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Mois : octobre 2016

Et sinon, j’ai eu 29 ans (pour la troisième fois)

Et sinon, j’ai eu 29 ans (pour la troisième fois)

Encore une semaine de passée, encore des entraînements, encore du bon (20 minutes de course non stop mardi, j’ai même doublé un monsieur assez gentil pour courir encore plus lentement que moi) et du moins bon (je me suis cramée en fractionné jeudi et je suis rentrée en rampant) mais peu importe, je tiens bon !

Mais le grand événement de la semaine, c’est que j’ai eu 29 ans (si, si) mardi dernier. Et j’ai été sacrément gâtée, me voilà notamment équipée de la tête aux pieds pour courir (et avec tout ça j’ai carrément intérêt à y aller, je vous le dis).

Mon Gazou, le premier, m’a racheté un brassard pour le téléphone parce que le dernier a rendu l’âme il y a trois semaines (le pauvre, il a chômé plus d’un an et il n’a pas supporté de devoir se mettre au boulot d’un seul coup) et m’a même offert un très joli téléphone pour écouter une super playlist entraînante.

Mamounette et Papounet, trop contents que je continue à secouer mon popotin trois fois par semaine (et probablement un peu honteux que je vante les mérites de mon jogging du dimanche sur internet) m’ont littéralement rhabillée. Pantalon de running pour l’hiver, tee-shirt respirant, gilet respirant, tour de cou, gants de sport (assez larges pour mes petites pattes de poulet qui se transforment en saucisses au moindre petit effort). Et le clou de la cerise sur le gâteau du pompon sur la Garonne, j’ai eu des écouteurs de running de compétition, des Easyfit de Philips pour écouter la fameuse playlist (là, je ne peux plus recycler celle du ménage hein).

Voilà voilà, vous comprenez pourquoi je dois ab-so-lu-ment m’accrocher à mes baskets tout l’hiver là. Y a pas le choix, je dois rentabiliser toutes ces petites merveilles.

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Du coup, la petite chenille s’est transformée en un joli papillon. Mardi je suis partie courir en jogging du dimanche (qui va dorénavant pourrir au placard) avec mon écharpe qui me fouette la figure et mes gants en moumoute. Jeudi j’étais au top de la fashionitude du runner (même si la performance était pitoyable). Mais ne vous inquiétez pas, le rouge tomate est toujours en vigueur.

J’ai aussi passé une soirée entière à éplucher ma musique et des playlists de runners sur internet pour trouver LA musique qui va me faire courir les prochains mois. « Trop lent, moi je cours beaucoup trop vite pour ça », « si je cours là-dessus je décède », etc. J’ai découvert que des grands cinglés courent sur de la musique de techno transe (eux ils doivent prendre des trucs qui font faire pipi violet), que d’autres courent sur du hard ou du metal, que les filles se motivent souvent sur du Beyoncé. Et moi j’ai mis un petit mix de boom-boom-boom (mais que des boom boom à 8km/h hein, faudrait pas se cramer à la première chanson), de rock et des chansons plus lentes pour les moments où je suis plus proche de la mort clinique que du marathon.

Voilà, y a plus qu’à aller courir. A la semaine prochaine.

Elle trotte, elle trotte la Gazelle, la Gazelle du bois mesdames…

Elle trotte, elle trotte la Gazelle, la Gazelle du bois mesdames…

« Et sinon quoi de neuf pour toi Gazelle ? » Ben je cours moi, ouais ouais pour de vrai.

Cette semaine je discutais avec une collègue, ma petite Elo, qui s’est mise à la course à pieds en même temps que moi (et qui n’osait pas non plus l’avouer avant que ça devienne un peu sérieux). Et ça m’a fait un bien fou d’en parler avec une autre galérienne. « Ah ouais toi aussi tu te prends le mur des 15mn ? (c’est exactement comme le mur du 30ème kilomètre pour les marathoniens, mais là c’est le niveau 1 pour les très très nuls quoi) ». « La tenue ? Pffff m’en fiche je préfère mettre des trucs fluos. Si j’agonise, au moins on ne me louperas pas ». « T’as quoi comme appli ? Cool de voir les calories brûler hein ». Et c’est aussi en discutant avec Elo que je me suis rendue compte que je deviens une vraie adepte. Je te cause de la VMA (même si je ne connais pas la mienne), d’étirements, de récupération tout ça tout ça le plus naturellement du monde ! Et en plus j’aime ça. Le lavage de cerveau est en marche, ouiiiiiiii !

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Et puis bien sûr, faut pas seulement en parler, faut aller courir (« et m**** »). Rassurez-vous, je continue à faire un peu n’importe quoi… mais j’ai enfin trouvé mon rythme de croisière.

Le premier run de la semaine, je fais de l’endurance. C’est-à-dire que je cours le plus longtemps possible sans marcher… Quitte à finir à 2km/h avec le vent dans le dos ou à m’accrocher à un gosse en trottinette (ouais même pas honte).

Le deuxième run de la semaine je fais un pseudo fractionné (me suis laissée convaincre par la milice de la course à pied). Je cours à fond (bon 10km/h quoi) une minute et je récupère 30 secondes en marchant. Et je le fais un maximum de fois tant que mon cœur ne cogne pas trop. Quand je sens que j’ai suffisamment bossé, je rentre en petit footing.

Le troisième run de la semaine, je fais 5 kms en alternant course et marche, toujours au feeling (pour pas dire n’importe comment). En courant j’ai croisé un monsieur en galère, on s’est reconnu tout de suite « c’est dur hein » qu’il m’a dit. « Nan penses-tu, je fais juste semblant de cracher mes poumons ! » Bon en vérité je n’ai même pas pu compatir ou répliquer, aucun son n’a voulu sortir de ma gorge. Au final j’ai réussi à boucler ma petite sortie en 38 minutes, je me sentais trop fière… jusqu’à ce que je prenne l’ascenseur et que je vois dans le miroir une Gazelle très, mais alors très, très dégoulinante. Bon, bah j’ai compris ce que le monsieur s’est dit quand on s’est croisé quoi.

Le dimanche, si je sens la motivation, je fais un mini décrassage de 2kms et des brouettes, sans objectif, juste parce que je veux ma dose d’endorphines (et parce que ça motive mon Gazou à aller courir, en ce moment faut presque lui mettre ses baskets aux pieds pour qu’il y aille).

Et ben avec tout ça cela fait cinq petites semaines que je brave les éléments.

