même ceux qui, comme moi, n’ont pas vraiment le profil habituel du coureur (et beaucoup d’entre eux m’ont vraiment bluffé)
  • Avoir réussi à achever un semi, même en miettes
  • Tous ces gens déguisés
  • Croiser tous ces personnages de l’univers Disney (l’an prochain, si mon chrono me le permet, je vais à la pêche aux photos)
  • Avoir pu compter sur ma tête quand mes jambes n’en pouvaient plus
  • La jolie médaille (beaucoup d’américains qui ont participé à cette course sont de vrais collectionneurs de médailles Disney, toutes plus jolies les unes que les autres paraît-il)
  • En avoir puisé la motivation nécessaire pour continuer à courir à la maison depuis

J’ai moins aimé :

  • Perdre un genou en route
  • La très longue attente avant de pouvoir prendre le départ
  • Le prix un peu rédhibitoire
J’ai tenté… la FRAPPADINGUE PANAM XTREM au Val de Seine

J’ai tenté… la FRAPPADINGUE PANAM XTREM au Val de Seine

Date : 18 octobre 2015

Distance : 13 kms

Arme du crime : des baskets de trail (elles y sont restées les pauvres, rip), pantacourt et sous pull respirants, tee-shirt de notre team porté très très fièrement

Participants : 5000 allumés à peu près

Principe : tout un tas de gens déguisés qui courent sur 13 kms et environ 40 obstacles, des boueux, des très très boueux, des infranchissables, des très hauts, des très mouillés et très froids

L’équipe de choc : Gazou, Aud, Mika, Vince, Coco

Cette idée là, c’est Aud qui l’a lancée comme ça lors d’un fol apéro de janvier 2015. Une collègue à elle lui en a parlé et elle n’en démordait pas : faut qu’on la fasse. L’équipe s’est vite constituée (12 motivés au départ, 6 inscrits au final, je dis ça, je dis rien).

Et parce que j’aime pas revenir sur mes promesses (même celles faites à l’heure de la caïpirinha), avec Gazou on s’est inscrits illico. Bon la première douche froide c’est le prix : 53euros si tu t’y prends tôt, 60euros sinon.

« Aud faut un nom d’équipe… ? ». Après moultes réflexions, nous nous sommes auto-baptisés les boulets. Quand je vous dis qu’on assume TOUT…

Et nous n’en avons plus reparlé jusqu’à… J-7. « Oh punaise, c’est vrai qu’on a ce truc la semaine prochaine… » Bon, faut la tenue. S’ensuit une véritable expédition chez Décathlon pour en ressortir avec de joulis tee-shirt XXL couleur jaune-on-peut-pas-nous-rater. Et  parce qu’il faut porter fièrement notre nom d’équipe, nous les avons customisés.

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Vince décide de prendre la go-pro, un moment pareil il faut l’immortaliser.

Et puis le temps a filé et on s’est retrouvé, le jour J, en vague 6 pour le départ. Là, il y a un animateur bourré de champi (enfin j’ose espérer que ce n’est pas son état normal) qui motive les troupes, se jette dans la foule, lance des défis aux participants. Bref nous sommes partis survoltés.

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Ça commence gentiment par des ballots de paille et puis 400m plus tard… la surprise que tu es trop-méga-hyper contant de trouver : un mur de boue. Là tu es dans le bain direct. Tu y rentres tout propre et tout sec, tu en sors marron et gluant. On faisait déjà moins les fiers.

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Les obstacles s’enchaînent. Il y en a pour tous les goûts : tuyaux à remonter, barbelés pour ramper dans la boue, glissade, cochon pendu, échelle horizontale, structure gonflable, rampes à escalader, bassin d’eau gelée, sacs de plomb à trimballer, etc. J’en passe et des plus charmants. Au fil des obstacles, je me pose de sérieuses questions sur la santé mentale des organisateurs (« sont pas copains avec le type de Saw ceux-là ? »).

Pour franchir les obstacles les plus rudes, il faut s’entraider, avec les boulets on ne se lâche pas d’une semelle. On trottine entre chaque obstacles. En route on entend des « allez les boulets », « high five Gazelle » de la part d’autres participants, ça réchauffe nos petits cœurs tout ça.

