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Mois : octobre 2016

J’ai tenté… la CORRIDA DE NOËL à Issy-les-Moulineaux

J’ai tenté… la CORRIDA DE NOËL à Issy-les-Moulineaux

Date : 14 décembre 2014

Distance : 10 kms (un peu moins en réalité)

Dénivelé positif : 104m (une petite côte assez vilaine vers le 7ème kilomètre sinon que du plat)

Arme du crime : de vieilles baskets Adidas (merci maman) et le jogging du dimanche

Participants : 5000 et des brouettes inscrits, 4870 survivants à l’arrivée

Principe : ben tu cours (déjà ça commence bien) en déguisement de Père Noël et surtout tu peux soutenir un tas d’associations (Imagine for Margo, Mécénat Chirurgie Cardiaque, et Laurette Fugain entre autres très bonnes causes).

L’équipe de choc : Gazou, Papounet, Xav, Sylvie et moi bien sûr, Gazelle

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C’est par un très beau matin de décembre 2014 que nous avons pris la route pour Issy-les-Moulineaux. Lorsque nous arrivons, les enfants usent déjà le pavé dans des courses de 1,5 ou 3 kms. Il y a déjà beaucoup de monde. Quand tu n’es pas habituée, c’est franchement impressionnant d’arriver  au milieu de tous ces bénévoles, ces kilomètres de bouteilles d’eau (« quoi on ne prend pas l’apéro après les 10 kilomètres ? Ca sent l’arnaque ça ») et surtout ces milliers de Pères Noël affublés d’un dossard. Ni une ni deux on file aux vestiaires, on pose les sacs et c’est parti pour l’échauffement.

L’échauffement c’est une marée rouge qui se déhanche sur du David Guetta, c’est presque une secte pour tout vous dire. Et c’est absolument impossible de ne pas se laisser entraîner par toute cette déferlante d’endorphine « allez on lève les genoux » « on réveille tous ces petits muscles en sommeil ». Mais que d’énergie de bon matin !

« Punaise je transpire déjà c’est normal ? ».

En bonne néophyte je jauge la concurrence et c’est bien là le plus sympa, il y a de tout dans cette course :

  • le marathonien concentré (autant dire que lui il ne transpire pas hein)
  • la mère de famille encouragée par toute sa progéniture
  • le clown de service
  • le grand rondouillard rouge tomate (« coupain ?? »)
  • le vétéran détendu
  • les courageux qui ont troqué la tenue de papa Noël pour des flocons de neige, des lutins ou autres déguisements très recherchés (avec Gazou nous avons osé la touche fantaisie avec des écharpes guirlandes, « mais on est trop des foufous nous ! »)
  • la runneuse hyper lookée
  • le sociable qui encourage tout le monde avant le départ
  • les bandes de coupains/coupines ultra motivés (à deux doigts de lancer un pogo tellement ils sont impatients)

De tout je te dis, et surtout personne pour te juger, un vrai bonheur.

Tout le monde rallie la ligne de départ. Et là… quand t’as jamais vraiment couru de toute ta vie… il se passe plein de choses dans ta tête… tu as l’impression qu’il y a plusieurs Gazelles là haut qui se font gentiment la conversation. Petits extraits rien que pour vous : « mais c’est long comment 10 kilomètres ? », « si ça se trouve je vais déchirer grave », « punaise j’espère qu’ils ne vont pas arrêter la course avant que j’arrive hein », «allez, faut que je coure au moins le premier kilomètre », « des fois le corps il fait des trucs de fou avec l’adrénaline hein ? on sait jamais »…

10…9…8…7…6…5…4…3…2…1…

Top départ. En première vague il y a les vrais, ceux qui ne blaguent pas, et puis petit à petit la foule décolle et c’est à notre tour. Papounet prend le temps de me souhaiter bonne chance avant de partir au galop, Xav et Sylvie se sont déjà volatilisés au bout de 100m, on ne les reverra plus. Et mon Gazou ? Ben il reste avec sa Gazelle (« c’est meuuuugnon tout plein »).

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Déjà une première victoire, je me rappelle comment on fait pour courir. Ouf ! Allez c’est parti en petite foulée, je me surprends moi-même à tenir… 1km600… quoi c’est tout ? Mais je pensais avoir fait 5kms là… ils se sont trompés c’est sûr !

Et c’est là toute la beauté de cette course, plus tu rames plus tu as des supporters « allez les guirlandes bon courage », « l’essentiel c’est pas de gagner mais de participer » (béni sois-tu Pierre de Coubertin), « vous êtes beaux ne lâchez rien» (« ah vraiment ? le rouge tomate me va à ravir, je le note »).

Mais surtout, tu croises en route des tas d’enfants qui te tendent leur main pour taper dedans et ça te booste de fou. Du coup je me motive un peu, course/marche/course/marche/course/agonie/course/méga agonie… et les kilomètres défilent. Plus ça va moins on a de compagnie mais au moins, la route est à nous ! Gazou se balade, de temps en temps il tente un « ça descend là, on court un peu ? » mais il résiste à l’envie de m’abandonner, il est trop fort !

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Kilomètre 9, il n’y a plus grand monde pour nous indiquer la bonne route et les fanfares commencent à plier bagage… Ils ont déjà stoppé la course tu crois ?