Et parce qu’à chaque semaine je tente une petite nouveauté, cette semaine j’ai rajouté les abdos et le gainage (j’allais oublier d’en parler jusqu’à ce qu’un loukoum de chat me saute sur le ventre et me rappelle que j’ai des courbatures de cinglés). Bref, j’estimais que je ne me faisais pas assez mal (et surtout j’ai trop lu des avis de pros qui disent que le renforcement musculaire c’est pri-mor-dial, ils ne font pas complexer du tout ces gens-là). J’ai donc pris mon courage à deux mains, mis une petite musique qui motive et j’ai tenté de me rappeler très fort ce que me disais la machine de guerre à la salle de sport (« rentre ton ventre, serre les fesses, inspire à la montée, expire à la descente, allez encore une série » ouais, je me demande bien pourquoi j’ai arrêté d’aller là-bas). Première série… ça va, même pas mal. Deuxième série… ah oui les abdos sont là. Troisième série… oh punaise on va commencer mollo ça suffit pour aujourd’hui. Gainage… les 30 secondes les plus longues de toute ma vie. Mais c’est même pas humain de faire un truc pareil (même si on recommence demain quand même). Bilan : je ne vais pas pouvoir rire de toute la semaine, je vais insulter tout ce qui bouge dès que je vais tousser, mais je me sens hyper renforcée là, tout va bien.

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Allez, vivement la semaine prochaine.

J’ai testé la JOGGBOX

J’ai testé la JOGGBOX

Un jour je me suis prise pour une vraie runneuse, et je me suis commandée une joggbox, juste pour essayer. Le principe est simple, on s’abonne pour 2 mois, 6 mois ou un an et pendant cette période, tous les deux mois, on reçoit une box remplie de produits pour la course à pied (27,90e pour une seule box, sans engagement).

Du coup, 10 jours plus tard, j’ai reçu mon petit colis et j’étais pire qu’une petite fille qui sait qu’elle va avoir la Barbie-picole-le-samedi-soir-en-boîte à Noël. Même mes loukoums de chats ont senti qu’il se passait un truc ce jour-là.

Dans la box de septembre/octobre, j’ai trouvé :

– deux Mulebar (une chocolat/orange et une ananas/noix de coco) ⇒ ça commence mal ; attention je ne dis pas qu’elles ne sont pas bien (il paraît même qu’elles sont délicieuses), je dis juste que la nutrition de sportif et moi, ça fait 15. Je sais que la nutrition c’est important pour la course à pied blablabla mais moi je ne peux pas manger pendant une course et tant que je cours à mon niveau, pas besoin de ça, ni avant, ni pendant, ni après l’entraînement… ça restera au placard un moment (ça peut toujours servir pour un snack lors d’un voyage ou pour les sports d’hiver, va savoir) ; VALEUR 4 euros

– une corde à sauter de crossfit ⇒ ouiiiiiiiiii ; elle ne paye pas de mine mais elle est top (si vous m’aviez vue tenter de couper le surplus de corde au coupe ongle je ferais un carton sur Youtube en ce moment même) ; il paraît que c’est bien complémentaire de la course à pied et que ça fait bosser tout le corps, moi j’ose pas trop parce que je vis en appart et que j’ai pas envie de rendre fous les voisins du dessous (ils ont eu le droit à un petit essai de 5 minutes quand même, ça fait sacrément travailler les papattes ce truc) ; je la garde précieusement pour le jour béni où j’aurai une terrasse ou une maison. Le Joggmag donne des idées d’exercices pour ne pas faire n’importe quoi. Et puis c’est une vraie corde de crossfit, ce sport de malade où les gens font parti d’une secte et deviennent des machines de guerre en un temps record. VALEUR 10 euros

– l’huile de massage Eona, format de voyage ⇒ j’adore, j’adhère, l’huile de massage c’est la vie. Celle-ci permet de chauffer les petits muscles ou bien de les aider à récupérer après l’effort. Le format permet de la trimballer en week-end, une excuse de moins pour ne pas courir même lors d’une petite escapade. Je la garde donc précieusement pour la prochaine virée avec Gazou (oui oui, j’en profite pour envoyer un petit message subliminal). VALEUR 1,6 euro

– la ceinture de running (à la bonne taille) ⇒ permet de caser les clés, le téléphone, les snacks, etc. Personnellement j’ai le brassard pour le téléphone et je ne prends pas à manger donc je n’en ai pour l’instant pas vraiment l’utilité ; ça servira à coup sûr pour une longue sortie ou pour une course. J’ai tout de même essayé (parce que j’étais super sceptique sur la praticité du truc). Verdict : ça tient bien (pas de problème de clés qui tombent) et ça s’oublie très vite. Et surtout, elle a l’air robuste, elle devrait pouvoir supporter pas mal de misères. VALEUR 25 euros

– le Joggmag ⇒ un descriptif des produits présents dans la box et quelques conseils d’utilisation (notamment pour la corde à sauter), une recette pleine de vitamines, quelques idées d’achats pour le running de monsieur et le running de madame. A mon sens, ce magazine est un peu léger, j’aimerai y trouver quelques bons conseils sur la course à pied, des bons plans, des bonnes idées, etc.

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En résumé, j’ai reçu près de 40 euros d’articles (quelques boxs contiennent, paraît-il, des surprises comme un dossard pour une course et des bons pour des baskets), pour le prix c’est bien. Et puis au rythme d’une box tous les deux mois, on ne se ruine pas (trop).

Pour les articles, c’est varié et ça correspond bien au descriptif fourni lors de la souscription (au moins un textile, un accessoire et un article de nutrition à chaque fois).

L’effet surprise, « t’attends-ta-box-comme-une-gosse-tous-les-jours-devant-la-boîte-aux-lettres », c’est réussi (mais bon tout le monde n’a pas une âme de pintade hystérique).

Maintenant pour nuancer un peu, le principe de recevoir des choses dont on n’a pas vraiment besoin même à moindre coup calme un peu mon enthousiasme. En effet si j’avais dû acheter les produits qui m’intéressent vraiment et qui me sont utiles à mon niveau actuel, j’en aurai probablement eu pour moins de 28e. Mais c’est le lot de toutes les boxs j’imagine.

En bref, la box est très bien fichue, les produits sont sympas et de qualité (même si certains vont attendre un peu leur heure de gloire), mais pas vraiment nécessaires. Pour les pintades, c’est un petit plaisir. Pour les vrais runners, sûrement déjà équipés de la tête aux pieds, c’est peut-être un moyen de découvrir d’autres marques.

J’ai testé le site Running Heroes

J’ai testé le site Running Heroes

J’ai vite découvert en me lançant dans la course à pied que le running est presque une secte. Les coureurs causent dans leur propre vocabulaire (ils parlent de VMA, de fractionné ou de fructose le plus naturellement du monde), ils utilisent des produits assez étranges (gels toniques, citrate de bétaïne, huile de récupération et tout plein de trucs dont tu ne sais pas quoi faire quand tu débutes comme moi), se lèvent tôt le dimanche matin pour aller souffrir en peloton et ne mangent pas comme tout le monde (mais même sous pression , je ne renoncerai jamais à ma tonne hebdomadaire de fromage moi). Et le pire, c’est que tu prends très vite goût à faire partie de ce monde (le lavage de cerveau opère plus ou moins vite selon la motivation, soyons patients).

