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Mois : novembre 2016

J’ai testé la JOGGBOX (partie 2)

J’ai testé la JOGGBOX (partie 2)

Pour rappel, je me suis abonnée à la Joggbox suite à une offre de Running Heroes. Après une première box sympa mais sans plus, j’ai décidé d’en tenter une deuxième pour me faire un avis plus précis de ce que l’on peut trouver dedans.

Toujours aussi à l’affût du passage du facteur, mon petit Graal a été livré à bon port le week-end dernier. Et voilà ce que j’y ai trouvé cette fois :

  • un sac de sport Joggbox : parfait, idéal pour aller faire une petite course ou pour un petit week-end, j’en avais marre de switcher avec les affaires de piscine. La taille est nickel, il a l’air robuste et il paraît qu’il se transforme en sac à main (mais pour ça il aurait fallu livrer la notice, mes neurones blonds m’empêche de trouver comment mais c’est pas grave, je ne me vois pas me trimballer avec un sac à main Joggbox). Je l’ai inauguré pour la Corrida, enfin quelque chose que je peux utiliser tout de suite. VALEUR : 15 euros

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  • le casque audio : alors c’est peut-être moi qui suit difficile mais pour le coup je n’ai pas été emballée du tout. Le casque tient à peine sur la tête déjà comme ça (oui oui je l’ai réglé, ma blonditude a ses limites quand même), comment ce truc pourrait-il tenir sur la tête pendant un jogging ? Ca servira sûrement pour un voyage pour couvrir le bruit de l’avion ou du train (et pour ne pas passer 5h avec des écouteurs dans les oreilles) mais pour courir, je reste fidèle à mes easyfit. VALEUR : 15 euros

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  • barre énergétique Tribe abricot/lucuma : toujours pas très objective sur le sujet nutrition de sportif, j’ai quand même voulu donner une chance à ce produit ce matin-même pour me booster avant la Corrida. Bon avant de la massacrer en bonne et due forme, je précise que je ne suis pas une fana de barres de céréales, que j’ai finalement englouti celles de la box précédentes et que je n’ai pas franchement aimé non plus. Mais franchement j’ai détesté celle là, j’ai eu l’impression de manger un gâteau humide et gras. Obligée de demander à Gazou de goûter pour savoir si c’est moi qui ait détruit mon palais avec la cigarette. Verdict, ce n’est pas moi. Bref, chacun ses goûts, certains vont sans doute adorer et me traiter d’hérétique de la barre énergétique mais j’ai bien compris, va falloir que je trouve les produits qui me vont moi-même, je ne peux pas compter sur la box. VALEUR : 2 euros.

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  • shampooing sec Batiste zeste de fraîcheur : depuis le temps que je me dis que je dois m’en acheter un pour le sac à main, ce petit format est parfait. D’autant que les marques que j’ai essayé jusqu’à maintenant se sont révélées plus ou moins décevantes et que Batiste était ma prochaine cible (plein de bonnes reviews sur internet). Voilà un article qui tombe à pic même si je ne m’en servirai pas pour le running (on ne m’enlèvera pas de la tête qu’après une bonne course, rien ne vaut un bon VRAI shampooing). VALEUR : 3 euros.

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  • boisson Nossa! à l’açai : je ne l’ai pas encore essayée, c’est une boisson de récupération après course et mes récents runs ne m’ont pas attaquée au point d’avoir besoin d’un grand bol d’énergie. Mais je suis beaucoup plus intéressée par ce genre de produit que par les barres énergétiques. Déjà parce que mon corps post course n’arrive à ingurgiter que du liquide pendant au moins une bonne heure et parce que j’en ai déjà trouvé des parfaitement buvables qui m’ont donné un super coup de fouet. Et comme je suis pour les découvertes, le goût de la baie d’açai me rend assez curieuse. Affaire à suivre. VALEUR : 2,5 euros.