Et puis l’euphorie du départ s’estompe peu à peu, on sent vite le froid et l’humidité qui démolissent Dame Motivation. Aucun panneau n’indique le kilométrage, Mika nous voit presque arrivés, Gazou nous voit au premier tiers… On commence heureusement à voir l’arrivée yee… ha mais non il y a un virage dans le mauvais sens là…

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Et ce que nous ne savions pas encore à ce moment-là, c’est qu’on partait à l’opposé de l’arrivée, pour une longue, très longue, ligne droite. Et pendant ce temps-là, on croise d’autres participants qui reviennent dans l’autre sens (et ils ont l’air d’être passés par une essoreuse). Ça ne s’arrête plus et dans nos petites têtes on se dit qu’il faudra refaire tout ce chemin dans le sens inverse.

Pendant la glissade, un participant atterrit violemment sur le genou de Coco, elle essaye de reprendre la course mais c’est fini pour elle. (Deux mois de convalescence quand même, elle n’a pas fait ça à moitié).

On arrive enfin tout au bout de la cette ligne droite et c’est là qu’on trouve le ravitaillement. Il y a du saucisson et des gâteaux… Et alors sur ce coup là on a été très bons, on a carrément honoré la pitance, les bénévoles ont bien rigolé (« on est comme ça nous on se donne à fond sur TOUTES les épreuves »).

Et puis il faut prendre le sens inverse. Et là,… parce que tu viens tout juste de reprendre des forces et que tu as séché un chouya, les organisateurs ont eu la bonne idée de nous faire plonger dans le lac avant de rebrousser chemin. « Sont complètement sadiques ces gens-là, faut les enfermer. »

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Je ne me rappelle même plus vraiment de la suite, j’ai couru, couru, couru non stop dans la foulée de Mika et Gazou ; on a perdu Aud et Vince qui n’arrivaient plus à courir. On les attend pour les derniers obstacles parce que les boulets ils franchissent la ligne d’arrivée ensemble ou ils ne la franchissent pas du tout, c’est comme ça.

Ligne d’arrivée… J’ai plus de pieds, de genoux, de dos et de voix,… « Bof c’était pas si dur ». Oui je souffre d’amnésie sélective, c’est trèèèès pratique.

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Et là tu dois marcher un peu pour retrouver le parking. Toi tu as ta médaille autour du cou, tu retrouves le sourire même si tu es gelé de la tête aux pieds et tu croises plein de participants qui en sont quasiment au début du parcours et tu compatis tellement !! « C’est encore loin l’arrivée ?? » qu’ils osent demander. Euh… « techniquement elle est juste derrière cet obstacle…mais euh… vous avez un petit crochet à faire avant, une boutade quoi, que dis-je un quolibet ». Pas eu le courage d’en dévoiler plus…

Et bien pour résumer, ce qui est fait n’est plus à faire. Je suis contente d’avoir participé (« maintenant sur mon cv je peux dire que je suis une Frappaouf héhé ») mais plus jamais jamais ce genre de course pour moi. Mika et Gazou sont un peu masos, ils parlent maintenant de Mud Day mais je crois que le reste de la team boulet ne rempilera pas !

J’ai aimé :

  • Les déguisements (avec une mention pour l’équipe des Borat en « string » tout en plastique sur les bijoux… j’ai eu mal pour eux, vraiment très mal)
  • L’ambiance au départ
  • Le manque de sérieux des participants
  • Le départ par vagues
  • Tester mes limites (et les avoir bien mais alors très bien atteintes)
  • Découvrir des muscles qui m’étaient jusque-là absolument inconnus
  • Courir avec mes boulets
  • Les obstacles variés
  • Regarder le film de Vince avec les coupains, on en rigole bien après le calvaire
  • La schtroumph attitude des jours suivants, les collègues m’ont prise pour une vraie machine de guerre

J’ai moins aimé (voire détesté) :

  • Le froid et l’humidité
  • Les bouchons (près de 30 minutes d’attente au cochon pendu par exemple)
  • Les gens qui ne participent pas et qui te jugent (pour ne pas dire pire) en bord de parcours
  • La grippe qui a suivi

Bon courage aux prochains Frappaoufs, le site c’est par ICI.

J’ai tenté… l’ODYSSEA de Paris

J’ai tenté… l’ODYSSEA de Paris

Date : 4 octobre 2015

Distance : 10 kms

Dénivelé positif : 48m, quasiment tout plat

Arme du crime : les fameuses baskets qui chôment toute l’année, encore un beau jogging du dimanche (parce qu’on ne se refait pas) et le tee-shirt rose de la course

Participants : 14256 à l’arrivée, ça fait du beau monde tout ça

Principe : une jolie marée rose pour soutenir la recherche contre le cancer du sein (l’Odyssea c’est plus de 5 millions d’euros récoltés en 15 ans dans toute la France).