Et dans cette communauté, un tas de sites de bons plans, d’entraînements collectifs et de bons conseils a vu le jour. Pour ma part, j’ai commencé par le site Running Heroes. Je peux vous parrainer en cliquant ICI (25 points pour vous et pour moi youpi !)

Le principe est simple (même ma mamy y arriverait) : vous vous inscrivez, vous synchronisez votre application de running, vous courez, vous gagnez des points et vous transformez vos points en récompense. Plutôt sympa non ?? Et puis c’est gratuit de chez gratuit.

Evidemment, quand tu commences en bas de l’échelle, tu gagnes peu de points au début (entre 12 et 22 par sortie pour ma part) mais quel que soit votre niveau, vous cumulez des points et vous pouvez vous faire plaisir avec des petits cadeaux.

Là, il y a deux options : les challenges ou les récompenses. Pour les challenges, vous devez courir une certaine distance durant la semaine et il y a un tirage au sort pour déterminer les gagnants parmi ceux qui ont rempli l’objectif (ne vous inquiétez pas, il ne vous arrive rien de rien si vous ne le remplissez pas, j’ai essayé et je suis toujours là !). Pour les récompenses, vous échangez un nombre de points défini contre un cadeau (il y a de tout, des réductions intéressantes sur des boutiques de running, des dossards pour certaines courses, des bons d’essai pour des coachings, des paniers bio, etc). Et cerise sur le gâteau, on peut donner des points « solidaires » pour que Running Heroes reverse quelques euros à une association (cela change souvent, en ce moment ils soutiennent La Ligue contre le cancer).

Moi j’ai craqué pour une Joggbox à moitié prix (que je vais tester donc très bientôt, review à suivre), un mois gratuit d’abonnement à un magazine de running, je donne régulièrement à des associations et je fais TOUS les challenges (c’est bête mais ça me motive).

Bref ce site est un vrai coup de cœur pour moi parce qu’il n’y a rien d’autre à faire que de courir pour en profiter, il permet de s’équiper à moindre coût,  de soutenir de bonnes causes et sur une note plus personnelle, cela me permet de rester motivée. Et surtout, il n’y a pas besoin d’être une machine de guerre pour en profiter. PS : je l’ai suggéré à une collègue marcheuse, elle me dit qu’elle engrange moins de points bien sûr mais que ça fonctionne quand même alors avis aux dingues de marche nordique. Et il existe deux variantes pour ceux qui ont plusieurs cordes à leur arc, Cycling Heroes et Skiing Heroes.

J’ai tenté… le SEMI MARATHON de DISNEYLAND PARIS

J’ai tenté… le SEMI MARATHON de DISNEYLAND PARIS

Date : 25 septembre 2016

Distance : 21.096 kms (un peu plus au final, Mickey a bu un peu en mesurant le parcours)

Dénivelé positif : 56m, deux petites montées sur tout le parcours (petites mais costauds elles m’ont piqué juste comme il faut)

Arme du crime : le chapeau Fantasia de Minnie (oui oui, vraiment), le pantacourt (« quoi pas de jogging du dimanche cette fois ?? »), les baskets que je ne présente même plus

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Participants : 8514 finishers, environ 11000 inscrits

Principe : des coureurs de tous niveaux affublés d’oreilles de Mickey ou d’ailes de Clochette qui courent dans les parcs de Disney à l’aube puis aux alentours du parc.

L’équipe de choc : Gazou et Gazelle

Septembre 2015, du fin fond de mon lit. Je m’apprête à courir l’Odyssea quelques jours plus tard et comme lors de ma première course à Issy-les-Moulineaux, je me sens une âme de sportive tout d’un coup (oui je sais c’est facile de se sentir pousser des ailes quand on est en mode coocooning). Bref je surfe sur internet pour trouver des courses sympas et voilà que je tombe sur le site du futur semi marathon de Disney. Quoi ??? Tu peux courir dans le parc avec Mickey avant l’ouverture ?? Mais en voilà une nouvelle de foufou. Ni une ni deux j’alerte mon Gazou et le motive comme seule moi sait le faire. C’est décidé, on va s’inscrire !

« 5 kms ou le semi ma Gazelle ? » (il y avait deux courses au programme). Comme vous le savez, je suis toujours parfaitement raisonnable… « vas-y le semi direct. C’est dans un an je vais m’entraîner comme une folle je serai une machine de guerre d’ici là t’inquiètes ». Gazou il m’a fait confiance et nous voilà inscrits pour le premier semi de ma vie.

Bon… je suis devenue une vraie machine de guerre… catégorie couch potato.

Jour J. « L’an prochain je me contente du 5 kms, l’an prochain je me contente du 5 kms, an prochain 5 kms, 5 kms, 5 kms ». Le réveil sonne à 5h, je suis déjà fatiguée, le repas de champion de la veille pèse encore sur le ventre (flammekueche, bourré de sucres lents, c’est bien connu). Heureusement j’ai tout préparé la veille, même le dossard est déjà épinglé sur le tee-shirt.

Nous allons engloutir la collation du champion comme ils disent, bananes et céréales à gogo. Je me remplis parce que je sais que pendant la course je n’arriverai pas à avaler quoi que ce soit (« hé au lieu de te moquer, vas y essaye de manger une barre de céréales alors que tu craches tes poumons hein »).

6h30, nous sommes dans notre sas, celui des joggeurs du dimanche, beaucoup de gens sont déguisés, nous rencontrons Belle, Daisy, Jafar et compagnie. Ca parle beaucoup anglais autour de nous, un peu espagnol, on se sent privilégiés d’être là, même tassés comme des sardines. Petit échauffement, bon moi je suis rompue à l’exercice (« oui oui carrément »), je sais que je vais refroidir avant le départ, du coup je ne le fait pas, je discute avec une américaine surexcitée par le départ imminent. Les organisateurs nous rappellent que nous prenons le départ avec Paula Radcliffe, LA recordwoman du marathon, rien que ça.

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Et le départ est donné par les fées de la Belle au Bois Dormant, le sas est en délire. On ne savait pas encore qu’on ne partirait qu’une heure plus tard, le temps est un peu long mais les troupes restent motivées. Les coureurs partent par petits groupes, le départ est donné à chaque fois par un personnage Disney.