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  • le Joggmag : une recette de cake à la poire et à la cardamome que je pourrai bien tenter, pour le reste, j’apporte toujours le même bémol à ce magazine qui est plus publicitaire qu’informatif

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Verdict… (et suspense insoutenable bien sûr). Il y a près de 37 euros d’articles dans la box. Les produits sont variés et originaux. Il y a du très bon comme le sac et le shampooing et du pas bon comme le casque (mais je vais en avoir l’utilité donc ce n’est pas trop gênant) mais au moins cette fois il n’y a que des objets que je pense rentabiliser dans un futur très proche. Donc je suis plutôt satisfaite de cette nouvelle fournée. Quand à savoir si je vais me laisser tenter par une troisième box, c’est une affaire à suivre… (oh punaise y a encore plus de suspense que sur M6 là…)

J’ai tenté… la CORRIDA de THIAIS

J’ai tenté… la CORRIDA de THIAIS

Date : 27 novembre 2016

Distance : 5kms tout pile (il y a une course de 10kms pour les plus sportifs)

Dénivelé positif : 6m, du faux plat de partout

Arme du crime : le grand classique (pas pu mettre le costume, il était tout cassé, mais pas grave on peut dire que j’étais déguisée en tomate quand même)

Participants : plus de 4000 sur l’ensemble des courses

Principe : un paquet de gens déguisés qui dévalent les rues de Thiais

L’équipe de choc : Gazou et Gazelle en n’amoureux

C’est à l’arrivée des Bacchantes que m’a prise l’idée de participer à la corrida de Thiais (bien aidée par une dame qui donnait des prospectus pour la course, ils font de la pub paaaaartout pour cette Corrida). Une petite course délirante et pas chère dans les rues de ma ville natale, que demander de plus ?

On se lève complètement crevés par ce beau dimanche de novembre, une horrible semaine de travail et une soirée d’anniversaire la veille ont un peu ruiné nos ambitions de record mais peu importe, la motivation est là quand même.

Première mission, garer la Gazou mobile près du Palais Omnisport.  Victoire.

Deuxième étape, trouver le Palais, récupérer les dossards et poser les sacs à la consigne. Tout est sacrément bien organisé et sécurisé. On nous offre des tee-shirts jaune et gris de toute beauté (le monsieur qui m’a donné mon tee-shirt a dû avoir une semaine très très difficile lui aussi vu qu’il me propose un taille S… « merci monsieur, même mon gros loukoum de chat ne passe pas là-dedans »).

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On rejoint la ligne de départ, il n’y a pas d’échauffement mais un beau défilé de déguisements, en veux-tu en voilà. Des hommes des cavernes, des gardes suisses, des nonnes, des tutus, des léopards et même une jolie banane. Le cortège va avoir fière allure.

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C’est l’heure du selfie pourri (ça c’est de la tradition), on sautille pendant que monsieur le Maire nous encourage et nous rappelle que malgré l’état d’urgence, la corrida de Thiais perdure et perdurera parce que le sport c’est la santé (« redis-moi ça à l’arrivée pour voir »).

Les goélettes tirées par les machines de guerre partent devant. Et puis sans le moindre petit décompte, le départ est donné, même pas eu le temps de réveiller la Garmin.

On part tranquille, les fous furieux nous grillent dès la première ligne droite et on se retrouve vite avec les coureurs pépères, ceux qui sont plus là pour la déconne que pour la performance (mes préférés). Le parcours est chouette, il y a de la place, personne ne bouscule pour doubler. Un monsieur court en pyjama avec son chien en peluche, apparemment c’est la star locale, il y a du monde qui l’encourage sur le bord de la route et il a le droit à sa petite interview sur la ligne d’arrivée.

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Le parcours nous fait passer dans MA rue, c’est rigolo de passer devant ma maternité, mon école, mon appartement, ma colline aux indiens (comprendra qui pourra). On paralyse complètement la circulation dans Thiais, des dizaines de bénévoles sont à la circulation et encouragent les troupes au passage.

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Des percussions rythment la course sur quelques mètres et nous voilà dans la cambrousse de Thiais, celle que personne ne sait qu’elle est là, c’est sympa de s’éloigner de la ville et de courir dans la verdure.

Mi-parcours, la fatigue me rattrape, première petite pause. Le monsieur en pyjama est survolté il nous menace de nous dénoncer à la brigade des machines de guerre. Du coup on reprend assez vite notre trottinade. Un kilomètre plus loin, deuxième coup de barre, encore une mini-pause. Le panneau 4kms me remet d’aplomb et on repart de plus belle jusqu’à la ligne d’arrivée. Décidément, je n’ai pas la moindre énergie ce matin (pourtant je me suis forcée à avaler une ignoble barre de céréales avant de partir), je rame sur une distance qui me va assez bien à mon niveau.