L’équipe de choc : Gazou, Papounet, Xav, Sylvie

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Presque un an après la Corrida de Noël, et beaucoup beaucoup d’heures passées à ignorer mes belles chaussures flambants neuves qui me jugent méchamment, voilà que le papounet me dit « Gazelle, y a une copine à Sylvie qui bosse chez Gustave Roussy qui peut nous avoir des dossards pour l’Odyssea… ». N’écoutant que mon bon cœur (et ignorant allègrement mes poumons), je nous inscris avec Gazou.

Et c’est comme ça que je me retrouve pour la deuxième fois au départ d’une course. Et première surprise, avec le dossard bleu, je me retrouve dans le premier sas de départ (« euh y a moyen d’être sous classée là svp ? »). Et là je suis au beau milieu de vrais athlètes, de paires de baskets multicolores et tout et tout. « Bon… par mesure de sécurité, je vais vite me coller à droite pour pas gêner hein ».

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Cette fois, point d’angoisse, je sais ce qui m’attend (« ouais j’ai couru un total de 10kms cette saison moi héhé »), juste un peu d’impatience d’en découdre avec moi-même et encore une fois cette ambiance de départ de foly. C’est top de se retrouver au milieu de ces gens au naturel qui courent pour une bonne cause. Ici aussi les profils se mélangent et personne ne me regarde de haut, même dans mon sas de fous furieux.

Le départ est donné, j’esquive quelques fous furieux pour filer sur la droite et je trottine. Mais c’est que ça part très vite, moi je ne sais pas du tout à quel rythme courir. Evidemment j’ai déjà perdu Sylvie, Papounet et Xav mais Gazou m’a promis que tant que je cours, il reste avec moi. « Gazelle tu pars trop vite tu vas te cramer » qu’il me dit. « Mais nan de toute façon que je coure vite ou pas je tiens 10 minutes mon Gazou »… Bien sûr je me suis cramée. Et cette fois le Gazou a filé, j’ai bien tenté de m’agripper à ses baskets mais il n’a pas voulu !

Km 2 je sens que tout mon corps me fait la gueule, même en marchant j’ai du mal à récupérer ! Fidèle à ma technique éprouvée et approuvée, j’alterne marche et course. Je tente de faire du 50/50 marche/course mais bon j’arrive vite à du 90/10.

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Quand je marche je me fais doubler par un groupe de filles motivées par un monsieur super énergique (« oh la chance un coach dopé à la vitamine »). Et quand je cours, je les double à mon tour. Je vous laisse visualiser un peu mon rythme hein. Mais au moins comme ça je me sens un peu moins seule et je profite de la bonne humeur du monsieur.

Bon ceci dit à l’Odyssea tu n’es jamais seul, je me fais doubler de tous les côtés (oui même rangée sur le côté, je gêne, il y a des gens pressés ici), les dossards bleus sont loin déjà, les dossards verts commencent à me doubler et puis les premiers dossards oranges me rattrapent peu à peu. Compagnie assurée jusqu’au bout, c’est ça qui est chouette.

Ici aussi il y a des supporters en masse et quelques groupes de musique pour te booster tout le long de la route.

Km 7 je ne me rappelais pas que c’était aussi long 10kms, les bois de Vincennes c’est sympa mais cette allée royale me paraît iiiiiinterminable.

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Km 9 je me sens à nouveau pousser des ailes, surtout que cette fois je suis encore largement accrochée au peloton et que les supporters s’enflamment de plus en plus à mesure que la fin approche. Mais il y a tellement de monde sur cette arrivée que ce n’est pas possible de sprinter (« oh et moi qui suis la reine du sprint, ils exagèrent là ils ont tué mon chrono, qu’on m’amène le responsable sivouplait »). A plus de 300m de l’arrivée c’est les bouchons, plus moyen d’avancer. Je peste en piétinant d’impatience jusqu’à l’arche d’arrivée. Et ça nous prend presque 10 minutes pour y être…

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Ah ça y est voilà l’arche, c’est officiellement terminé. Là c’est encore la galère pour rejoindre les consignes de sacs, il faut plus d’une demi-heure pour sortir des grilles et passer le peloton de la course de 5kms qui est déjà massée au départ.