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C’est à nous ouiiiiiiiii. Nous partons tranquillement ; cette fois Gazou me donne le rythme pour ne pas cramer illico et force est de constater que je tiens bien plus longtemps que les autres fois. Nous commençons par le parc Walt Disney Studio, on passe notamment devant la Tour de la Terreur. Et à presque tous les virages nous croisons des personnages de l’univers Disney (officiels ceux-là, pas ceux du sas). Il y a beaucoup de monde qui fait la queue à chaque fois donc on renonce à notre petite photo, même avec les Aristochats, parce qu’il faut quand même pas mettre 6h pour avaler les 21 kms (et qu’en plus j’ai trop peur de me faire ramasser par la voiture balai si je traîne trop). Mais mon âme d’enfant reprend le dessus, je crie comme une hystérique à chaque fois que je vois un personnage.

Nous continuons dans le parc Disneyland Paris. Tout le personnel du parc est sur les bords du parcours pour nous encourager et il faut le dire, ils y mettent du cœur, ça motive énormément. Des grooms avec des mains de Mickey géantes nous lancent « high four Minnie » (oui oui il n’a que quatre doigts Mickey, j’ai compté !). Petit tour à Discoveryland, nous admirons le Space Mountain. Oh Il y a des Stormtroopers devant la Jedi Academy (Gazou résiste fort à l’envie de faire une petite photo). Et ça continue comme ça dans tous les univers du parc, les décors et les costumes du personnel changent à chaque détour, c’est absolument féérique. Passage par le château de la Belle au bois dormant, il y a au moins 2 kilomètres que j’ai perdu toute apparence humaine mais je me prends pour une princesse quand même, rien à fiche. Il paraît que quatre des médaillés olympiques de Rio nous ont encouragé au pied du château mais nous ne les avons pas vus (j’allais bien trop vite, c’est évident voyons).

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Nous en sommes déjà (ou seulement pour les râleurs) à quelques 5 kms, je suis rincée mais autour de moi il y a pas mal de gens de mon niveau, d’autres qui marchent déjà, je ne me sens pas franchement en décalage.

Et puis la féérie s’envole un peu, nous voilà sortis des parcs et le parcours est tout de même moins sympa. Passage par les coulisses des parcs et par les villages alentours. Au passage il y a quelques animations pour garder les troupes motivées. Des musiciens, des danseurs avec des bolas enflammés, des pom-pom girls locales très très énervées (elles ont tout tout tout donné pour nous encourager, mais vraiment tout), un monsieur avec une 2CV qui klaxonne comme un dingue, il y a de tout.

Au 9ème kilomètre on amorce une longue côte pas très forte mais sans fin, il y a longtemps que je ne cours plus, j’essaye de marcher vite, je me sens encore en forme. Et puis au bout de cette charmante côte, il y a un rond-point. A droite, le kilomètre 16, tout droit le kilomètre 11 et une longue ligne droite comme je ne les aime pas où on court côte à côte avec les gens qui ont déjà terminé la boucle. Et ils nous charient ces vilains (« allez c’est presque fini… enfin pour nous hein »).

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Je m’accroche, je m’accroche, nous en finissons avec la fameuse boucle mais mon genou gauche commence à me dire m****. On court encore un chouya mais je ne rigole même plus, j’ai l’impression qu’il s’est passé une éternité depuis les parcs Disney (flash news, ma montre me confirme que ça fait un bail).

Kilomètre 18, voilà à nouveau un peu de magie, ça met du baume au cœur, nous passons au milieu des hôtels Disney, le personnel est à nouveau au rendez-vous pour nous encourager. Je suis en liquéfaction, je souffre, je pleure, j’insulte mon pauvre Gazou mais je cours (enfin je marche vite) avec ma tête, je me répète que je dois finir le parcours, même en rampant.

On nous ment allègrement sur le bord de la route (« allez plus qu’un kilomètre les gars ») « oh t’es pas fou dis ?? je vois le panneau 19 kms au loin !! ». (Petite parenthèse, il y a des selfies super sympas à faire à chaque panneau de kilométrage). Mais peu importe, je ne contrôle plus mon corps, j’avance et c’est tout.

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La fin approche, nous sommes dans Disney Village, il y a du monde derrière les barrières, tout le monde a un mot gentil pour nous. Les gens sentent que la fin est rude pour la plupart des coureurs encore sur le parcours. Et là je sens une dose oufissime d’adrénaline me monter à la tête, je me remets à courir, d’abord en mode tortue puis de plus en plus vite (sur les 200 derniers mètres je dois être à une vitesse dingue de pointe de 10 km/h j’ai l’impression de bondir comme une vraie gazelle) mais quoi qu’il en soit je donne tout ce qu’il reste et je passe fièrement la ligne en courant. Là c’est la délivrance, les photos finish, la médaille (très chouette d’ailleurs), la bouteille d’eau, les snacks énergie.

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Je marche comme un vrai robot, mon genou refuse de se plier, le chemin de retour vers l’hôtel est une pure torture mais peu importe. J’ai fais un semi marathon bordel ! (et même que je suis carrément pas dernière et que j’ai fait un meilleur temps que prévu). Si mon genou avait bien voulu coopérer, j’aurai probablement fait une petite danse de la joie.

Et plus qu’une jolie expérience, cette course c’est celle qui m’a motivé à chaussé les baskets pour de vrai… Merci Mickey, à l’année prochaine (mais surement sur le 5 kms !).

J’ai aimé :

  • Le parcours dans les parcs, les hôtels et Disney village
  • L’organisation impeccable
  • Les nombreux ravitaillements (bien plus que sur une course « classique »)
  • Les encouragements du personnel des parcs en entier, tous en costume et surmotivés
  • La motivation des coureurs, même ceux qui, comme moi, n’ont pas vraiment le profil habituel du coureur (et beaucoup d’entre eux m’ont vraiment bluffé)
  • Avoir réussi à achever un semi, même en miettes
  • Tous ces gens déguisés
  • Croiser tous ces personnages de l’univers Disney (l’an prochain, si mon chrono me le permet, je vais à la pêche aux photos)
  • Avoir pu compter sur ma tête quand mes jambes n’en pouvaient plus
  • La jolie médaille (beaucoup d’américains qui ont participé à cette course sont de vrais collectionneurs de médailles Disney, toutes plus jolies les unes que les autres paraît-il)
  • En avoir puisé la motivation nécessaire pour continuer à courir à la maison depuis

J’ai moins aimé :

  • Perdre un genou en route
  • La très longue attente avant de pouvoir prendre le départ
  • Le prix un peu rédhibitoire
Gazelle court, épisode 2

Gazelle court, épisode 2

J’ai décidé de faire lire mes premiers posts à Papounet et Mamounette. On aurait cru que c’était Noël pour eux. « Gazelle fait ENFIN du sport, champagne !!! ». Ni une ni deux, le Papounet envoie un mail pour nous inscrire à quatre aux Bacchantes. Une course toute en moustache de 8 kms pour soutenir la lutte contre le cancer de la prostate. En voilà une idée qu’elle est bonne. Seulement le Papounet se figure que dans un mois je cours 8 kms d’une traite en moins d’une heure (« franchement on est à Chartres avant 13h Gazelle, t’inquiètes pas »). J’ai même pas osé le contredire, j’ai pris mes baskets et je suis partie faire un petit décrassage.