Pas grave, je lâche tout sur le petit tour de stade qui marque l’arrivée, j’aime bien doubler du monde et faire semblant d’être une vraie de vraie quand je passe la ligne d’arrivée (je préfère ignorer le fait que ma tête rouge tomate me trahit à chaque fois).

Nous avons le droit à une fort joulie médaille. Moi je vois une ou deux étoiles mais « le sport c’est la santé » hein. Les enfants prennent le départ pour une course de 1,6kms alors qu’on rejoint le palais pour une petite collation fort méritée.

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Et bien malgré tout c’est encore une mission accomplie pour los Gazellos. Pas de record, des difficultés que je n’avais plus ces derniers temps mais contente d’avoir chaussé mes joulies baskets sur cette course.

« Au fait, elle est où la voiture ? » Bah elle est coincée par le départ du 10 kms voyons ! Pas grave, on s’improvise voiture balai sur deux kilomètres.

Allez rendez-vous dans deux semaines pour la Corrida d’Issy-les-Moulineaux.

J’ai aimé :

  • L’organisation et tous ces gentils bénévoles
  • Le parcours tout fluide, presque tout plat
  • Tous ces beaux déguisements (et surtout cette belle banane)
  • Courir une petite distance
  • Le départ rapide
  • La sécurité mise en place autour de l’événement
  • Le débardeur technique offert à tous les coureurs (il va bien servir l’été prochain… en espérant que je courre toujours)
  • La jolie médaille
  • Les consignes à bracelets

J’ai moins aimé :

  • L’absence d’échauffement
  • L’absence d’eau à l’arrivée (il y en a au buffet dans le gymnase mais il faut bien compter 10 minutes avant d’y accéder après la course avec les contrôles de sécurité).
Une Gazelle verte qui courait dans l’herbe…

Une Gazelle verte qui courait dans l’herbe…

Et ben oui, je cours toujours (malgré le néant de post du week-end dernier). Que voulez vous, des fois (mais vraiment que des fois) j’ai une vie.

Parfois je fais des sorties tops où je bats mes « records » en me sentant en forme olympique. Des fois je fais des sorties même pas dignes de mes premiers runs et je les boucle difficilement. Mais je cours. Et même que, quel que soit le type de sortie, j’y vais toujours avec envie. Des fois en rentrant du travail après une journée de m**** je me dis qu’il n’y a qu’une petite course qui peut me retaper. Des fois le dimanche matin après une belle nuit d’insomnie je me dis que quitte à ne pas dormir, autant aller courir. Bref je suis complètement atteinte (même si physiquement, je fais toujours partie de la catégorie « rouge tomate », faut pas trahir sa famille quand même).

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Et pour vous prouver que je suis en train de devenir une vraie de vraie, ben j’expérimente aussi les premiers bobos. Parce que les blessures, ça fait aussi parti de la vie du runner. Bon je fais attention hein, je ne force jamais de chez jamais quand j’ai mal et je fais une pause quelques jours si besoin est. Mais des fois à chaud tout va bien et puis le lendemain je chante un fado en découvrant la zone de bobo. Bref, la machine est repartie plus en forme que jamais, le repos a été bénéfique.

Pour savoir si je tiens le bon rythme en courant, je salue tous les gens que je croise (en plus c’est rigolo de sourire à des gens qui font la tronche, ils ont toujours du mal à comprendre ce qui leur arrive). Si je parle normalement c’est bon, si je crache un vilain bonjour (et que je leur saute limite à la gorge), faut ralentir. Et c’est imparable, grâce à ça, la barre des 20 minutes elle passe « facile ».

Grâce à tout ça, le week-end dernier, j’ai franchi la barre des 100kms cavalés (soit 10x de plus que mes saisons précédentes hein, je sors le champomy tout de suite ou bien ?).

