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Mois : janvier 2017

Bilan running 2016 ou « le verre à moitié plein »

Bilan running 2016 ou « le verre à moitié plein »

Mois de janvier oblige, l’heure est au bilan. Et ma foi même si cette année n’a pas été toute rose et que j’ai bien fini sur les rotules, d’autres choses sont nettement bien plus chouettes. Et parce qu’il faut savoir se faire du bien (je vous encourage à faire de même), ce bilan ne sera que positif ; voici toutes les raisons de dire que 2016 fut une bonne année :

« oui oui ma balance m’a dit ça après les fêtes »

– J’ai arrêté de fumer, après 16 ans d’auto-empoisonnement, j’ai enfin fumé LA dernière cigarette de ma vie (bon ça ne fait que trois semaines au moment où j’écris ces lignes hein… mais la détermination est plus que jamais au top pour le moment et j’y crois dur comme fer)

– Je me suis mise au running pour de vrai. Après deux tentatives complètement ratées en 2015, je pense avoir pris le bon départ puisque ça fait plus de trois mois maintenant que j’y vais très régulièrement (une seule semaine blanche en décembre pour cause de grosse, très très grosse fatigue).

– J’ai couru mon premier semi-marathon (mais un jour je compte bien en refaire un pour de vrai quoi, pas en mode pintade en souffrance)

– J’ai appris des tas de trucs tels que ne jamais laver ses chaussures de running à la machine, comment bien s’échauffer avec de courir, quel équipement mettre en hiver pour ne pas souffrir du froid en courant (et ne pas mourir de chaud non plus), comment gérer un point de côté, etc

– J’ai couru plus de 160kms entre fin septembre et fin décembre (et pour une toute débutante c’est pas si mal)

– Je sais maintenant courir plus de 40 minutes sans m’arrêter pour marcher

– Je suis capable d’aller courir pour le plaisir et pour me détendre

– J’ai découvert des tas de chemins près de chez moi et leurs distances

– J’ai perdu près de 7 kilos

– J’ai couru sous la pluie, sur le verglas, dans la boue et en plus j’ai aimé ça

– J’ai rendu fiers de moi mes parents et mon Gazou et surtout, je suis fière de moi-même

– J’ai appris à ne pas me soucier des regards lorsque je cours, quelle que soit ma dégaine et mon degré de rougitude

– Je rentabilise eeeeeeeeeenfin ma montre, mes baskets et mes vêtements de running

– Je ne pars plus en week-end sans me dire qu’il faut que je prenne mes affaires de running

– J’ai appris tout un tas de choses sur moi, mon corps et mon mental, et comment prendre soin des deux (même si le chemin ne fait que commencer)

– J’ai réussi à me fixer de nouveaux objectifs au fur et à mesure. Justement, mes objectifs running de 2017 sont de continuer à courir toute l’année bien sûr mais aussi de courir à plus de 9km/h et de courir mes premiers 10kms sans marcher. On verra pour la suite en fonction du temps que cela me prend !

Et voilà, c’est fini pour ce bilan, 2016 n’a pas été simple mais malgré tout, cette année a été remplie de petites victoires personnelles que je n’échangerais pour rien au monde.

Bonne année 2017 à tous, avec ou sans les baskets, qu’elle apporte du bonheur, de la sérénité et de l’amour à tout le monde.

J’ai tenté… la CORRIDA de NOEL nouvelle version

J’ai tenté… la CORRIDA de NOEL nouvelle version

Date : 11 décembre 2016

Distance : 6,2 kms (deux courses de 10kms au programme pour les plus courageux)

Dénivelé positif : quasiment tout plat

Arme du crime : le joli costume de Mère Noël

Participants : plus de 600 sur le 6kms, bien plus encore sur le 10kms déguisé (plus de 4000)

Principe : toujours le même, une course très fun pour la bonne cause

L’équipe de choc : Gazelle rien que Gazelle…

Après une édition 2015 annulée suite aux attentats de novembre 2015, c’était le grand retour de la Corrida de Noël. Bien sûr, pour des mêmes raisons de sécurité, la course a été quelque peu modifiée avec une boucle de 3kms répétée à chaque course 2 à 3 fois… Mais peu importe, la Corrida d’Issy c’est MA course, celle qui m’a fait chausser les baskets la toute première fois et surtout une course très fun donc avant même de savoir quel était le parcours, avec Gazou nous nous sommes inscrits.

Couchée bien trop tard la veille (anniversaire de dingue la veille), les poumons encore encrassés des cigarettes fumées la veille, Gazou qui a très mal au ventre le matin même et ne peux pas prendre le départ… même en « regardant le verre à moitié plein », ma motivation prenait un sacré coup de frein.