Mais malheureusement, il y a des semaines où tout se ligue contre vous, si si je vous assure.

La météo m’a lâchée la première ; la pluie a débarqué en force cette semaine. Point de petit crachin breton, on est direct passé au niveau 2, la belle saucée parisienne. Même qu’il a fallu que je ressorte le petit sous-pull Kalenji qui s’ennuyait au fond du placard (je me rappelle même plus comment il a atterrit chez moi celui-là). Et j’ai rajouté les gants et l’écharpe qui se marient à merveille avec le jogging du dimanche. Magnifique tout ça.

Et puis il y a des évènements joyeux mais qui mettent instantanément un coup de frein à toutes vos belles résolutions. Le week-end dernier Gazou et moi étions à un mariage assez incroyable. A 22h il n’y avait plus une goutte d’eau, la sécheresse totale. Ils ont dû sortir de la vodka et de la bière pour couper le champ’ et le vin. Pas grave, l’eau ça fait rouiller paraît-il. (Bon c’est vrai que le lendemain j’ai regretté de ne pas avoir rouillé un peu).

Et puis pour couronner le tout, petite intoxication alimentaire de derrière les fagots mercredi. Avec tout ça j’étais au top de ma forme toute la semaine !

Mais… (attention c’est le moment où je m’autocongratule)… j’ai tenu bon ! Si ça ce n’est pas de la motivation franchement ?? Et même qu’en me mettant des coups de pieds aux fesses j’ai réussi à tenir ma fréquence d’entraînements.

Evidemment, ça a piqué de la tête aux pieds. Et je ne parle même pas de mes « performances » (m’en fou j’appelle ça comme ça quand même !), j’ai presque eu du mal à rattraper une mamie qui traînait ses courses en cabas sur le chemin du retour mardi soir. Bref, j’ai pas regardé le chrono, les distances, tout ça tout ça, j’ai regardé la courbe de tenacité, toujours aussi régulière.

Et je me dis que c’est toujours mieux de courir avec les limaces que de faire la larve sur le canapé.

Et je suis plutôt contente d’avoir tenu bon car ce matin, enfin, ça a donné quelque chose, j’ai fait ma première sortie de 5kms en moins de 40 minutes (oui je sais ça va en faire rire beaucoup mais moi je n’arrête pas de vérifier mon Garmin pour être sure que c’est vrai, na). D’ailleurs j’étais pas peu fière quand j’ai constaté que le samedi matin à 8h dans les bois il n’y a que les fous furieux qui sont là (le club de triathlon notamment)… et moi !

Et pour finir cette semaine en beauté, je me suis dit qu’il fallait bien fêter mon premier mois de running alors je me suis permise de casser la tirelire. Et là, attention, j’ai fait comme les vrais de vrais, j’ai investi dans mon premier gel antifriction et mon premier gel tonique pour chauffer les petites jambes avant de les faire galoper. C’est pas parce qu’on se fait du mal qu’il ne faut pas se faire plaisir après tout. Et puis maintenant je n’ai plus le choix… il va falloir rentabiliser ces petites merveilles.

Allez objectif 8kms le 11/11 !

Le mantra de Gazelle

Le mantra de Gazelle

Ce n’est pas toujours évident, surtout quand on débute, de se motiver à aller courir. J’ai donc décidé de lister toutes les bonnes raisons auxquelles j’ai pensé pour me donner un coup de fouet les jours où ma tête me dit non.

JE COURS…

Parce que c’est bon pour le cœur, les poumons, les os, le sommeil, la digestion, la tension, la circulation sanguine, tout tout tout je vous dis. C’est moins cher qu’un médecin et c’est carrément plus efficace.

Parce que l’endorphine c’est quand même une chouette de drogue, elle est gratos et il n’y a pas d’effets indésirables.

Parce que si tu es assidu au printemps, tu peux bronzer avant la saison du maillot de bain (bon, les marques du short et du débardeur ce n’est pas ce qu’on fait de mieux mais au moins tu as un super teint)

Parce que tu peux enfin rentrer dans le-dit maillot de bain le moment venu.

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Parce que courir augmente l’espérance de vie, 6 ans en moyenne (et renforce le corps face à quelques très vilaines maladies dûes à l’âge).

Parce que tu culpabilises beaucoup moins devant ton Big Mac quand tu as brûlé un paquet de calories avant.

Parce que ça te fait découvrir tous les chemins de ta ville, les forêts, les lacs, les parcs et que ça marche aussi quand tu es en vacances.

Parce que ça te permet de te vider la tête après une journée de dur labeur. Il paraît que ça soulage bien le stress tout ça.

Parce qu’en cas d’urgence, tes jambes sont prêtes à te porter.

Parce que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt.

Parce que quand tu transpires tu élimines toutes les vilaines toxines que tu accumules dans ta vie de dingue (pollution, alcool, cigarette, etc)

Parce que tu peux tester tes limites et connaître ton corps. Et même que tu supportes mieux la douleur.

Parce que tu as toujours de quoi te vanter à la machine à café le matin.

Parce que quand tu cours tu as toujours une bonne raison de t’acheter de nouvelles chaussures, ton Gazou il ne peut rien dire.

Parce que courir au soleil t’aide à faire le plein de vitamine D.

Parce que c’est bien moins cher qu’une salle de sport (et que tu ne culpabilises pas de payer un abonnement pour rien).

Parce que tu rencontres des gens en courant (et qu’eux aussi ils sont bourrés d’endorphine alors y a de grandes chances pour qu’ils soient sympas).

Parce que tu peux écouter toute la musique que tu aimes (oui oui même ta chanson de la honte), c’est que pour toi.

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Parce que ça donne la patate, et même que tu peux snober l’ascenseur de ta résidence sans souffler comme un buffle au bout de 4 étages.

Parce que tu peux porter des trucs fluos et pas assortis, tout le monde s’en fout.

Parce que courir améliore le flux sanguin du cerveau et qu’il améliore tes capacités cognitives (la mémoire, la concentration, etc).

Parce que tu partages quelque chose avec ton Gazou et que c’est moins cher que les restos.

Parce qu’en courant, tu peux soutenir tout un tas de bonnes causes même si tu n’es pas Cresus.