Ça m’a même donné des ailes toutes ces bêtises, je me suis inscrite à plein de courses (c’est mon banquier qui n’est pas content que je me mette au sport). Outre la corrida de Noël à Issy, je me suis enrôlée pour la Corrida de Thiais (mais que le 5kms hein, faut pas abuser, surtout qu’on ne sait pas encore dans quel état on va rentrer de l’anniversaire de notre pote Boul la veille) parce que j’avais envie de sortir un costume ridicule pour courir (ouais je ne me sens plus tout à fait assez ridicule à cracher mes poumons en jogging du dimanche, faut élever le niveau). Ce sera le 27 novembre. En février ce sera la Odlo Crystal Race parce qu’il y a là-bas un petit air de sports d’hiver avec des ravitaillements au vin chaud (c’est pas toujours bon mais ça tient chaud) et une tartiflette à l’arrivée (du coup je m’entraîne très bien pour cette épreuve là ; si je rate la course, je ne raterai pas la dégustation de tartiflette, promis), le tout dans de la neige artificielle avec des pingouins et des ours polaires en supporters. Evidemment, je ne pouvais pas y résister. Et avec Gazou, on est à deux doigts de se faire envoyer au charbon sur les foulées vendéennes, 10 kms au flambeau dans le sable de La-Tranche-sur-Mer, ça va piquoter. Mais ma Nénette et son Bribri vont peut-être se laisser tenter (depuis le temps que j’essaye de les faire claquer le pavé avec nous hein… mais bon j’attends de voir pour y croire).

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Voilà voilà, j’ai du pain sur la planche moi mais ce ne sont que des bons moments en perspective.

J’ai tenté… les BACCHANTES de PARIS

J’ai tenté… les BACCHANTES de PARIS

Date : 11 novembre 2016

Distance : officiellement 8kms mais ils ont perdu 500m en route

Dénivelé positif : 27m, du tout plat comme j’aime

Arme du crime : quasi la tenue de la vraie runneuse, mais j’ai quand même mis un tee-shirt bleu dans une foule toute orange pour qu’on ne me rate pas, on ne se refait pas

Participants : 1368 finishers

Principe : des gens tout moustachus qui courent pour lutter contre le cancer de la prostate (et quand tu sais que ça se passe dans le bois de Boulogne, tu te demandes si ils ne l’ont pas fait exprès)

L’équipe de choc : Papounet, Mamounette, Gazou et Gazelle

Papounet est un habitué des Bacchantes, il y participe depuis quelques années déjà. Du coup quand il a su que la Gazelle se mettait à la course à pied et que la Mamounette troquait les bâtons de marche nordique pour le running, il a motivé les troupes pour la bonne cause.

Et cette fois j’avais un peu la pression. Parce que pour la première fois, je m’entraîne un peu et que je n’avais pas le droit de me cramer ou de marcher les ¾ du parcours. Gazou me donne le ton, il a presque retrouvé sa forme olympique et il veut claquer un chrono… Bref, je vais devoir faire sans mon régulateur de vitesse cette fois-ci.

L’ambiance dans le « village » (vous pouvez noter là une magnifique utilisation du lexique du runner, je viens de passer le niveau 2) est très sympa. Il y a moins de monde que sur les autres courses que j’ai tenté, cela ressemble un peu plus à une course de quartier. Mais malgré le froid, les troupes sont motivées et rivalisent de belles moustaches. D’ailleurs un vétéran avec une moustache sublime, Philippe, parade fièrement, c’est SON moment de l’année (ça n’a quand même pas l’air très très aérodynamique ça)/ Et même qu’il s’amuse à faire du photobombing, une vraie star.

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Un premier échauffement a lieu dans le gymnase puis un deuxième sur la ligne de départ. Comme l’indique le slogan de la course (« une course pas sérieuse pour une cause sérieuse »), c’est un peu du grand n’importe quoi, on fait des squats, on tourne en rond en s’accrochant à notre voisin, on pousse un cri de guerre, etc, mais ça marche le peloton est à bloc et on n’a même pas froid. Au passage on envoie un petit message fraternel aux copains moustachus de Toulouse, « c’est nous qu’on crie le plus fort ». Avec tout ça on ne voit pas l’heure défiler, c’est déjà le départ.

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Tout le monde part en même temps, il n’y a pas de sas ici, tout est à la bonne franquette. On part quasiment devant, du coup je me faufile entre deux machines de guerre pour rejoindre la corde, c’est moins risqué. Gazou part comme une flèche je ne le reverrai pas. Papounet soutient la Mamounette qui s’accroche avec un joli mal de dos. Je passe devant et je les perds aussi définitivement.

On commence par un peu de route, ça glisse mais on s’en fout. Puis on fait une petite boucle dans le bois de Boulogne, il y a un peu de bouillasse mais rien n’atteint le moral des troupes.