Et en fait pas du tout, passé le dernier virage, une belle ligne droite nous attend, les supporters sont de retour (« attends bichon y en a encore deux qui arrivent là bas, c’est pas fini »), il y a des photographes pour immortaliser ma tête rouge tomate (« ça tombe bien, il paraît que ça me va bien ») et tu retrouves tes jambes comme au premier kilomètre. Choup choup choup, là j’ai l’impression d’être à 15 kilomètres/heure mais en fait pas du tout.

En guise de récompense nous avons le droit à une médaille/boule de neige (ma première ouiiiiiiiii) et à un chouette ravitaillement (« bon c’est sympa les fruits secs et la compote mais tout à l’heure j’ai commandé l’apéro moi »).

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Papounet nous attend sagement à l’arrivée (il est déjà passé au vestiaire récupérer son sac !), Xav et Sylvie sont sûrement déjà chez eux 🙂

Au final 10 kilomètres en mode tortue ça s’avale quand même bien, j’ai mis 1h23 en faisant vraiment n’importe quoi. Et surtout je me suis éclatée.

J’ai aimé (nan adoré) :

  • la marée rouge de Père Noël et les autres déguisements loufoques
  • les musiciens en bord de route (un groupe tous les kilomètres quand même)
  • être encouragée comme une rock star par des dizaines d’enfants
  • l’organisation impec, allez-y les yeux fermés, ils savent y faire à Issy
  • ce melting-peloton
  • l’ambiance de folie
  • le ravitaillement
  • les photos souvenirs (ben oui sinon les collègues elles me croiront jamais)
  • tester mes limites
  • l’échauffement, même si tu refroidis un peu avant le départ, ça vaut le détour
  • courir avec mon Gazou
  • courir pour une bonne cause

J’ai moins aimé :

  • rien de rien

L’édition 2015 a été annulée mais Gazou et moi rempilons pour cette année yeeha ! Et parce que je suis optimiste, cette année y aura un chouya d’entraînement n’est-ce pas ? Pour s’inscrire c’est par là : http://www.corrida-noel-issy.com/ . RDV le 11 décembre 2016.

Gazelle

Un petit mot sur Gazelle

Un petit mot sur Gazelle

C’est l’histoire d’une Gazelle pas sportive de 29 ans (et 24 mois) qui n’aime pas faire les choses dans l’ordre. Tout commence par un beau jour de 2014. Légèrement influencée par son runner de Gazou, la Gazelle se dit « tiens ça a l’air trop rigolo la course des Pères Noël »… Elle décide donc de s’inscrire pour courir 10kms, déguisée, dans le froid de décembre à Issy-les-Moulineaux. Pas d’entraînement, des chaussures empruntées à sa maman (ouais même pas honte), un soupçon de folie (ou d’inconscience) et la voilà partie en petites foulées en queue de peloton. Et c’est là le début d’une histoire d’amour bien compliquée…

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Parce qu’il faut préciser les choses tout de suite, la Gazelle n’a pas le physique pour courir et n’avait pas vraiment chaussé les baskets depuis le bac (aaah toutes ces heures passées à papoter avec les coupines sur le tour de piste d’Arpajon sous les hurlements de madame Dragon « on parle moins et on court plus les filles, bougez moi ces fesses, vous me remercierez cet été »).

Bref, je m’égare, revenons en 2014. Après 1h23 d’injures, de questions existentielles (« mais pourquoiiiiiii je fais ça ?? »), de « high five » dans toutes les petites mimines compatissantes sur le bord de la route et de déhanchés au son des fanfares, la Gazelle se dit que courir c’est trop cool. Ni une ni deux, Gazelle s’achète de bonnes baskets et un cardiofréquencemètre.

Oui mais voilà, courir en peloton sous les hourras de la foule ce n’est pas duuuu touuuuuuut pareil que de se lever seule le matin pour claquer le bitume (ben oui le Gazou il va bien trop vite pour sa Gazelle). Et je ne vous parle même pas de ces jours où même la météo se moque de Gazelle.

Donc nous voilà deux ans plus tard, quelques courses ultras funs tentées avec les moyens du bord, mais toujours pas d’entrainement. Et ces pauvres baskets qui attendent gentiment leur heure de gloire…

Alors me voilà, toute Gazelle que je suis, je retente l’expérience du running mais cette fois j’ai décidé de relater mes aventures pour me motiver. C’est donc un blog pour raconter les débuts d’une runneuse (très très) amatrice, les petites victoires, les grandes découvertes, les galères, les expériences… En espérant que ces quelques lignes inspireront d’autres gazelles ou gazous comme moi qui sont tentés par la course à pied mais qui galèrent ! (Et en espérant aussi que je tienne le choc hein).

Et parce que je suis toujours super raisonnable je vais évidemment me fixer un bel objectif : courir un marathon l’an prochain… mouahaha non jamais de la vie (pis je te raconte même pas comment ça ferait rire les coupains si je leur disais ça). Disons que si je suis toujours là dans un an, je me fixerai certainement quelques vrais objectifs. En attendant, j’aimerais surtout être capable de courir en me faisant plaisir sans que mes poumons me maudissent au bout de 10 minutes et pouvoir apprécier une course sans perdre un genou en route. D’ailleurs si quelqu’un a retrouvé ma rotule à Disney, qu’il me la renvoit, elle me manque un peu quand même.

Bonne lecture à tous !

PS: en exclusivité, voici mon plus beau sourire :

sourire de gazelle