Décidée quand même à ne pas rater cette course, je me résigne à prendre le départ toute seule. Et une fois sur place, prête et tout, comme une grosse envie de ne pas attendre 40 minutes le départ de la course. Une idée stupide  me traverse illico l’esprit… « et si je ne courais que le 6,2 kms qui part tout de suite ? » Même pas le temps de me ressaisir, le top départ de la petite course est donné et je suis loin de la ligne de départ, je pars, pas échauffée, à fond pour rattraper le peloton. Ma montre n’a même pas le temps de me localiser (la pauvre ne se réveillera qu’au premier kilomètre !).

Je rattrape et double assez facilement la fin de course, pas mal de personnes marchent déjà, et je m’inscruste dans la masse l’air de rien. J’ai l’impression qu’on va me repérer, que tout le monde sait que je ne suis pas sur la bonne course. Oui oui, la Gazelle est un peu parano par moment (on va mettre ça sur le compte d’un départ beaucoup trop rapide hein).

Le premier kilomètre glisse tout seul, je double du monde et me sens bien mais les piétons qui traversent coupent souvent ma trajectoire ou celles de mes co-runners.

Petit à petit, je sens que je paye mon départ précipité à froid et le deuxième kilomètre est déjà plus difficile à plier. Je tiens jusqu’au panneau du 2ème kilomètre puis me mets à alterner marche et course, comme à mes plus mauvaises heures de running. La fin de la première boucle approche quand des motards nous ordonnent de tenir la gauche car la tête de course arrive déjà… ! (bon dans les consignes générales on nous a dit de tenir la droite au maximum mais c’est pas grave). Le duo de tête me double juste au moment où je dépasse le stade, la moitié approche. Là les bénévoles crient qu’il faut tenir la droite… je ne comprends plus rien mais j’obéis bêtement.

Je rejoins le palais omnisport de départ, il y a plus de spectateurs que de concurrents sur le parcours, je ne sais plus où je dois aller. Je décide de longer la ligne de départ en espérant que ce soit la bonne route. Je suis coincée derrière deux geolettes qui vont se placer sur la ligne de départ du 10 kms sans possibilité de doubler, même lorsqu’ils s’arrêtent pour faire des selfies. Je comprends vite que c’est bien la bonne route mais je ne peux pas reprendre la course malgré tout, un bouchon se crée même derrière les geolettes (« pitié que je n’ai pas entraîné tous ces concurrents sur la mauvaise route, pitié pitié »). Ouf, cette ligne droite s’achève et c’est la bonne route, je peux reprendre.

J’en ai clairement plein les pattes des piétons qui traversent au milieu des coureurs et des bénévoles qui nous crient dessus. J’ignore même le ravitaillement pour terminer au plus vite même si j’alterne toujours marche et course, comme la plupart des coureurs autour de moi.

Je passe le 5ème kilomètre et j’entends le départ du 10kms déguisé… Je passe le 6ème kilomètre et j’entends au loin les motards qui font le chemin pour les tous premiers de la course suivante. Lorsque j’arrive à la bifurcation du stade, une bénévole me demande si je fais le 6 ou le 10kms pour m’indiquer la route… « euh vous croyez vraiiiiiment que je suis en tête de la course des 10kms ?? ». Ca a eu le mérite de me faire sourire.

Là je crois que c’est la fin de la fin, j’accélère dans la petite côte qui mène au stade, fais une photo d’anthologie devant les photographes pour… me rendre compte qu’il y a un beau tour de stade à faire avant d’en finir. FUUUUUUUCK.

Je donne tout ce que j’ai pour finir en courant, les spectateurs ne s’y trompent pas et m’encouragent comme si j’étais en train de réaliser un exploit monstre, ce qui me donne les petites ailes qui me manquaient pour finir (« bon la prochaine fois donnez-moi directement le masque à oxygène ce sera plus efficace »).

Et voilà une médaille de toute beauté pour me récompenser, en forme de sapin et fluorescente s’il vous plaît. Mon Gazou est encore dégoûté de ne pas l’avoir eue celle-là (*rire machiavélique*) !

J’ai aimé :

  • Tous les Pères/Mères Noël, tout le monde joue toujours le jeu
  • La médaille et les petits cadeaux (*gloussement de pintade*)
  • Le village du départ
  • L’ambiance au départ et sur la course
  • Les spectateurs
  • Les gentils bénévoles

J’ai moins aimé :

  • Les vilains bénévoles (même si je comprends que ce parcours en boucle les as sûrement rendu fous)
  • Les cafouillages et embouteillages de parcours
  • Forcément déçue de ne pas avoir fait LA course (mais vu la forme olympique que je tenais, pas grave)

Comme ça reste MA course et que l’ambiance reste topissime, je la referais probablement l’année prochaine mais j’espère bien que les points négatifs seront corrigés. Le site est par .