Chacun récupère un sac à dos ficelle griffé Odyssea avec de quoi récupérer de la course (barres de céréales, eau), un déo pour les pieds et des coupons de réduction pour s’équiper pour la course à pied. Gazou a dû me les confisquer une fois à la maison pour éviter de faire la même bêtise qu’avec les baskets l’année d’avant. « Mais Gazou arrête j’ai trop besoin d’un camelbak, je vais le rentabiliser promis juré ; bon laisse-moi au moins prendre un short thermoaérodynamique en plastique azoté du Népal, c’est indispensable pour améliorer tes performances ».

Je suis rincée, un peu stressée par cette foule qui n’arrive pas à bouger mais heureuse d’avoir bouclé mon deuxième 10kms et… cerise sur le gâteau, j’ai amélioré mon chrono du 10K wooooopi !

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J’ai aimé :

  • Courir pour la recherche contre le cancer du sein
  • L’ambiance sur la course
  • Cette jolie vague rose
  • Encore un beau melting-peloton
  • Le parcours dans les bois de Vincennes

J’ai moins aimé :

  • Me faire bousculer par les fous furieux
  • L’arrivée compacte en mode périph parisien du vendredi soir

Nous n’avons pas pu nous aligner au départ de l’Odyssea 2016 mais si notre emploi du temps de ministre (rien que ça) nous le permet, nous serons au départ en octobre 2017. Le site de l’Odyssea, c’est par ICI.

Gazelle

J’ai tenté… la CORRIDA DE NOËL à Issy-les-Moulineaux

J’ai tenté… la CORRIDA DE NOËL à Issy-les-Moulineaux

Date : 14 décembre 2014

Distance : 10 kms (un peu moins en réalité)

Dénivelé positif : 104m (une petite côte assez vilaine vers le 7ème kilomètre sinon que du plat)

Arme du crime : de vieilles baskets Adidas (merci maman) et le jogging du dimanche

Participants : 5000 et des brouettes inscrits, 4870 survivants à l’arrivée

Principe : ben tu cours (déjà ça commence bien) en déguisement de Père Noël et surtout tu peux soutenir un tas d’associations (Imagine for Margo, Mécénat Chirurgie Cardiaque, et Laurette Fugain entre autres très bonnes causes).

L’équipe de choc : Gazou, Papounet, Xav, Sylvie et moi bien sûr, Gazelle

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C’est par un très beau matin de décembre 2014 que nous avons pris la route pour Issy-les-Moulineaux. Lorsque nous arrivons, les enfants usent déjà le pavé dans des courses de 1,5 ou 3 kms. Il y a déjà beaucoup de monde. Quand tu n’es pas habituée, c’est franchement impressionnant d’arriver  au milieu de tous ces bénévoles, ces kilomètres de bouteilles d’eau (« quoi on ne prend pas l’apéro après les 10 kilomètres ? Ca sent l’arnaque ça ») et surtout ces milliers de Pères Noël affublés d’un dossard. Ni une ni deux on file aux vestiaires, on pose les sacs et c’est parti pour l’échauffement.

L’échauffement c’est une marée rouge qui se déhanche sur du David Guetta, c’est presque une secte pour tout vous dire. Et c’est absolument impossible de ne pas se laisser entraîner par toute cette déferlante d’endorphine « allez on lève les genoux » « on réveille tous ces petits muscles en sommeil ». Mais que d’énergie de bon matin !

« Punaise je transpire déjà c’est normal ? ».

En bonne néophyte je jauge la concurrence et c’est bien là le plus sympa, il y a de tout dans cette course :

  • le marathonien concentré (autant dire que lui il ne transpire pas hein)
  • la mère de famille encouragée par toute sa progéniture
  • le clown de service
  • le grand rondouillard rouge tomate (« coupain ?? »)
  • le vétéran détendu
  • les courageux qui ont troqué la tenue de papa Noël pour des flocons de neige, des lutins ou autres déguisements très recherchés (avec Gazou nous avons osé la touche fantaisie avec des écharpes guirlandes, « mais on est trop des foufous nous ! »)
  • la runneuse hyper lookée
  • le sociable qui encourage tout le monde avant le départ
  • les bandes de coupains/coupines ultra motivés (à deux doigts de lancer un pogo tellement ils sont impatients)

De tout je te dis, et surtout personne pour te juger, un vrai bonheur.