Parce qu’il existe des milliers et des milliers de sites pour trouver un bon conseil, des infos utiles, se rebooster ou trouver des groupes de running.

Parce que courir aide à avoir une bonne estime de soi (a.k.a. les autres bavent de jalousie devant toi du coup ta perception est influencée positivement par le regard des autres).

Parce que la course à pied ralentit le processus de vieillissement des cellules.

Parce que c’est super bon pour ta vie sexuelle, courir augmente la libido de madame et réduit les problèmes érectiles de monsieur, que tout le monde s’y mette, choup choup, choup !

Parce que quand tu cours par mauvais temps, les gens te regardent comme si tu étais un super héros. Tu peux sauter dans toutes les flaques, ta maman ne peut pas te gronder. Et en plus tu croises plus d’escargots que d’emmerdeurs.

Parce que ça donne bonne mine.

Parce qu’il paraît que courir peut faciliter une grossesse et un accouchement.

Parce que courir est un bon moyen de lutter contre l’insomnie.

Parce que tu peux courir après un bel homme, la vue est sympathique et il n’y voit que du feu.

Parce que ça te prépare à faire tout un tas d’autres sports sans souffrir atrocement comme le ski ou le tennis.

Parce que c’est un sport qui se pratique n’importe où et n’importe quand, il faut juste emporter les baskets.

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Parce que ça rend même le chien heureux de se défouler un peu, ou bien ça permet de se débarrasser de la corvée promenade plus vite, au choix. (Bon moi mes chats ils ne veulent pas venir, ils préfèrent faire les loukoums sur le canapé, c’est ça qui les rend heureux, va savoir pourquoi…)

Bref je cours parce que, si tout va bien, je me métamorphose peu à peu en une super Gazelle 2.0 et que je sens que ça me plaît de plus en plus !

J’ai tenté… la FRAPPADINGUE PANAM XTREM au Val de Seine

J’ai tenté… la FRAPPADINGUE PANAM XTREM au Val de Seine

Date : 18 octobre 2015

Distance : 13 kms

Arme du crime : des baskets de trail (elles y sont restées les pauvres, rip), pantacourt et sous pull respirants, tee-shirt de notre team porté très très fièrement

Participants : 5000 allumés à peu près

Principe : tout un tas de gens déguisés qui courent sur 13 kms et environ 40 obstacles, des boueux, des très très boueux, des infranchissables, des très hauts, des très mouillés et très froids

L’équipe de choc : Gazou, Aud, Mika, Vince, Coco

Cette idée là, c’est Aud qui l’a lancée comme ça lors d’un fol apéro de janvier 2015. Une collègue à elle lui en a parlé et elle n’en démordait pas : faut qu’on la fasse. L’équipe s’est vite constituée (12 motivés au départ, 6 inscrits au final, je dis ça, je dis rien).

Et parce que j’aime pas revenir sur mes promesses (même celles faites à l’heure de la caïpirinha), avec Gazou on s’est inscrits illico. Bon la première douche froide c’est le prix : 53euros si tu t’y prends tôt, 60euros sinon.

« Aud faut un nom d’équipe… ? ». Après moultes réflexions, nous nous sommes auto-baptisés les boulets. Quand je vous dis qu’on assume TOUT…

Et nous n’en avons plus reparlé jusqu’à… J-7. « Oh punaise, c’est vrai qu’on a ce truc la semaine prochaine… » Bon, faut la tenue. S’ensuit une véritable expédition chez Décathlon pour en ressortir avec de joulis tee-shirt XXL couleur jaune-on-peut-pas-nous-rater. Et  parce qu’il faut porter fièrement notre nom d’équipe, nous les avons customisés.

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Vince décide de prendre la go-pro, un moment pareil il faut l’immortaliser.

Et puis le temps a filé et on s’est retrouvé, le jour J, en vague 6 pour le départ. Là, il y a un animateur bourré de champi (enfin j’ose espérer que ce n’est pas son état normal) qui motive les troupes, se jette dans la foule, lance des défis aux participants. Bref nous sommes partis survoltés.

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Ça commence gentiment par des ballots de paille et puis 400m plus tard… la surprise que tu es trop-méga-hyper contant de trouver : un mur de boue. Là tu es dans le bain direct. Tu y rentres tout propre et tout sec, tu en sors marron et gluant. On faisait déjà moins les fiers.

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Les obstacles s’enchaînent. Il y en a pour tous les goûts : tuyaux à remonter, barbelés pour ramper dans la boue, glissade, cochon pendu, échelle horizontale, structure gonflable, rampes à escalader, bassin d’eau gelée, sacs de plomb à trimballer, etc. J’en passe et des plus charmants. Au fil des obstacles, je me pose de sérieuses questions sur la santé mentale des organisateurs (« sont pas copains avec le type de Saw ceux-là ? »).

Pour franchir les obstacles les plus rudes, il faut s’entraider, avec les boulets on ne se lâche pas d’une semelle. On trottine entre chaque obstacles. En route on entend des « allez les boulets », « high five Gazelle » de la part d’autres participants, ça réchauffe nos petits cœurs tout ça.

Et puis l’euphorie du départ s’estompe peu à peu, on sent vite le froid et l’humidité qui démolissent Dame Motivation. Aucun panneau n’indique le kilométrage, Mika nous voit presque arrivés, Gazou nous voit au premier tiers… On commence heureusement à voir l’arrivée yee… ha mais non il y a un virage dans le mauvais sens là…

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Et ce que nous ne savions pas encore à ce moment-là, c’est qu’on partait à l’opposé de l’arrivée, pour une longue, très longue, ligne droite. Et pendant ce temps-là, on croise d’autres participants qui reviennent dans l’autre sens (et ils ont l’air d’être passés par une essoreuse). Ça ne s’arrête plus et dans nos petites têtes on se dit qu’il faudra refaire tout ce chemin dans le sens inverse.

Pendant la glissade, un participant atterrit violemment sur le genou de Coco, elle essaye de reprendre la course mais c’est fini pour elle. (Deux mois de convalescence quand même, elle n’a pas fait ça à moitié).

On arrive enfin tout au bout de la cette ligne droite et c’est là qu’on trouve le ravitaillement. Il y a du saucisson et des gâteaux… Et alors sur ce coup là on a été très bons, on a carrément honoré la pitance, les bénévoles ont bien rigolé (« on est comme ça nous on se donne à fond sur TOUTES les épreuves »).

Et puis il faut prendre le sens inverse. Et là,… parce que tu viens tout juste de reprendre des forces et que tu as séché un chouya, les organisateurs ont eu la bonne idée de nous faire plonger dans le lac avant de rebrousser chemin. « Sont complètement sadiques ces gens-là, faut les enfermer. »

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Je ne me rappelle même plus vraiment de la suite, j’ai couru, couru, couru non stop dans la foulée de Mika et Gazou ; on a perdu Aud et Vince qui n’arrivaient plus à courir. On les attend pour les derniers obstacles parce que les boulets ils franchissent la ligne d’arrivée ensemble ou ils ne la franchissent pas du tout, c’est comme ça.