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Et puis je cours, je cours, je cours, je me fais doubler de tous les côtés mais je m’en fiche je tiens un bon rythme (un chouya trop vite peut-être mais l’adrénaline me fait tenir). Km 2, ça va, km 3 je gère, km 4 j’ai trop poussé je marche un peu.

Ah bah non pas le droit de marcher. Y a quelqu’un qui m’attrape le bras et qui me dit qu’il ne faut jaaaaamais marcher. Je me retourne et je découvre que c’est Sonia (des Chroniques de Sonia ndlr) qui me traîne. « Waaa le hasard des fois je te jure ». Bon je suffoque comme un bœuf, je ne suis pas capable de lui aligner trois mots mais ça a bien fait rire son pote que je la reconnaisse illico. Je les suis 300m puis je ralentis parce qu’elle a beau papoter, elle court trop vite pour Gazelle la Girafe. Je la vois ramasser une autre dame un peu plus loin, y a pas à dire, elle rebooste les troupes.

Je m’arrête encore une fois (oui oui je sais… PAS BIEN) mais à peine dix secondes et une dame de la cinquantaine prend le relais. Elle me dit de courir avec elle parce que j’ai pas du tout le bon rythme (« ah bon ?? vous êtes sûre ? »), qu’on va papoter pour réguler notre souffle. Me voilà partie et cette fois je ne m’arrêterai plus (si si pour de vrai). Et cette dame là elle me donne une vraie leçon. Pas de course à pied hein, parce que je le savais déjà que je faisais n’importe quoi. Nan nan, elle me dit qu’elle s’est mise à la course à pied parce qu’elle a la sclérose en plaque et que courir lui donne la sensation de mettre un beau coup de pied au cul de la maladie. Et elle me dit aussi qu’elle fait les Bacchantes tous les ans parce que son mari a eu le cancer de la prostate et que ça lui tient à cœur de se battre pour lui et les autres aussi. Bon bah je peux te dire que quand on te dit ça tu ne parles pas de ton stupide point de côté et que tu continues, quoi qu’il en soit. Et en plus de ça, elle ralentit chaque fois qu’elle sent que je n’ai plus trop de souffle pour parler, elle me pousse quand elle sent qu’on peut accélérer à nouveau, une vraie coach personnelle je vous dis. A l’approche de l’arrivée, elle me décroche un peu mais me fait promettre de ne pas arrêter. Non seulement je ne marche pas mais en plus je trouve les jambes et le souffle pour « sprinter » (à la Gazelle bien sûr) les 200m qui me séparent de l’arrivée.

Et ben j’en suis pas peu fière quand je passe la ligne. Déjà ma nouvelle copine m’attend pour me féliciter, je lui tombe littéralement dans les bras. Et puis ma montre m’affiche un chrono fort acceptable. Et surtout, surtout… je suis arrivée avant le Papounet. Oui je sais qu’il a soutenu la Mamounette tout le long de la course mais au moins je l’aurais vécu une fois dans ma vie ça.

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De retour au village je retrouve mon Gazou, il y a un fort joli buffet de ravitaillement et une séance d’étirements. Pour une « petite » course, tout est sacrément bien fait.

Avec, cette belle organisation, cette super ambiance et la bonne cause qui nous fait tous galoper, je suis prête à re-signer pour les prochaines éditions. Le site c’est par ICI.

J’ai aimé :

  • soutenir la lutte contre le cancer de la prostate
  • courir une distance fort abordable
  • battre Papounet et Mamounette (même si le dos de la Mamounette m’a bien aidé)
  • l’organisation impeccable
  • le buffet d’arrivée
  • toutes ces belles moustaches (et il y en a qui ont de l’imagination)
  • les belles rencontres faites sur la course
  • l’ambiance « petite » course (au moins pas de file d’attente pour la consigne et les toilettes, pas d’attente interminable sur la ligne de départ)
  • les bénévoles, tous plus sympas les uns que les autres
  • pulvériser mon temps des 5 kms (35 minutes ouaiiiiiiiiiis)
  • pour les dames seulement, il y avait un petit sac de miniatures Avène, parfaites pour partir en week-end (là c’est encore mon âme de pintade qui ouvre un cadeau qui parle)

J’ai moins aimé :

  • en chipotant un peu on peut dire que le parcours n’a rien d’exceptionnel mais faudrait vraiment être une grosse râleuse pour leur en tenir rigueur (avec les contraintes de sécurité tout ça, tout ça).