Tout le monde rallie la ligne de départ. Et là… quand t’as jamais vraiment couru de toute ta vie… il se passe plein de choses dans ta tête… tu as l’impression qu’il y a plusieurs Gazelles là haut qui se font gentiment la conversation. Petits extraits rien que pour vous : « mais c’est long comment 10 kilomètres ? », « si ça se trouve je vais déchirer grave », « punaise j’espère qu’ils ne vont pas arrêter la course avant que j’arrive hein », «allez, faut que je coure au moins le premier kilomètre », « des fois le corps il fait des trucs de fou avec l’adrénaline hein ? on sait jamais »…

10…9…8…7…6…5…4…3…2…1…

Top départ. En première vague il y a les vrais, ceux qui ne blaguent pas, et puis petit à petit la foule décolle et c’est à notre tour. Papounet prend le temps de me souhaiter bonne chance avant de partir au galop, Xav et Sylvie se sont déjà volatilisés au bout de 100m, on ne les reverra plus. Et mon Gazou ? Ben il reste avec sa Gazelle (« c’est meuuuugnon tout plein »).

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Déjà une première victoire, je me rappelle comment on fait pour courir. Ouf ! Allez c’est parti en petite foulée, je me surprends moi-même à tenir… 1km600… quoi c’est tout ? Mais je pensais avoir fait 5kms là… ils se sont trompés c’est sûr !

Et c’est là toute la beauté de cette course, plus tu rames plus tu as des supporters « allez les guirlandes bon courage », « l’essentiel c’est pas de gagner mais de participer » (béni sois-tu Pierre de Coubertin), « vous êtes beaux ne lâchez rien» (« ah vraiment ? le rouge tomate me va à ravir, je le note »).

Mais surtout, tu croises en route des tas d’enfants qui te tendent leur main pour taper dedans et ça te booste de fou. Du coup je me motive un peu, course/marche/course/marche/course/agonie/course/méga agonie… et les kilomètres défilent. Plus ça va moins on a de compagnie mais au moins, la route est à nous ! Gazou se balade, de temps en temps il tente un « ça descend là, on court un peu ? » mais il résiste à l’envie de m’abandonner, il est trop fort !

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Kilomètre 9, il n’y a plus grand monde pour nous indiquer la bonne route et les fanfares commencent à plier bagage… Ils ont déjà stoppé la course tu crois ?

Et en fait pas du tout, passé le dernier virage, une belle ligne droite nous attend, les supporters sont de retour (« attends bichon y en a encore deux qui arrivent là bas, c’est pas fini »), il y a des photographes pour immortaliser ma tête rouge tomate (« ça tombe bien, il paraît que ça me va bien ») et tu retrouves tes jambes comme au premier kilomètre. Choup choup choup, là j’ai l’impression d’être à 15 kilomètres/heure mais en fait pas du tout.

En guise de récompense nous avons le droit à une médaille/boule de neige (ma première ouiiiiiiiii) et à un chouette ravitaillement (« bon c’est sympa les fruits secs et la compote mais tout à l’heure j’ai commandé l’apéro moi »).

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Papounet nous attend sagement à l’arrivée (il est déjà passé au vestiaire récupérer son sac !), Xav et Sylvie sont sûrement déjà chez eux 🙂

Au final 10 kilomètres en mode tortue ça s’avale quand même bien, j’ai mis 1h23 en faisant vraiment n’importe quoi. Et surtout je me suis éclatée.

J’ai aimé (nan adoré) :

  • la marée rouge de Père Noël et les autres déguisements loufoques
  • les musiciens en bord de route (un groupe tous les kilomètres quand même)
  • être encouragée comme une rock star par des dizaines d’enfants
  • l’organisation impec, allez-y les yeux fermés, ils savent y faire à Issy
  • ce melting-peloton
  • l’ambiance de folie
  • le ravitaillement
  • les photos souvenirs (ben oui sinon les collègues elles me croiront jamais)
  • tester mes limites
  • l’échauffement, même si tu refroidis un peu avant le départ, ça vaut le détour
  • courir avec mon Gazou
  • courir pour une bonne cause

J’ai moins aimé :

  • rien de rien

L’édition 2015 a été annulée mais Gazou et moi rempilons pour cette année yeeha ! Et parce que je suis optimiste, cette année y aura un chouya d’entraînement n’est-ce pas ? Pour s’inscrire c’est par là : http://www.corrida-noel-issy.com/ . RDV le 11 décembre 2016.

Gazelle