Ligne d’arrivée… J’ai plus de pieds, de genoux, de dos et de voix,… « Bof c’était pas si dur ». Oui je souffre d’amnésie sélective, c’est trèèèès pratique.

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Et là tu dois marcher un peu pour retrouver le parking. Toi tu as ta médaille autour du cou, tu retrouves le sourire même si tu es gelé de la tête aux pieds et tu croises plein de participants qui en sont quasiment au début du parcours et tu compatis tellement !! « C’est encore loin l’arrivée ?? » qu’ils osent demander. Euh… « techniquement elle est juste derrière cet obstacle…mais euh… vous avez un petit crochet à faire avant, une boutade quoi, que dis-je un quolibet ». Pas eu le courage d’en dévoiler plus…

Et bien pour résumer, ce qui est fait n’est plus à faire. Je suis contente d’avoir participé (« maintenant sur mon cv je peux dire que je suis une Frappaouf héhé ») mais plus jamais jamais ce genre de course pour moi. Mika et Gazou sont un peu masos, ils parlent maintenant de Mud Day mais je crois que le reste de la team boulet ne rempilera pas !

J’ai aimé :

  • Les déguisements (avec une mention pour l’équipe des Borat en « string » tout en plastique sur les bijoux… j’ai eu mal pour eux, vraiment très mal)
  • L’ambiance au départ
  • Le manque de sérieux des participants
  • Le départ par vagues
  • Tester mes limites (et les avoir bien mais alors très bien atteintes)
  • Découvrir des muscles qui m’étaient jusque-là absolument inconnus
  • Courir avec mes boulets
  • Les obstacles variés
  • Regarder le film de Vince avec les coupains, on en rigole bien après le calvaire
  • La schtroumph attitude des jours suivants, les collègues m’ont prise pour une vraie machine de guerre

J’ai moins aimé (voire détesté) :

  • Le froid et l’humidité
  • Les bouchons (près de 30 minutes d’attente au cochon pendu par exemple)
  • Les gens qui ne participent pas et qui te jugent (pour ne pas dire pire) en bord de parcours
  • La grippe qui a suivi

Bon courage aux prochains Frappaoufs, le site c’est par ICI.

Fini de rigoler, c’est parti pour l’entraînement

Fini de rigoler, c’est parti pour l’entraînement

Pour être tout à fait honnête, lorsque l’idée de prendre mon clavier a commencé à me trotter dans la tête, je me suis dit qu’il valait mieux attendre de voir si j’étais vraiment motivée par la course et avoir quand même quelques trucs à blablater. Cela fait donc quelques semaines que je foule le pavé à raison de trois fois par semaine. Bon rien ne me garantit que ça va continuer sur cette lancée (« froid de canard, épisode 1, bonjour ») mais la courbe de motivation est au max pour le moment.

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C’est parti pour le débrief.

Les premiers entraînements c’est… comment dire, le grand portnawak. Parce qu’il faut le dire, tu n’es pas bien équipé (« mais j’ai mes joulies baskets ça va »), tu ne sais pas trop pour quel parcours opter et tu pars toujours trop vite.

Je ne parle même pas de la respiration. Enfin si parlons-en une bonne fois pour toutes… je fais plus de bruit qu’un cerf en rut. Ça c’est fait. Ben oui au lycée madame Dragon n’a pas cessé de me répéter qu’il faut inspirer et expirer au rythme des foulées genre 2 inspis/3 expis/2 inspis/3 expis, vous avez compris le topo. Et pour vous prouver à quel point c’est ridicule, il y a deux jours je suis tombée en plein jogging des pompiers dans le bois (« ça pour le coup c’est très très motivant »). Il y en a quand même deux qui m’ont demandé si ça allait et un qui m’a presque supplié de ralentir (« je peux pas monsieur, mes pieds ils font ce qu’ils veulent là »). Bref… au moins on sait que je suis là, même les sangliers ils le savent.

Donc pour commencer j’ai décidé de réduire au maximum les kilomètres sur bitume pour protéger mes petits genoux pas habitués, je commence dans les bois et je finis par la ville ce qui me permet d’adapter la distance à ma forme du jour (un zigzag par ci, un zigzag par là ou bien le méga raccourci).

J’ai lu des programmes d’entraînements faits par des gens qui savent de quoi ils parlent mais ça m’a fatiguée rien que de voir ça (« parce que tu crois vraiment que dans un mois je peux courir 40mn et qu’EN PLUS je peux faire la conversation en même temps ???? mais ti es fou »). J’ai lu des gens qui ne jurent que par le fractionné et ça fait franchement peur, des trucs du genre 10 minutes course rapide / 5 minutes course lente/10minutes course rapide/etc… mouais et où est le plaisir dans tout ça ?? On y reviendra peut-être un jour mais pour le moment je fais tout au feeling.

Pour la tenue je mets le jouli tee-shirt du semi-marathon chez Mickey parce qu’avec ça, même si tu cours comme un escargot asthmatique, tu le fais fièrement et les gens osent moins te pointer du doigt quand ils croient que t’es une machine de guerre. Et pi ça me rappelle que je suis capable de relever des défis quand même. Pour le pantalon on se refait pas… c’est le jogging du dimanche, ça suffit laaargement pour l’instant.

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« Mon préccccieux »

Les écouteurs sur les oreilles pour me motiver, je recycle ma playlist spéciale ménage, ça c’est de la rentabilité. Les écouteurs tombent tous les 10m, je vais en réclamer des meilleurs pour (la 3ème édition de) mes 29 ans.

Je mets en route l’appli GPS, surtout parce que je veux des preuves irréfutables de mes efforts, et aussi parce que j’aime trop voir les calories brûlées (« oh punaise encore 300m et je tiens ma pizza pour ce soir »).

Avec tout ça, j’imagine bien le jouli portrait-robot de moi-même que je viens de dresser dans vos petites têtes… Bref, je m’égare.

Une fois que tout est prêt, y a plus qu’à courir…

Un seul objectif au départ, courir le plus longtemps possible et ça peu importe la vitesse, même à 6km/h je serais contente tant que je cours. Bon « longtemps » hein… je ne vous fais pas de dessin. Après trois semaines, je cours 15 minutes, avec un rythme disons « fluctuant », après je marchouille le temps de ranimer mes poumons (2 minutes environ) et je reprends quelques minutes de course. Quand je sens que c’est le moment de rentrer, je marche un peu et puis je « sprinte » jusqu’au portillon de la délivrance. Au fil des séances, j’arrive à augmenter peu à peu le temps de mes sorties, la distance et à limiter la marche. Et tout ça, j’en suis pas peu fière, je vous le dit. Un petit pas pour mes baskets, un grand pas pour la Gazelle.

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Quelques étirements pour finir ; c’est sans doute le moment préféré des voisins, quand la tomate s’adonne aux génuflexions, ça vaut le détour. Même pas honte en plus !

TO BE CONTINUED

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J’ai tenté… l’ODYSSEA de Paris

J’ai tenté… l’ODYSSEA de Paris

Date : 4 octobre 2015

Distance : 10 kms

Dénivelé positif : 48m, quasiment tout plat

Arme du crime : les fameuses baskets qui chôment toute l’année, encore un beau jogging du dimanche (parce qu’on ne se refait pas) et le tee-shirt rose de la course

Participants : 14256 à l’arrivée, ça fait du beau monde tout ça

Principe : une jolie marée rose pour soutenir la recherche contre le cancer du sein (l’Odyssea c’est plus de 5 millions d’euros récoltés en 15 ans dans toute la France).

L’équipe de choc : Gazou, Papounet, Xav, Sylvie

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Presque un an après la Corrida de Noël, et beaucoup beaucoup d’heures passées à ignorer mes belles chaussures flambants neuves qui me jugent méchamment, voilà que le papounet me dit « Gazelle, y a une copine à Sylvie qui bosse chez Gustave Roussy qui peut nous avoir des dossards pour l’Odyssea… ». N’écoutant que mon bon cœur (et ignorant allègrement mes poumons), je nous inscris avec Gazou.

Et c’est comme ça que je me retrouve pour la deuxième fois au départ d’une course. Et première surprise, avec le dossard bleu, je me retrouve dans le premier sas de départ (« euh y a moyen d’être sous classée là svp ? »). Et là je suis au beau milieu de vrais athlètes, de paires de baskets multicolores et tout et tout. « Bon… par mesure de sécurité, je vais vite me coller à droite pour pas gêner hein ».

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Cette fois, point d’angoisse, je sais ce qui m’attend (« ouais j’ai couru un total de 10kms cette saison moi héhé »), juste un peu d’impatience d’en découdre avec moi-même et encore une fois cette ambiance de départ de foly. C’est top de se retrouver au milieu de ces gens au naturel qui courent pour une bonne cause. Ici aussi les profils se mélangent et personne ne me regarde de haut, même dans mon sas de fous furieux.

Le départ est donné, j’esquive quelques fous furieux pour filer sur la droite et je trottine. Mais c’est que ça part très vite, moi je ne sais pas du tout à quel rythme courir. Evidemment j’ai déjà perdu Sylvie, Papounet et Xav mais Gazou m’a promis que tant que je cours, il reste avec moi. « Gazelle tu pars trop vite tu vas te cramer » qu’il me dit. « Mais nan de toute façon que je coure vite ou pas je tiens 10 minutes mon Gazou »… Bien sûr je me suis cramée. Et cette fois le Gazou a filé, j’ai bien tenté de m’agripper à ses baskets mais il n’a pas voulu !

Km 2 je sens que tout mon corps me fait la gueule, même en marchant j’ai du mal à récupérer ! Fidèle à ma technique éprouvée et approuvée, j’alterne marche et course. Je tente de faire du 50/50 marche/course mais bon j’arrive vite à du 90/10.

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Quand je marche je me fais doubler par un groupe de filles motivées par un monsieur super énergique (« oh la chance un coach dopé à la vitamine »). Et quand je cours, je les double à mon tour. Je vous laisse visualiser un peu mon rythme hein. Mais au moins comme ça je me sens un peu moins seule et je profite de la bonne humeur du monsieur.

Bon ceci dit à l’Odyssea tu n’es jamais seul, je me fais doubler de tous les côtés (oui même rangée sur le côté, je gêne, il y a des gens pressés ici), les dossards bleus sont loin déjà, les dossards verts commencent à me doubler et puis les premiers dossards oranges me rattrapent peu à peu. Compagnie assurée jusqu’au bout, c’est ça qui est chouette.

Ici aussi il y a des supporters en masse et quelques groupes de musique pour te booster tout le long de la route.

Km 7 je ne me rappelais pas que c’était aussi long 10kms, les bois de Vincennes c’est sympa mais cette allée royale me paraît iiiiiinterminable.

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Km 9 je me sens à nouveau pousser des ailes, surtout que cette fois je suis encore largement accrochée au peloton et que les supporters s’enflamment de plus en plus à mesure que la fin approche. Mais il y a tellement de monde sur cette arrivée que ce n’est pas possible de sprinter (« oh et moi qui suis la reine du sprint, ils exagèrent là ils ont tué mon chrono, qu’on m’amène le responsable sivouplait »). A plus de 300m de l’arrivée c’est les bouchons, plus moyen d’avancer. Je peste en piétinant d’impatience jusqu’à l’arche d’arrivée. Et ça nous prend presque 10 minutes pour y être…

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Ah ça y est voilà l’arche, c’est officiellement terminé. Là c’est encore la galère pour rejoindre les consignes de sacs, il faut plus d’une demi-heure pour sortir des grilles et passer le peloton de la course de 5kms qui est déjà massée au départ.

Chacun récupère un sac à dos ficelle griffé Odyssea avec de quoi récupérer de la course (barres de céréales, eau), un déo pour les pieds et des coupons de réduction pour s’équiper pour la course à pied. Gazou a dû me les confisquer une fois à la maison pour éviter de faire la même bêtise qu’avec les baskets l’année d’avant. « Mais Gazou arrête j’ai trop besoin d’un camelbak, je vais le rentabiliser promis juré ; bon laisse-moi au moins prendre un short thermoaérodynamique en plastique azoté du Népal, c’est indispensable pour améliorer tes performances ».

Je suis rincée, un peu stressée par cette foule qui n’arrive pas à bouger mais heureuse d’avoir bouclé mon deuxième 10kms et… cerise sur le gâteau, j’ai amélioré mon chrono du 10K wooooopi !

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J’ai aimé :

  • Courir pour la recherche contre le cancer du sein
  • L’ambiance sur la course
  • Cette jolie vague rose
  • Encore un beau melting-peloton
  • Le parcours dans les bois de Vincennes

J’ai moins aimé :

  • Me faire bousculer par les fous furieux
  • L’arrivée compacte en mode périph parisien du vendredi soir

Nous n’avons pas pu nous aligner au départ de l’Odyssea 2016 mais si notre emploi du temps de ministre (rien que ça) nous le permet, nous serons au départ en octobre 2017. Le site de l’Odyssea, c’est par ICI.

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